• Mort imminente, vie extraterrestre, pluralité des mondes : les questions de la sagesse populaire mettent en échec le rationalisme scientifique. Pour le grand philosophe qu'est Ferry, il est temps de revoir tous nos cadres de pensée. Un fantastique voyage aux confins de l'univers.
    Vie extraterrestre, expériences de mort imminente ?... Pluralité des mondes ? La vraie philosophie, parce qu'elle demeure ouverte à toutes les questions, toutes les possibilités, n'est jamais très éloignée de la science-fiction. C'est ce que démontre Jean-Marc Ferry dans ce livre unique, qui plaira à ceux qui aiment penser hors des limites. Qu'est-ce que la physique contemporaine nous apprend sur l'espace et sur le temps ? Que faire des vérités dites " contre-intuitives " qui heurtent le sens commun, mais qui résistent et s'appuient tout de même sur le réel ?
    Un enjeu direct est de procurer à l'entendement un horizon d'intelligibilité. Peut-être y va-t-il même d'une libération de l'esprit face aux assignations de l'espace et du temps : de l'espace qui impose à nos corps un lieu juxtaposé, du temps qui de nos existences ne fait qu'un moment.
    Réunir ce qui est séparé, montrer ce qui est caché à nos yeux : voilà le défi de Jean-Marc Ferry qui enquête sur les forces de la vie autant que sur l'énigme de la mort.

  • Fétichisme des équilibres budgétaires, fanatisme du libre-échange, mépris de la préférence communautaire, subversion du politique par l'économie, des États par les marchés, du public par le privé...
    Comment peut-on être européen  ?
    L'Europe est aujourd'hui engluée dans un triple échec. Échec de l'union monétaire alors que ne cesse de se creuser la divergence entre Nord et Sud. Échec de l'union économique, pendant que la compétition entre pays membres se poursuit. Échec d'une union politique quand l'Europe préfère abandonner sa gouvernance à des autorités indépendantes plutôt que de privilégier la concertation entre les États.
    Au-delà de l'affrontement stérile entre souverainisme et fédéralisme, Jean-Marc Ferry suggère d'explorer une troisième voie, la co-souveraineté  : la possibilité de se coordonner afin de conduire ensemble des politiques publiques définies sous l'autorité d'une institution légitime, associant les parlements nationaux aux processus de décision.
     
    Jean-Marc Ferry plaide aussi pour l'instauration d'un socle social européen, reposant sur le double dispositif d'un revenu de base universel et du développement d'un nouveau secteur d'activité personnelle et autonome. Enfin, il revient, en philosophe, sur le sens même de la construction européenne face aux menaces toujours présentes de la misère, de la guerre et de la barbarie.

  • Un ouvrage qui permet de dépassionner le débat religieux en tâchant de conjuguer de façon très convaincante la foi et la raison. Ratio et fides, raison et foi avaient, jadis, été jugées complémentaires. Mais en se dissociant de la révélation biblique, la réflexion philosophique a ouvert la voie de leur opposition. Cet ouvrage interroge le statut de la foi dans une société plurielle et sécularisée, marquée par une excommunication politique du religieux. Entre raison politique (publique) et conviction religieuse (privée), Jean-Marc Ferry, grand philosophe contemporain, envisage un chemin réciproque, qu'il nomme " perlaboration ". S'y dessine la perspective d'un dialogue nouveau entre croyants et non-croyants, où la question de Dieu est dépolémisée, la conviction religieuse justifiée au regard de l'esprit critique, tandis que la fluidification de l'espace social favorise l'activation d'alternatives civilisationnelles. La foi, c'est en fin de compte la raison aussi, une raison qui prend le risque existentiel de donner sa confiance au réel. INÉDIT

  • Ecrits philosophiques Nouv.

