• Le 18 brumaire, Bonaparte prend le pouvoir. Le Consulat et l'Empire fondent-ils l'État moderne ou ne sont-ils qu'un épisode durant lequel se trouve glacé le mouvement démocratique en 1789 ? Quelle marque imprime-t-il aux Arts et aux Lettres et quels développements connaissent les Sciences sous son règne ? Cet ouvrage offre un panorama complet des recherches historiques les plus récentes sur la France napoléonienne. Sa 3e édition permet de mettre à jour des points historiographiques.
    Jean-Paul Bertaud est Professeur émérite de l'Université de Paris-1 (Panthéon- Sorbonne). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution, le Consulat et l'Empire.

  • Une histoire chronologique du Consulat et de l'Empire rapportant aussi bien les grands faits politiques, économiques, militaires que sociaux.Du coup d'Etat de Brumaire à Waterloo, Jean-Paul Bertaud raconte au jour le jour le Consulat et l'Empire avec l'esprit de synthèse et le sens de la formule qui ont fait de cette chronologie commentée un classique indispensable aux étudiants comme à tout amateur de la période. Des cartes, des tableaux et un " petit dictionnaire biographique " complètent et illustrent les entrées.

  • Le 12 juillet 1792, une Adresse aux Français, rédigée par l'Assemblée législative et placardée sur les murs de Paris, proclame "la Patrie en danger". De partout l'ennemi converge vers Paris, Autrichiens, Prussiens, contre-révolutionnaires. L'Adresse décrit les bataillons ennemis comme "nombreux, soumis à une discipline rigoureuse, et depuis longtemps exercés dans l'art de la guerre". Le peuple ne peut leur opposer qu'une "noble ardeur" enflammant son courage. Le 20 septembre, c'est à Valmy, sous la pluie, dans la boue, un engagement hasardeux, une canonnade incertaine mais le premier grand duel moderne d'artillerie. Les officiers français sont issus de l'armée nobiliaire du roi, la troupe est volontaire, issue des rangs du peuple. Ceux que l'on disait en proie à l'anarchie ont tenu, et contraint l'ennemi à rebrousser chemin.

    Jean-Pierre Bertaud, à partir d'un travail sans précédent dans les archives, a reconstitué ce petit peuple. Et montré pourquoi "de ce jour" Goethe datait "une nouvelle époque de l'histoire du monde" : premier moment de la guerre des peuples, des hommes du pays réel au cri de "Vive la Nation!", Valmy demeure à jamais "la démocratie en armes".

  • Les baïonnettes luisent, les canons tonnent et la cavalerie charge sur des airs d'opéra.
    En plein champ de bataille, le reporter affûte sa plume, le peintre pose son chevalet. Dans les rues et sur le parvis des églises, au théâtre, au Louvre ou dans les couloirs des lycées, les pères discutent de tactique et les enfants parlent de gloire... Pour la première fois, un historien explore le coeur et l'esprit des Français au temps où Napoléon les gouvernait par le verbe et par l'épée.

  • Waterloo, 18 juin 1815 : Blücher et Wellington sont vainqueurs, l'armée française est en déroute. Tout l'indique : le règne de Napoléon s'achève.
    Beaucoup le croient ; Napoléon le refuse. Pour lui, le désastre est réparable : ne peut-il instituer une dictature de salut public, contenir les Prussiens et les Anglais avec les restes de l'armée et procéder, comme en l'an II, à une levée en masse ?
    Son destin et celui de la France basculent en trois jours : le mercredi 21 juin, Napoléon arrive à Paris conservant l'espoir de rassembler derrière lui le pays ; le jeudi 22, après avoir tenté de se suicider, il abdique en faveur de son fils ; le 23, par un tour de passe-passe, les députés reconnaissent Napoléon II pour mieux l'écarter.
    Archives ouvertes, journaux et mémoires revisités, Jean-Paul Bertaud place le lecteur aux premières loges de l'Histoire.
    Faisant appel aussi bien aux témoignages de l'étudiant et du soldat, du député et de l'agent secret qu'à ceux de l'Empereur et de ses proches, il reconstitue jour par jour, heure par heure, le drame de toute une nation. Témoin des hésitations de l'homme d'État à un moment crucial de son existence - mais l'Empereur a-t-il d'autres solutions que d'abandonner le pouvoir ? -, le lecteur voit vaciller, puis s'éteindre, la flamme de l'Empire.


    L'édition papier de cet ouvrage contient un cahier photos hors-textes de 8 pages en couleurs, non repris dans la présente édition numérique

  • Avec ce livre, Jean-Paul Bertaud a voulu sortir de l'érudition, et camper un moment unique de notre Histoire : l'époque incroyable qui a vu les royalistes, tout juste échappés de la République et de la Terreur, assister au lever de l'astre Napoléon, au règne de l'usurpateur et enfin à sa chute.
    Il raconte donc dans ce livre la grande geste des royalistes face à l'Empire : tentatives d'assassinat de Napoléon, complots multiples et variés, actes de Résistance - ainsi quand, le 21 janvier 1800, sept ans après la mort du roi sur l'échafaud, les Parisiens se réveillent pour découvrir la Madeleine tout entière drapée de noir ; infiltrations de la police, espionnage et contre-espionnage... le livre nous fait revivre une époque, rencontrer ses protagonistes, célèbres comme Cadoudal ou moins connus comme ces pamphlétaires dont il nous fait découvrir les écrits sanglants, autant de personnages qu'il peint d'une plume de romancier.

