• L'étrange décès en 1991 d'Alix Thériault et de Raymond Savard, deux habitants du village de Saint-Sieur-des-Quatre-Cascades crée l'émoi dans la région, puis bascule dans l'oubli, jusqu'à ce que Jonathan, 20 ans plus tard, après une discussion avec un ancien habitant de son Rimouski natal, soit pris par l'urgente nécessité d'en apprendre plus sur les causes de l'événement.
    Jonathan entreprend ses recherches et comprend rapidement qu'une grande injustice fut commise et que «Celui qui reste», caché depuis des années dans les bois, en souffre encore. Il entreprendra donc de fouiller le passé sombre de la petite municipalité et d'en faire le sujet de son deuxième roman : Le récit fantastique de l'épidémie ayant provoqué la transformation de certains hommes et certaines femmes de Saint-Sieur en oiseaux.

    Pour ce deuxième ouvrage, Jonathan joue d'une habile mise en abîme pour explorer les possibilités et les limites du récit à travers l'écriture. L'auteur se met littéralement en scène et se commet en tant qu'écrivain au service de l'histoire à raconter.

  • En 1950, à Rimouski, un géant de 26 mètres émerge du fleuve. Les Rimouskois décident d'enchaîner le Léviathan dans un champ désert où le colosse devient rapidement le souffre douleur de la ville.
    En 1996, cinq adolescents décident de faire un pari audacieux : le perdant devra porter des collants et une veste de jeans pour toute sa vie. C'est Charles qui perd et l'aventure cocasse prend vite des allures de cauchemar : le costume de Charles dérange. Le garçon se fait battre, il est humilié et ostracisé, mais il décide de continuer. Il s'obstine parce qu'il a donné sa parole et parce qu'il considère son calvaire comme une expiation. Submergé par les pressions sociales, le jeune homme s'exile à Montréal.
    Quatorze années passent. Charles rencontre un jeune cinéaste qui souhaite réaliser un documentaire sur sa vie. Le film est un succès et Charles devient une véritable vedette. Charles apprend alors qu'il a été victime de tricherie : il n'a jamais réellement perdu le pari. Il n'est donc plus tenu de porter une veste de jeans et des bas-culottes, mais il est incapable d'arrêter. Il s'est habitué à ses « chaînes » et il n'a plus la force de se libérer. Une seule chose peut tout stopper : sa propre mort.

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