• La légende a souvent représenté sainte Geneviève de Paris gardant ses moutons non loin de Nanterre... La réalité est bien différente. Personnage fascinant, méconnu, Geneviève, née vers 420, appartenait à l'aristocratie gallo-romaine. Très jeune, elle se consacra à Dieu. Grande figure des premiers siècles du christianisme, mais aussi femme de pouvoir, elle organisa, face à Attila, la défense de Paris dont elle devint, pour plus de cinquante ans, la maîtresse incontestée. Quelle était la source de son autorité ? Religieuse ou politique ? Elle guérissait les malades, nourrissait la population affamée et, dans le même temps, effectuait les choix qui déterminaient l'avenir de la Gaule. En soutenant un jeune roi païen, Clovis, qu'elle conduisit à devenir chrétien, Geneviève permit, à la fin du Ve siècle, la construction d'un nouveau royaume catholique et romain, qui fut à l'origine de la France.

  • Qui connaît vraiment saint Germain d'Auxerre ? Né à Auxerre vers 378, mort à Ravenne à la cour de l'empereur en 448, il s'impose comme le grand évêque gaulois du Nie siècle, à une époque d'apocalypse et de transition : en 378, la bataille d'Andrinople voit les Goths anéantir l'armée de l'empereur Valens ; en 410, Alaric prend Rome et, en 451, trois ans après la mort de Germain, Attila envahit la Gaule. Germain vit donc dans toute son intensité le déclin de l'Empire romain et la montée en puissance de l'Église. Haut fonctionnaire impérial, il est nommé directement à la tête d'un diocèse. Imagine-t-on aujourd'hui le préfet de Bourgogne élu par acclamation évêque d'Auxerre ? Avec passion, Germain lutte pour la survie de l'Empire. Imprégné de culture romaine, il ne conçoit pas que Rome puisse disparaître, mais son ambition est de rassembler le monde romain et le monde celtique. Comme Ambroise de Milan et Augustin d'Hippone, il contribue à renforcer l'alliance entre l'Église et l'Empire, tout en réaffirmant la conception traditionnelle en Occident de l'autorité du pouvoir politique sur le pouvoir religieux. À travers une trajectoire singulière qui croise entre autres saint Geneviève et saint Patrick, Germain témoigne d'une période de continuités et de ruptures brutales, de choc des cultures. À sa manière, son destin rejoint le nôtre.

  • Après Charles le Téméraire (Grasset, 1997) et Charles Quint (Grasset, 2000), Jean-Pierre Soisson clôt sa « trilogie de Bourgogne ». Marguerite, duchesse de Bourgogne est une figure majeure entre ces deux grands princes : elle fut la petite-fille du premier et la tante du second. « Cette bonne femme est le vrai grand homme de la famille », écrit Michelet dans Renaissance et Réforme.
    « Sa vie est un roman, écrit Jean-Pierre Soisson. Marguerite est reine de France à trois ans, princesse d'Espagne à dix-sept, duchesse de Savoie à vingt-et-un. Dès sa naissance, elle constitue un enjeu de pouvoir entre Louis XI et Maximilien. Un traité la marie, un autre l'écarte. Reine de France, elle est répudiée par Charles VII, qui lui préfère Anne de Bretagne : elle a huit ans et doit regagner les Pays-Bas. Son père la marie en 1497 à Juan d'Espagne, qui meurt dans ses bras après six mois d'une union passionnée. Elle épousera en 1501 un troisième homme, Philibert de Savoie, qui succombera à une pleurésie au retour de la chasse. En 1504, à vingt-quatre ans, elle se retrouve seule, une fois répudiée et deux fois veuve ».
    C'est ce destin extraordinaire que nous conte, avec émotion et une grande maîtrise d'écriture, Jean-Pierre Soisson. Il se coule dans l'époque et dans l'âme de Margerite blessée par la vie, qui deviendra, en régnant sur la Bourgogne et l'Autriche, la première femme de pouvoir.

