• Élaborer une théorie de la connaissance, c'est s'attacher à démonter les mécanismes producteurs du savoir, identifier les présupposés théoriques et les implications métaphysiques qui en règlent l'exercice. C'est aussi interroger les dimensions métaphysiques et éthiques que révèle tout acte de connaître. Jean-Michel Besnier présente et explique les modèles épistémologiques qui rendent compte de l'acquisition des connaissances. Il situe l'apport contemporain des sciences cognitives dans le sillage des conceptions philosophiques traditionnelles.

  • L´homme cédera-t-il la place dans un futur proche à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l´intelligence artificielle et de la robotique ? Cette perspective est chaque jour un peu moins de la science-fiction et fait rêver les uns tandis qu´elle inquiète les autres. De fait, les spéculations sur les posthumains et l´humanité élargie, capable d´inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs, se déploient en rupture avec la perspective qui a longtemps été celle de Descartes : nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature ». C´est au contraire un monde de l´imprévisible, du surgissement aléatoire qui se dessine, rendant inutile ou vaine l´initiative humaine. L´auteur propose ainsi de définir ce que serait une éthique délivrée des mythes de l´humanisme classique (l´intériorité et l´obligation morale), une éthique posthumaniste qui pourrait bien s´avérer nécessaire dans le monde d´aujourd´hui.

  • Les transformations technologiques de notre environnement, qu´il soit professionnel ou quotidien, visent avant tout à nous simplifier la vie. Et elles y parviennent, au-delà de nos plus folles espérances. Mais ce faisant, dotés d´une multiplicité de prothèses toujours plus performantes, nous ne nous percevons pas que nous sommes ainsi toujours plus adaptés aux machines, c'est-à-dire à des logiques de fonctionnement qui se résument en séquences automatisables, en choix binaires, en injonctions dépourvues d´ambigüité. Dans ce livre, c´est à l´analyse de cet « homme simplifié » que se livre Jean-Michel Besnier, décrivant comment l´irritation qui peut nous saisir parfois devant la nécessité toujours renouvelée d´appuyer sur la touche étoile de notre téléphone portable, est emblématique d´une déshumanisation profonde de notre relation au monde et aux autres. Dans le conflit des deux cultures diagnostiqué par Edgar Snow, c´est la culture scientifique d´orientation déterministe qui a gagné, triomphant de la vieille culture humaniste, porteuse d´une exigence de réflexion intérieure surannée. Ce livre sonne ainsi comme un cri d´alarme : faute de nous ressaisir à temps, nous serons bientôt conduits, avec notre consentement, à n´être que des systèmes programmés que des stimuli machiniques ou médicamenteux viendront protéger de toute perturbation et de toute inquiétude, mais aussi de toute émotion, amoureuse, esthétique ou même intellectuelle.

  • Cyborgs, surhommes, mutants, clones, et robots Les biotechnologies, les technologies d'information, la robotique, les nanotechnologies et les neurosciences, sont en train de bouleverser très rapidement ce que nous sommes : nos corps, nos esprits, notre langage, notre rapport au monde et notre héritage naturel, et elles nourrissent des utopies transhumanistes.
    Les utopies transhumanistes.
    Mais que signifie l'espoir mis dans ces technologies pour accroître nos capacités physiques et mentales, résister aux virus, trouver l'éternelle jeunesse, bref nous affranchir de notre condition humaine imparfaite, limitée et mortelle ?
    Un questionnement philosophique dune grande actualité.
    Jean-Michel Besnier explore ces utopies transhumanistes et s'interroge sur les raisons de vouloir écarter le corps biologique et de souhaiter s'arracher à ce qui fait de nous des humains, distincts des animaux, des dieux et des machines. Il nous invite, en laissant de côté les positions morales trop simplistes qui conduisent au refus craintif du progrès technologique ou à des positions antihumanistes, à nous interroger sur nos devenirs possibles, sur les valeurs existantes et à inventer qui accompagneraient notre nouvelle humanité. Un questionnement philosophique dune grande actualité.

  • S'interroge sur les raisons qui ont conduit une génération à abandonner son militantisme pour célébrer le réalisme sous toutes ses formes.

  • Le transhumanisme est un mouvement technico-scientifique international qui prétend augmenter à l'infini les performances physiques et mentales de l'être humain. 
    Aujourd'hui vous pouvez déjà faire séquencer votre ADN en une journée, pour, peut-être un jour, le réparer, tandis qu'Internet bouleverse nos modes d'apprentissage et nos relations sociales. Demain, l'intelligence artificielle aura-t-elle encore besoin de l'intelligence humaine et ferons-nous l'amour avec des robots? 
    Laurent Alexandre, Médecin et entrepreneur, et Jean-Michel Besnier, philosophe spécialiste des nouvelles technologies,  confrontent leurs arguments et vous donnent les clés pour comprendre ce qui se joue à coups de milliards dans les labos des sociétés High Tech californiennes. 

  • "La physique dit-elle le vrai?"; "Qui a peur de la théorie de l'évolution?"; Science et imaginaire: la dématérialisation de l'homme posthumaniste";"Biodiversité entre science et culture"; "N'y a-t-il de science qu'européenne? "; Culture et science : la question du langage et de la communicabilité; La Science désenchantée? Autant de questions - et bien d'autres- qui mettent les sciences aux prises avec le doute émanant de la société civile.

  • Une entreprise apprend-elle comme un cerveau ? Faut-il renoncer à croire dans le libre-arbitre ? L'altruisme est-il fondé scientifiquement ? Nos facultés cognitives peuvent-elles résister à l'âge, voire être augmentées ... ? Les attentes et questions adressées aux spécialistes du cerveau sont exorbitantes.
    Les neurobiologistes sont volontiers enthousiastes et confiants : grâce à l'imagerie cérébrale et à la modélisation informatique, ils découvrent les formidables ressources de la plasticité cérébrale. Mais comment exprimer les promesses des neurosciences sans éviter les écueils du scientisme ou l'irénisme ?
    Nous avons choisi une formule qui évoque celle des bons pédagogues dotés du sens de la question, ne craignant pas le tâtonnement et le détour, pratiquant même l'ironie et l'humour. Voici une conversation qui suit les circonvolutions de son sujet !
    Confronté à trois candides gourmands de sciences, le neurobiologiste ne fait pas la leçon : il "parle" son savoir et débride ainsi la curiosité de ses interlocuteurs. Il s'agit d'éprouver scientifiquement et philosophiquement des opinions diffuses- des opinions qui conditionnent déjà de nouvelles conceptions ou stratégies dans le monde de l'entreprise, dans les milieux de l'éducation et de la santé ou dans les colloques universitaires.

  • Le clonage animal, les OGM à usage agricole, les huîtres triploïdes : les applications de la recherche sur le vivant soulèvent de nombreuses questions éthiques.
    Créé en 1998, le Comité d'éthique et de précaution de l'Inra (Comepra), devenu commun avec l'Ifremer en 2002, s'est efforcé de les identifier. Il a aussi renforcé l'attention des scientifiques sur la dimension éthique de leur activité. Lors d'une conférence-débat donnée en 2008, dont cet ouvrage est issu, les auteurs exposent la démarche adoptée par le Comepra et l'originalité des réflexions qu'il a suscitées.
    Ils indiquent notamment comment une réflexion éthique, distanciée des influences sociales, institutionnelles et politiques, peut rencontrer un questionnement né de la pratique quotidienne et des réalités de terrain.

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