  • Les Français soutenaient-ils autant leur Empereur que le mythe de la geste impériale l´a longtemps laissé croire ? Étaient-ils tous unis dans leur soutien à l´Empire ?
    Jean-Paul Bertaud fait dialoguer avec brio les études classiques, les acquis les plus récents de la recherche historique et les sources, parfois inédites, offertes par les archives nationales, civiles ou militaires. L´auteur replace les Français, aussi bien ceux « de souche » que les naturalisés, notamment par la conquête, dans le cadre d´un pouvoir napoléonien qui « gèle » la démocratie, condamne le pays à une guerre quasi continuelle et fonde une société qui bénéficie un temps de la prospérité d´un vaste marché et d´une révolution de certains secteurs industriels.
    Une fois soumis à l´inventaire de l´Empereur, le legs de la Révolution profite d´abord à l´ancienne bourgeoisie et à la ci-devant noblesse. La méritocratie est un mythe et la société déjà un monde d´héritiers où les élites se reproduisent sans grands changements. Si les paysans bénéficient de l´abolition confirmée des droits seigneuriaux et de la vente des biens nationaux, la majorité d´entre eux ont, comme les ouvriers, du mal à vivre. Ils sont des millions à être au seuil de la pauvreté ou de la misère, tombant parfois dans le vol et la prostitution qui les conduit à l´enfermement dans les prisons de l´ordre moral.
    Un bilan de l´ère napoléonienne s´appuyant sur les faits et qui séduira à la fois les admirateurs et les détracteurs de l´Empereur.

  • Une revue de presse de la période révolutionnaire, ses caractéristiques, ses inspirateurs comme Marat, pour l'Ami du peuple, ou Camille Desmoulins, pour le Vieux Colombier.

  • Depuis La Gazette de Théophraste Renaudot, inspirée par Richelieu, jusqu'au Moniteur, manipulé par Napoléon, Jean-Paul Bertaud montre comment la presse s'est installée dans le domaine politique, intellectuel et économique, à la fois instrument de pouvoir et d'influence, mais aussi reflet de l'opinion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le duc d'enghien

    Jean-Paul Bertaud

    • Fayard
    • 1 Juin 2001

    Enlevé à l'étranger et condamné lors d'un procès inique voulu par Bonaparte, le duc d'Enghien est l'un des personnages mythiques de l'histoire de France. A l'aube du 21 mars 1804, il s'écroule, foudroyé par le feu d'un peloton d'exécution. Le descendant du Grand Condé rêvait de rétablir la monarchie. Il donne, sans le vouloir, un empereur à la France.
    Le duc d'Enghien n'est pas seulement l'acteur malheureux d'un drame politique.
    Hussard, il est le général " Va-de-Bon-Coeur " aux talents reconnus par les soldats de l'an II, ses ennemis. De Milan à Coblence, de Vienne à Saint- Pétersbourg, il est l'homme de cour aux mille conquêtes. Touriste intrépide, il parcourt les glaciers et escalade les Alpes. Passionné par les sciences naturelles, ethnologue à l'occasion, amateur de Gluck et de Mozart, il est homme des Lumières, curieux de toutes choses. Politique, il comprend que les changements de la Révolution sont en grande partie irréversibles. Inquiet, parfois jusqu'à l'angoisse, il partage avec les héros de Chateaubriand et de Musset le mal du siècle que seule Charlotte de Rohan-Rochefort sait apaiser.
    Tout en démêlant les fils d'un destin tragique tissé par la raison d'Etat et la déraison des hommes, Jean-Paul Bertaud nous entraîne à la suite du dernier chevalier de la France des rois, de la douceur de vivre de Chantilly aux fureurs parisiennes du 14 juillet, de Jemmapes à la bataille de Zurich, et des cazins de Turin aux isbas russes.

    Jean-Paul Bertaud, professeur émérite en Sorbonne (Paris-I), est un spécialiste reconnu de l'histoire de la Révolution et de l'Empire.

  • Les Liaisons dangereuses paraissent le 7 avril 1782. En quelques jours, on s'arrache le roman chez les libraires. Est-ce le catéchisme d'un moraliste ou le bréviaire d'un libertin ? L'opinion publique se divise et chacun cherche à découvrir les personnes qui se cachent derrière les héros. L'auteur est Pierre- Ambroise Choderlos de Laclos, officier d'artillerie. C'est à peine si le public le connaît pour un opéra-comique dont il écrivit le livret et qui fut un " four ".

    Sa vie pourtant est un roman : homme de lettres, il devient politique.
    Conseiller du duc d'Orléans en 1789, est-il un citoyen vertueux désireux de réformer l'état et la société ou bien, " Homme noir ", un " roué " qui fomente des complots et organise des insurrections ? Directeur du Journal des Amis de la Constitution, il est l'un des membres importants du club des Jacobins.
    Militaire, il aide Danton à défendre Paris en septembre 1792 et contribue à la victoire de Valmy. Savant, il invente le boulet creux : l'obus moderne. Homme des Lumières, il rêve d'une cité où la femme trouverait la place qu'elle mérite.

    En 1793, victime de la Terreur, il connaît les geôles et l'angoisse du petit matin des exécutions. Dans la correspondance qu'il entretient alors avec sa femme, il apparaît bon époux, bon père et révolutionnaire malgré tout. Sous le Directoire, il est haut fonctionnaire et participe à la prise de pouvoir de Bonaparte. Celui-ci le réintègre dans son grade de général et l'envoie en mission en Italie où il meurt le 5 septembre 1803. " Enfer et ciel mêlés ", lumières ici, ombres là, homme-labyrinthe, Laclos est un séducteur qui, à deux siècles de distance, captive encore.


    Jean-Paul Bertaud, professeur émérite en Sorbonne (Paris-I) qui a publié notamment chez Fayard une biographie du Duc d'Enghien et le premier volume d'une Nouvelle histoire militaire de la France, cerne les mille facettes de l'auteur d'un best-seller qui reste le modèle du roman épistolaire en France.

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