  • Souverain des Pays-Bas à quinze ans, roi d'Espagne à seize, empereur d'llemagne à dix-neuf, Charles Quint devint très jeune le maître d'un empire "sur lequel le soleil ne se couchait point".
    Né en 1500, il assiste aux plus grandes découvertes de la Renaissance. Disciple d'Erasme, il aime Titien et les peintres italiens. Il se passionne pour les mondes nouveaux. Toute sa vie il cherche à conserver et à agrandir les territoires si différents dont il hérite. On a peine à imaginer que ses terres comprenaient l'Espagne brûlante, les Pays-Bas, des royaumes italiens... Charles Quint s'oppose à Soliman le magnifique, multiplie les alliances et les guerres avec le Pape, avec Henri VIII d'Angleterre, avec François Ier... A cheval ou en bateau, suivi par des carrioles de nourriture, de vêtements, d'oeuvres d'art, de mobilier, il est tour à tour en Italie, en Bourgogne, dans l'Allemagne de Luther ; mais aussi à Alger et à Tunis, qu'il conquiert ; enfin, il envoie ses hommes à l'assaut du Mexique et du Pérou... L'empereur voyage, rédige des milliers de lettres, aime, découvre et s'instruit, élève, honore ou déchoit.
    Il est aussi un des rares hommes de pouvoir à avoir choisi d'abdiquer. En 1556, ce prince qui sent que le monde nouveau n'est pas le sien, se retire au monastère de Yuste. Il y reste jusqu'à sa mort, tandis que son fils Philippe II règne.
    Avec talent et passion, Jean-Pierre Soisson nous emmène sur les pas d'un prince mystérieux, austère et aimant la vie, voyageant dans une Europe sans unité qu'il cherche à bâtir contre vents et marées.
    Passionné d'histoire, amoureux des archives, Jean-Pierre Soisson est ancien ministre d'Etat, député d'Auxerre, président du Conseil régional de Bourgogne. Charles Quint fait suite à la publication remarquée, en 1997, de Charles le Téméraire (Grasset).

  • Il est rare qu'un ministre en exercice porte un regard aussi libre sur les choses et sur les gens : Jean-Pierre Soisson, ministre du Travail, mêle l'anecdote et l'analyse pour évoquer, de manière inattendue, les événements et les personnages de la Ve République. Les conseils de Michel Debré au moment de la guerre d'Algérie, le jugement d'Edgar Faure sur Mai 1968, la conquête du pouvoir par Valéry Giscard d'Estaing, le goût du maintien de l'ordre de Jacques Chirac, les contacts de Raymond Barre avec l'Élysée lors de la campagne présidentielle de 1988, telles sont quelques-unes des confidences du récit de Jean-Pierre Soisson. Mémoires d'ouverture ? Oui. De Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand, la carrière de Jean-Pierre Soisson, à la gauche de la droite et à la droite de la gauche, a, en effet, été marquée par le refus de l'affrontement et le goût du risque. Témoignage exceptionnel sur la vie politique française, document sur l'art de gouverner les hommes, le livre de Jean-Pierre Soisson passionnera tous ses lecteurs, au-delà du microcosme politique.

  • Quel rude combat se cache derrière le Gatt et les négociations apparemment techniques sur le commerce et les tarifs douaniers qui durent depuis 1986 ? Jean-Pierre Soisson a été ministre de l'Agriculture d'octobre 1992 à avril 1993. C'est lui qui a pris la responsabilité de dire « non » aux Américains et d'exiger des partenaires européens de la France une révision de leurs engagements. Pour expliquer ce choix, il nous ouvre, au fil d'anecdotes piquantes et de portraits incisifs, les coulisses d'un monde à la fois effrayant et cocasse. Chronique lucide des derniers mois du gouvernement de Pierre Bérégovoy, ces carnets de route ministériels contiennent de véritables révélations sur les négociations agricoles et décortiquent les mécanismes des institutions européennes, le jeu complexe des relations personnelles entre ministres partenaires, l'arrogance de certains commissaires, mais aussi la compétence des services. Un mélange d'improvisations et d'options à long terme qui, pourtant, décide de notre avenir. Jean-Pierre Soisson ne veut pas voir la politique qu'il a initiée tomber en jachère. Il témoigne pour que chacun mesure l'enjeu des négociations en cours.

  • Charles le Téméraire est né à Dijon en 1433. Duc de Bourgogne, fils de Philippe III le Bon, il épousa à 24 ans Isabelle de Bourbon. Toute sa vie, il chercha à unifier ses états par une structure administrative forte, et à assurer une liaison entre les deux parties de l'état bourguignon, les Flandres et la Bourgogne. Son dessein était de fonder un royaume européen avant l'heure, qui se serait étendu de la mer du Nord au Lac Léman... Combattant courageux, il envahit la Picardie, conquit la Lorraine, mais il fut battu par les armées suisses alliées à Louis XI. Il mourut au siège de Nancy, en 1477. Charles le Téméraire fut un personnage hors du commun. Son destin reste mystérieux, jusqu'à sa mort même : on retrouva le Duc au petit matin, sur la terre gelée de Bourgogne, le visage à moitié dévoré par les loups... Jean-Pierre Soisson nous donne ici la biographie d'un personnage romanesque, et fait revivre toute la cour de Bourgogne, les terres noires dans l'hiver, les alliances, les combats et les femmes.

