• Le New Age a suivi le New Deal, et le pot-pourri spirituel, le libre-échange économique. Comment sommes-nous devenus Américains dans nos croyances et nos dévotions ? Qu'en penser et qu'en faire ? Une critique avisée, féconde et indispensable du supermarché du bien-être.
    Quatre millions de Français déclarent s'être consacrés à la méditation en 2019 : rien de plus commun, apparemment, que cette pratique. Rien de plus banal que d'être convaincu que la spiritualité est bien plus riche que la religion.
    Bien des idées reçues sur un tel engouement méritent cependant d'être questionnées. Ce mouvement n'est en rien nouveau. Ses racines ne résident pas dans les sagesses asiatiques. Ses maîtres ne viennent pas du fond des âges.
    Il fallait Jean-Marie Gueullette et son expertise dans ces domaines pour interroger nos approximations, analyser nos attractions et nous conduire à la source de ce phénomène. La spiritualité telle qu'on la conçoit aujourd'hui en Europe est une héritière directe de celle qui s'est développée depuis trois siècles aux États-Unis : au lieu de nous orientaliser, nous nous américanisons.
    Un tel enracinement pose bien des questions : la spiritualité est-elle plus profonde que la religion ? Comment et à quelles conditions la foi chrétienne peut-elle dialoguer avec ces spiritualités ? Sans jamais en médire, interrogeant avec beaucoup d'intelligence l'attrait de la méditation, des démarches psychospirituelles ou du lien entre nature et spiritualité, Jean-Marie Gueullette donne ici la synthèse de nombreuses études publiées en anglais sur ces questions.

  • Le silence et l'intériorité ne sont pas l'apanage de l'Orient ; il existe une manière chrétienne très simple de prier en silence, en tentant de se recentrer inlassablement sur la présence de Dieu par la répétition intérieure de son Nom.
    Cette façon de prier a une longue histoire : on en trouve des témoignages depuis les débuts du christianisme ;on l'a parfois appelée prière monologiste (prière sur un mot) ou, plus récemment, prière du silence intérieur ou oraison de simple regard. A certaines époques, comme dans le courant de la mystique rhénane ou au XVIIe siècle en France, elle a constitué une façon de prier très répandue. Aujourd'hui, une grande part de cette tradition chrétienne est tout à fait ignorée.
    /> L'enseignement proposé ici l'a d'abord été pendant plusieurs années dans des sessions où il a fait l'objet d'une mise au point progressive, ce qui lui permet aujourd'hui d'être accessible au plus grand nombre.

  • Impossible de vivre sans sexe ? Un mirage, la chasteté ? Et, d'ailleurs, comment font-ils ces hommes qui se disent de Dieu ? Sans tabou et sans concession, un vrai guide.
    La chasteté, comprise comme l'abstinence sexuelle volontaire pour des raisons religieuses, a toujours suscité beaucoup de suspicion. Les récents scandales qui frappent l'Église semblent donner raison à ceux qui y voient un mirage ou une imposture. Mais est-ce si vrai ? Ne serait-ce pas plutôt qu'il faut comprendre cette même chasteté dans un élan de vie consacré où la sexualité n'est pas amputée, refoulée, mais transcendée. Mais alors comment ? À quel prix ? Et par quels moyens ? L'enjeu spirituel de la chasteté est-il de l'ordre de la conformité à un modèle ou de l'humilité ?
    Mobilisant l'histoire, la théologie, la biologie, la psychologie, c'est en religieux mais aussi en scientifique que Jean-Marie Gueullette livre ici une réflexion concrète où la frustration s'efface devant la transfiguration. Il ne s'agit pas de tuer le désir, mais de le vivre autrement.
    Un traité libérateur.

