• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi la Lune montre-t-elle toujours la même face ? Où trouver Cassiopée dans le ciel ? Le Soleil se lève-t-il vraiment à l'Est? Comment viser le Sud avec sa montre? Quand observer Jupiter? Autant de questions, et bien d'autres encore, auxquelles cet ouvrage permet de répondre.
    50 expériences ludiques et des maquettes cartonnées prêtes à construire sont proposées pour apprendre à observer les étoiles, ou comprendre les mouvements des astres, afin de regarder le ciel d'un oeil nouveau.

  • Du xive au xviiie siècle, les réalités économiques et sociales de la France de l'Ouest ont été façonnées par la montée en puissance de l'économie de marché, phénomène historique dans lequel l'impact des ressources tirées du monde atlantique n'a cessé de se renforcer. Le contact terre-mer, aussi bien dans l'exploitation d'une bordure océanique pour ses richesses naturelles comme le sel ou le poisson et pour son intense activité de cabotage favorisant une commercialisation croissante des produits agricoles régionaux, que comme base de développement de spéculations transatlantiques, a l'avantage de prolonger ses effets à l'intérieur des terres grâce au relais du réseau ligérien. Dans cette intégration toujours plus forte du monde rural dans une économie maritime contrôlée par les villes, tout spécialement par Nantes, port fluvio-maritime de fond d'estuaire se hissant au rang de grande métropole commerciale au xviiie siècle, le jeu complexe des divers acteurs s'est lentement modifié. Dans la construction progressive de son aire d'influence, la place nantaise a dû se constituer en complexe portuaire, sur la double base du renforcement d'une élite négociante capable de multiplier les investissements et de l'extension d'un bassin de main-d'oeuvre susceptible de fournir tous les marins requis par l'armement maritime, que ce soit dans le couple majeur de la droiture antillaise et le circuit triangulaire négrier ou dans les directions secondaires comme la grande pêche ou l'océan Indien. La dynamique du commerce colonial, force motrice de l'ensemble, explique l'intérêt des élites rurales pour les plantations antillaises et le va-et-vient de familles nobles nantaises et angevines entre leurs seigneuries de l'Ouest et leurs habitations aux Caraïbes. L'émergence de l'État moderne, dans un processus de renforcement du pouvoir central, a suscité parallèlement d'autres évolutions, que ce soit dans la noblesse directement touchée dans sa vocation de service royal ou dans les élites roturières fort intéressées par le maniement des finances royales. Le recours à la grâce royale par les criminels, via les lettres de rémission, nous permet d'effectuer une plongée au coeur de l'ensemble de la société bretonne du xvie siècle.

  • L'histoire des sels atlantiques connaît aujourd'hui de profonds renouvellements. Sur la base des solides acquis d'une recherche particulièrement active depuis l'élan pionnier des années 1950 et 1960, elle redonne un nouveau souffle à de vieux thèmes longuement explorés comme le négoce ou la fiscalité et s'oriente vers de nouvelles voies prometteuses. Si, en effet, l'intérêt accordé aux routes et aux marchés, aux débouchés des arrière-pays et aux enjeux de leur pénétration marchande, aux aléas de la conjoncture et aux mutations du commerce ne se dément pas, l'attention se porte désormais sur la production salicole, ses techniques, ses modes sociaux d'exploitation, son insertion dans les écosystèmes, bref, sur les marais en eux-mêmes et leurs sociétés, en même temps que sur l'impact de la saliculture dans le développement régional. De l'élargissement des champs d'étude, du perfectionnement des voies d'approche, de l'approfondissement des problématiques, les vingt-cinq contributions réunies dans cet ouvrage esquissent un panorama aussi exhaustif que possible. Issues du colloque international et pluridisciplinaire organisé à Nantes et à Batz-sur-Mer en septembre 2004, elles étudient les sels marins avant les marais salants, analysent le passage de la technique ignigène à la technique solaire-aérogène, envisagent dans leur complexité les sociétés saunières et les modes de faire-valoir salicoles, puis les réseaux de commercialisation et ouvrent, pour finir, sur d'intéressantes perspectives comparatives. Placées sous l'expresion significative de « sel de la Baie » vulgarisée par les Anglais et par les Hanséates à la fin du Moyen Âge pour désigner non pas spécifiquement le sel des marais de la Baie mais bien un gros sel marin provenant de la côte atlantique, elles s'inscrivent délibérément dans la longue durée et dans de larges espaces du monde atlantique.

  • Le présent ouvrage rassemble treize communications présentées lors d'un séminaire d'histoire économique et maritime qui s'est tenu en juin 2005 à l'université de La Rochelle sur le thème des évolutions naturelles et des transformations humaines que les sites portuaires et les secteurs littoraux qui leur sont proches ont connues entre la fin du Moyen Âge et le début de l'époque moderne. Traitant d'un ensemble régional de ports ou d'un port en particulier, ces textes balayent de vastes portions du littoral européen atlantique depuis les anciens Pays-Bas jusqu'à l'Andalousie, en passant par le littoral français du golfe de Gascogne. Après l'« optimum climatique » des xie-xiiie siècles, les xive, xve et xvie siècles connaissent des accidents climatologiques qui marquent l'entrée de l'Europe dans un « petit âge glaciaire ». Si les chroniques gardent le souvenir des manifestations les plus spectaculaires (« vimaires » de mer et « volements » de sables), les contemporains ont pris conscience des transformations lentes et progressives, comme le comblement des baies et des estuaires, qui modifiaient la physionomie du littoral et compromettaient les activités traditionnelles liées à la mer (saliculture, pêche, navigation). Les côtes basses et sableuses furent les plus exposées à ces changements comme en témoignent les cas de la Zélande et de la Flandre maritime, du Bas Poitou, de l'Aunis et la Saintonge, de la Gascogne, du Portugal et de la Basse Andalousie. À l'inverse, les ports menacés par le recul de la côte sous l'effet de l'érosion semblent avoir été peu nombreux. Royan et Talmont, à l'entrée de la Gironde, constituent néanmoins deux exemples significatifs. Si les côtes rocheuses du Nord de l'Espagne ont été relativement épargnées par ces phénomènes, les municipalités se préoccupèrent d'améliorer les infrastructures portuaires à partir de la fin du xve siècle, notamment de les protéger des assauts répétés de la mer (Saint-Sébastien, Guetaria, Laredo).

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