  • « C'est vers l'an 1000 qu'apparaît pour la première fois dans l'Histoire la lignée des comtes de Bourgogne. C'est en 1530 qu'elle s'éteint, après cinq siècles, avec Philibert de Chalon, prince d'Orange.
    Philibert de Chalon est une figure de légende. Franc-comtois, il naît à Lons le Saunier en mars 1502 et meurt au combat en août 1530, à vingt-huit ans, alors qu'il conduit la guerre en Italie pour Charles-Quint. En quatre ans d'une chevauchée infernale, remplaçant le connétable de Bourbon tombé sous les murs de Rome, il se rend maître de l'Italie et permet le couronnement à Bologne de l'empereur par le Pape Clément VII. A moins de trente ans, il prend Rome, bat l'armée française, conquiert le royaume de Naples, soumet la République de Florence, rétablit le pouvoir des Médicis sur la Toscane.
    Ce grand capitaine vit dans un monde que Michelet appelle « un carnaval de la mort ». Il est emporté par le sac de Rome qu'il ne peut empêcher. Il affronte la peste à Rome, Naples et Florence. Il rencontre l'horreur et la contagion, l'égoïsme et la lâcheté des hommes abandonnés à eux-mêmes. Il s'oppose au Pape qui se comporte en chef de clan des Médicis.
    Je suis entré dans sa vie, je l'ai suivi dans ses campagnes. J'ai découvert un être profondément humain. J'aime sa devise : « Je maintiendrai ». Je maintiendrai un nom, un titre, un héritage ; plus encore, un état d'esprit, une façon de se tenir dans la vie, de rire aussi et, le moment venu, d'affronter la mort. »
    J.P.S.


  • Le piège Nouv.

    Pourquoi ce livre ? Pour témoigner et pour éclairer. Nous sommes trois jeunes parlementaires, appartenant aux trois familles de la majorité. Nous sommes tous trois députés, mais aussi tous trois maires de villes moyennes et, à ce titre, proches de la réalité quotidienne des Français, de leurs problèmes, de leurs aspirations. Nous avons, tous les jours, à prendre des responsabilités qui engagent l'avenir, le cadre de vie, le mieux-être de ceux qui nous ont choisis et élus. Nous croyons qu'il est de notre devoir de faire prendre conscience aux Français des dangers qui les menaceraient, s'ils laissaient s'engager le processus totalitaire. Le Programme commun des Communistes et des Socialistes, nous l'avons lu attentivement. Nous y avons réfléchi. Nous avons chiffré, calculé, analysé ses contradictions, et décelé ses pièges, habilement dissimulés. Nous avons acquis une certitude : s'il était mis en oeuvre, nos libertés seraient gravement menacées, notre progrès économique et social se trouverait irrémédiablement compromis, notre indépendance nationale serait aliénée. Le risque est grand. Il fallait que nous le disions. Et nous le disons. Avec lucidité. Avec fermeté.

  • Le piège Nouv.

    Pourquoi ce livre ? Pour témoigner et pour éclairer. Nous sommes trois jeunes parlementaires, appartenant aux trois familles de la majorité. Nous sommes tous trois députés, mais aussi tous trois maires de villes moyennes et, à ce titre, proches de la réalité quotidienne des Français, de leurs problèmes, de leurs aspirations. Nous avons, tous les jours, à prendre des responsabilités qui engagent l'avenir, le cadre de vie, le mieux-être de ceux qui nous ont choisis et élus. Nous croyons qu'il est de notre devoir de faire prendre conscience aux Français des dangers qui les menaceraient, s'ils laissaient s'engager le processus totalitaire. Le Programme commun des Communistes et des Socialistes, nous l'avons lu attentivement. Nous y avons réfléchi. Nous avons chiffré, calculé, analysé ses contradictions, et décelé ses pièges, habilement dissimulés. Nous avons acquis une certitude : s'il était mis en oeuvre, nos libertés seraient gravement menacées, notre progrès économique et social se trouverait irrémédiablement compromis, notre indépendance nationale serait aliénée. Le risque est grand. Il fallait que nous le disions. Et nous le disons. Avec lucidité. Avec fermeté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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