  • Après nous avoir initiés à un aspect méconnu de la tradition chrétienne dans son Petit traité de la prière silencieuse, Jean-Marie Gueullette nous fait découvrir plus avant ce patrimoine à travers les écrits et témoignages de ceux qui ont pratiqué celle-ci. à travers plus d'un millénaire et demi d'histoire, l'auteur nous invite à rencontrer Macaire l'Egyptien, Evagre le Pontique, Anselme de Canterbury, Jeanne de Chantal, Maître Eckhart, François de Sales, Ignace de Loyola, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Henri Le Saux... Ce parcours thématique nous ouvre au « combat de la prière », à l' « oraison du simple regard », à la « contemplation de l'invisible » ou encore à « la connaissance de soi au service de la relation ». Nourri des paroles des plus grands mystiques, il constitue une véritable initiation à la vie intérieure et à la disponibilité pour l'Infini.

  • Pour découvrir la cathédrale qu'est la Somme de théologie de saint Thomas d'Aquin, rien ne vaut une visite en compagnie d'un guide passionné. Une telle promenade permet de mieux connaître Thomas, un théologien animé par la bienveillance, contemplant ce qui en l'homme porte l'image de Dieu. Dans sa conception de la vie morale, il espère toujours que l'attrait du bien conduira chaque être humain vers la contemplation de Celui qui est son créateur. À l'aide de nombreuses citations, d'exemples et de synthèses claires sur les différents concepts, Jean-Marie Gueullette nous introduit à la théologie de l'amitié avec Dieu.

  • Jean-Marie Gueullette cherche dans cet essai à comprendre de manière renouvelée les raisons profondes des difficultés de relation entre médecins et ostéopathes. Une telle approche permet d’interroger aussi bien l’ostéopathie sur ses paradoxes internes et ses faiblesses que la médecine dans le regard qu’elle est capable de porter sur autre qu’elle-même. Proximités et différences profondes sont repérables dans cette comparaison entre les deux pratiques. Sur une base anatomique commune, des manières de penser divergentes sont mobilisées, analytique dans la médecine, systémique en ostéopathie.
    Avec une préface d’Yves Matillon.

  • 1856... Les fils de saint Dominique s'installent à Lyon, une quinzaine d'années après la restauration de l'ordre en France avec pour objectif de vivre selon la « stricte observance ». 1863, le cardinal de Bonald consacre la chapelle conventuelle, qui fait l'objet d'un programme iconographique original dans les décennies suivantes. La journée d'études organisée par le couvent et la paroisse du Saint-Nom de Jésus et l'équipe Religions, Sociétés Et Acculturation du Laboratoire de Recherche. Historique Rhône-Alpes pour le 150e anniversaire de la consécration de l'édifice a permis de mieux comprendre, dans le contexte lyonnais (Christian Sorrel), un lieu et une histoire en étudiant le groupe des fondateurs du couvent (Tangi Cavalin et Nathalie Viet-Depaule, Isabelle Parizet) et le contrecoup des événements de 1870 (Bruno Carra de Vaux), en analysant l'architecture et les vitraux (Philippe Dufieux, Catherine Guillot) et tentant de ressaisir les lignes de force du projet (Jean-Marie Gueullette).

  • Les femmes et les hommes d'aujourd'hui sont-ils devenus incapables d'endurer la maladie ? Ce livre s'inscrit au coeur du paradoxe actuel sur la santé, la souffrance et la guérison. Il montre l'emprise de la biomédecine qui, accomplissant la science moderne, sépare le corps de l'esprit et le mécanise. Il montre l'attrait des médecines parallèles qui, appelant la sagesse antique, valorisent le pouvoir de l'esprit sur le corps et le spiritualisent. Ce livre déconstruit la double impasse qui en ressort. Celle de la maladie comme un scandale face au progrès. Celle de la maladie comme une expérience privée de sens. À l'heure où l'Église elle-même a redonné leur place aux rituels et prières de guérison, comment dépasser cette aporie ? Que peut encore nous dire un Dieu qui a pris chair et qui souffre ? Cet essai documenté cerne l'enjeu de la médecine de demain qui sera de respecter l'autonomie du malade et la compétence du praticien. Mais il est avant tout un plaidoyer vibrant pour une existence de bout en bout authentique.

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