• Au fond d'une cour historique de la rive gauche, Jean Nîmes, successeur des grands orateurs de l'Antiquité, entraîne un groupe de jeunes gens dans les dangers et les passions de l'aventure intellectuelle et d'un humanisme vivant. La violence de sa pensée, sa liberté extrême vis-à-vis du monde, le magnétisme qu'il exerce et qui vient à la fois d'une sorte de sainteté et d'un instinct de ruse, en font un être à part, capable d'élever comme de broyer les jeunes destins qu'il dirige. Ses plus fidèles « élèves » sont François et Armande, humbles travailleurs dont l'étrange amour devient, par sa perfection même, fragile et trouble comme un verre teinté ; Antoine et Marie-Josèphe, auxquels les mains levées d'un pasteur protestant ont désigné pour toujours les voies du scrupule et sans doute du bonheur ; Léopoldine, petit animal de race, prompt et nerveux, tuée un beau jour et tombée aux pieds d'une Victoire qui l'a peut-être couverte de ses ailes mutilées ; et enfin un jeune dominicain dont les idées pratiques ne s'opposent pas aux prières les plus ardentes. L'auteur, avec une tendresse qui n'est pas sans réalisme, nous fait pénétrer tour à tour dans les vieux hôtels du Marais, dans les ruelles misérables qui grimpent vers les Buttes-Chaumont, dans les petits restaurants de Saint-Germain-des-Prés. Il nous abandonne dans l'hallucinante solitude des monts d'Auvergne. Mais ces décors n'empêchent pas l'homme d'être partout le même, entre son Dieu et son malheur, entre ce qui le charme et ce qui l'effraie. Voici un livre où, loin de se contredire, la foi chrétienne la plus nécessaire, l'honnêteté morale la plus sûre, rejoignent les grandes inquiétudes et les hâtes de la jeunesse. Livre « vécu », sans rhétorique, charnel et passionné, douloureux, certes, mais sans pessimisme systématique, où l'auteur, qui n'a pas trente ans, confirme les dons exceptionnels que lui ont déjà reconnus de nombreux et importants critiques.

  • Tu aimeras... mais de quel amour ? Le don le plus rare dépasse-t-il en pureté la simplicité du bonheur quotidien ? Les deux grands amours de Gilles Mandelieu, malgré l'écart de dix années et la différence des occasions, sans cesse, se comparent, se rapprochent, l'un et l'autre entièrement accomplis en un unique moment de joie foudroyante, moment où l'amour de l'enfant, d'abord lentement formé à travers les dangereuses saisons de la guerre, se dissout enfin ; moment où l'amour de l'homme est, dès le commencement, durci ainsi qu'une argile cuite par le feu. Ce roman chaste est tantôt imprégné de la sensualité provençale ; tantôt peuplé des ombres de l'île Saint-Louis ; tantôt retrempé dans l'austérité des sentiments de la bourgeoisie huguenote. On y voit autour de Gilles et de deux jeunes amoureuses, Louis, jeune théologien révolté dont les disciples se réunissent au bord d'un lac de la banlieue parisienne ; Anne, la plus innocente et la seule victime, dont le dernier baiser est refusé ; le pasteur Vernes, dont la charité compréhensive recolle ce qui a été cassé... On y voit surtout deux flammes : l'une allumée par des campeurs sur une colline voisine de Grasse ; l'autre, éclairant les derniers combats de la Libération de Paris - flammes où se consumèrent les rêves d'une jeunesse.

  • Tu aimeras... mais de quel amour ? Le don le plus rare dépasse-t-il en pureté la simplicité du bonheur quotidien ? Les deux grands amours de Gilles Mandelieu, malgré l'écart de dix années et la différence des occasions, sans cesse, se comparent, se rapprochent, l'un et l'autre entièrement accomplis en un unique moment de joie foudroyante, moment où l'amour de l'enfant, d'abord lentement formé à travers les dangereuses saisons de la guerre, se dissout enfin ; moment où l'amour de l'homme est, dès le commencement, durci ainsi qu'une argile cuite par le feu. Ce roman chaste est tantôt imprégné de la sensualité provençale ; tantôt peuplé des ombres de l'île Saint-Louis ; tantôt retrempé dans l'austérité des sentiments de la bourgeoisie huguenote. On y voit autour de Gilles et de deux jeunes amoureuses, Louis, jeune théologien révolté dont les disciples se réunissent au bord d'un lac de la banlieue parisienne ; Anne, la plus innocente et la seule victime, dont le dernier baiser est refusé ; le pasteur Vernes, dont la charité compréhensive recolle ce qui a été cassé... On y voit surtout deux flammes : l'une allumée par des campeurs sur une colline voisine de Grasse ; l'autre, éclairant les derniers combats de la Libération de Paris - flammes où se consumèrent les rêves d'une jeunesse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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