    " Rien de grand ne s'est fait sans passion ". Cette parole de Hegel s'accorde au geste de Jean-Marc Ferry. Ses
    Écrits philosophiques récapitulent trente années d'une réflexion que n'a pas abandonnée, en effet, la passion d'approfondir les liens entre
    religion et
    politique, registres de
    discours et formes d'
    identité, rapports au
    monde et
    grammaires de l'intelligence. S'y dévoile l'architecture d'une
    raison élargie où soufflent des forces d'esthétique et d'amour avec lesquelles le temps de la réconciliation semble venu.
    Également chez Pocket :
    La Raison et la Foi.

  • Sans préconiser un retour aux anciennes images philosophiques du monde, l'auteur part à la reconquête d'une raison qu'il découvre dans le lien qu'instaure entre nous la communication de tous les jours.

  • « Je ne peux pas mourir » ! Cette parole d'Emmanuel Levinas touche le coeur d'une actualité, celle de notre rapport occidental à la mort, qui résume le contexte dans lequel la mort nous fait problème. C'est ce contexte qui permet aussi d'éclairer la difficile question des « fins de vie » sous nos latitudes. S'engage la bataille idéologique : puis-je ou non disposer de mon existence ? Des deux côtés, on invoque la dignité humaine, que ce soit pour réclamer le droit de « mourir dans la dignité » ou pour justifier l'interdiction de toute forme d'euthanasie au nom du « caractère sacré » de la vie humaine. La « dignité humaine » devrait-elle justifier tout et son contraire ? Il importe plutôt d'en élucider la notion et le fondement, en commençant par faire le clair sur les interprétations concurrentes et leurs implications pratiques. L'approche pluridisciplinaire de l'ouvrage favorisera une lecture critique au sein de laquelle différents points de vue s'inscrivent dans des moments distincts : o Moment d'attestation, celui des praticiens aux prises avec la réalité des hôpitaux et des unités de soins palliatifs. Ils expérimentent au jour le jour le drame et la tragédie des passages de la phase curative à la phase palliative puis à la phase terminale. o Moment d'information, d'analyse exégétique et critique, touchant notamment à l'état du droit. o Moment de problématisation. De quoi et vers quoi ? Tout logiquement, en direction des fondements philosophiques, c'est-à-dire de ce qui justifie que l'on prenne telle ou telle décision importante concernant les soins, l'arrêt des soins, la fin de vie, voire l'arrêt de la vie.

  • Sommes-nous fondés à parler de crise structurelle de la santé ? La demande insatiable de santé tient-elle lieu, dans nos sociétés, de dérivation à l'angoisse existentielle ? Quel serait l'apport d'un concept normatif de la santé, qui soit perspectiviste et opératoire ? Un concept perspectiviste. Distribuons le concept de santé entre les perspectives différentes des trois personnes pronominales, je, tu, il : la « santé-je », vécue par le patient, la « santé-tu », thématisée, comme dans le rapport à son médecin, et la « santé-il », des politiques publiques notamment. Envisagée dans chacune de ces trois dimensions, la notion de santé se révèle dépendante d'attentes et d'exigences formulées culturellement. L'usage que nous en faisons dit quelque chose de notre identité. Un concept opératoire. Évaluons le concept de santé à l'aune des capabilities, capacité d'une personne à réaliser son bien-être. Émerge alors une notion presque « scandaleuse » en un bon sens du terme : celle d'un état de relative satisfaction du patient malade quant à ses capacités de vivre sa maladie d'une façon qui, à ses yeux, serait finalement « bonne » quand même. Trois textes ouvrent ce livre, le premier d'un cycle sur la santé : de Mark Hunyadi, « La santé-je, -tu, -il : retour sur le normal et le pathologique » ; de Caroline Guibet Lafaye, « Penser le droit à la santé au prisme des capacités de base » ; de Jean-Marc Ferry, « De la maladie comme crise à la crise de la Santé publique ». Sous la rubrique « Contrepoints », Claudine Attias-Donfut, Marie-Odile Bertella Geffroy, Jean-Louis Bourlanges, Yves Charpak, Benoît Eurin, Maurice Godelier, Olivier Ihl, Joseph Maïla, Serge Marti, Gilles Pialoux discutent les analyses proposées. Dans la postface, Jean-Marc Ferry revient sur les propositions, questions et critiques auxquelles elles ont donné lieu.

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