• À la veille de la prochaine élection présidentielle, les mêmes acteurs s'apprêtent à jouer la même pièce, dans un théâtre vidé de ses spectateurs. Mais quand le pouvoir est à prendre, tout devient possible, y compris - surtout ? - le recours à un homme providentiel.  Imaginez un pays : la France. Imaginez une élection présidentielle, avec ces noms rebattus, et qui seront battus. Imaginez maintenant un candidat surprise, qui ne parle que de restaurer l'autorité dans un pays rabaissé. Un outsider qui fait la une des journaux et qui grimpe inexorablement dans les sondages...
    En mettant sa plume au service de cet homme, le personnage principal de ce récit, Benjamin Strada, relate la plus surprenante des campagnes électorales, qui voit s'affronter deux mondes en un formidable jeu de dupes. Deux mondes qu'à l'arrivée bien peu de choses opposent. Dans cette fable amorale et burlesque, Joseph Macé-Scaron décrit comme personne, à travers une galerie de portraits vachards, les coups bas médiatiques, les grandes trahisons mêlées d'embrassades, et tout un microcosme aveugle à ses propres échecs. Il nous met surtout en garde contre cette folie d'espérer un sauveur dans un monde absolument privé d'amour. Rassurez-vous : pour l'instant, tout cela n'est qu'un roman !

  • "Y a-t-il encore un libéral dans la salle ?
    Le libéralisme n'a pas, aujourd'hui, bonne presse. Il est vrai qu'il est soumis à rude épreuve entre ceux qui l'utilisent pour justifier leurs lâches abandons et ceux qui s'en servent pour déconsidérer leurs adversaires en le réduisant à l'économie.
    Or dans un monde de plus en plus complexe et soumis au diktat de l'immédiateté, il n'a jamais autant été une idée neuve. Jamais il n'est autant apparu comme le meilleur des remèdes au cynisme politique, aux passions extrémistes, au politiquement correct et aux folies identitaires.
    Riche de rappels et d'explications, d'événements et de portraits, Joseph Macé-Scaron rappelle avec érudition comment la liberté individuelle a construit la France moderne et combien elle est apte à édifier celle de demain.
    Loin de tout esprit de système, le libéralisme nous apprend enfin, dans un monde où l'irrationnel règne, qu'on peut être modéré avec passion. "


  • Sommes-nous retournés aux périodes des plus noires de notre histoire, là où la raison perd face à l'obscurantisme ? Le XXIe siècle religieux, oui, mais peut-être pour notre plus grand malheur.

    Fanatisme, obscurantisme, intégrisme, il n'est pas une journée sans qu'il soit question de religion ! Nos experts nous avaient promis " la mort de Dieu ", mais voici qu'aujourd'hui les croyances poussent nos portes et s'invitent chez nous.
    Pas un domaine n'échappe à leurs interdits, à leur pulsion de mort et à leur haine de la raison. Car la religion a beau se présenter sous les masques les plus divers, elle demeure un totalitarisme primitif, une entreprise fondée sur la peur, le mentir-vrai et la déshumanisation de l'Homme.
    Montrer que nous pouvons encore choisir de ne pas revenir dans cette longue nuit historique et retrouver le chemin des Lumières ; montrer qu'un monde sans religion n'est pas seulement souhaitable, mais nécessaire : tel est le pari de ce livre.

  • Qu'est-ce qui ne va pas dans la vie de Benjamin ? Quadragénaire aux muscles saillants, journaliste au quotidien libéral Le Gaulois, parisien d'une espèce particulière, celle des bobos-gays, Benjamin n'aurait en apparence que des motifs de satisfaction. Hélas, il a des certitudes vacillantes et son journal passe entre les mains d'un industriel obtus, la promotion devient un piège inéluctable. C'est que Benjamin ne se reconnaît dans aucune communauté, ni la future cour qui se presse autour de Sarkozy (nous sommes avant l'élection présidentielle), ni le ghetto doré du Marais. Benjamin est différent, il apprendra donc, à ses dépens, qu'au-delà d'une certaine limite, son ticket d'entrée dans la "bonne société" n'est plus valable...Roman satirique, traversée de communautés étanches entre elles, portrait acide de la nouvelle comédie du pouvoir et d'une France qui déraille et qui grince. C'est drôle, irrévérencieux, polémique : l'auteur n'épargne personne, à commencer par lui-même.

  • Il a suffi qu'un virus accélère sa mutation entre deux cageots dans un marché de Wuhan pour mettre à bas notre course vers le transhumanisme ou tout autre culte du corps niant notre forme transitoire. Cette crise tragique nous donne, d'abord, à réfléchir sur notre condition d'être mortel. Elle nous rend la mort nue, la mort vraie, cette mort que nous avons tant espéré faire disparaître de notre paysage. Mais qui aurait pu prévoir qu'en mettant ainsi en scène notre vulnérabilité, la mort allait nous livrer aussi un peu de nous-même ? Oui, la mort est bien notre affaire.

  • Je ne connais rien de plus grand que l'agonie interminable de ce monde. Depuis que, le 29 mai 1453, les Turcs du sultan Mehmet II sont entrés en vainqueurs dans Constantinople, il ne reste plus de l'orgueilleux Empire romain d'Orient qu'une mince bande de terre grecque et chrétienne, là-bas au fond de la mer Noire : Trébizonde - l'empire de Trébizonde. Empire fragile et dérisoire, sur le trône duquel monte, en 1458, David Comnène, ultime rejeton d'une lignée illustre. Le nouveau Basileus, homme fin et cultivé, philosophe plus que politique, sait que les temps sont proches où la nuit ottomane s'abattra sur sa cité. Il peut bien tenter de gouverner une société en décomposition, fortifier son âme au monastère de Suméla, chercher l'alliance de l'émir de la Horde du Mouton Blanc, il sait... Les signes sont là : les rats envahissent le palais, les murailles s'effritent, ses proches complotent et trahissent, l'Occident ne répond plus. Un jour de l'année 1461, les Turcs donnent l'assaut... Il était temps, écrit David Comnène. Encore un peu et nous étions sur le point de nous croire immortels.

  • « Verra-t-on bientôt une carte identitaire remplacer nos vieilles cartes d'identité ? Devra-t-on déclarer nos origines sur quatre générations, notre ethnie, notre religion ? "Sois et éternellement demeure", garde l'étiquette qu'on t'a apposée et qui va t'accompagner toute ton existence ! Telle est l'injonction qui s'élève des temples anciens et modernes, des édifices religieux et des hypermarchés.
    Ces dernières années, nos sociétés se sont transformées en gigantesques laboratoires pour identités devenues folles.
    La panique identitaire est le nouveau fléau qui vise non pas le lointain mais le voisin, de la Seine aux rives du Gange, de Glasgow à Barcelone. Jamais la tentation de se construire dans le rejet d'autrui n'a été portée à un tel degré d'incandescence. Est-ce vraiment ce monde-là que nous désirons ? »J. M.-S.

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