• "une histoire brève sans violence cache
    la désolation c'est du mauvais genre
    le courant doit parcourir le haut le bas
    retenons quelques fables disponibles
    on en fera vite ce que l'on voudra oui
    il règne sur la terre desséchée la faille
    impossible à écarter d'une seule main
    le pire peut arriver comment affronter
    les Égyptiens sacralisent couleur noire
    un rappel des crues fertilisantes du Nil."
    Jean-Jacques Viton

  • ça recommence

    Jean-Jacques Viton

    Jonas Mekas connaissait un homme nommé Démon /
    précurseur des zazous il brandissait un Y allongé /
    lance-pierre sans élastique parlait du gaz moutarde /
    qui tuait les hommes poumons en feu courant /
    parmi les chevaux hurlant remplaçait les formules /
    couper un café trop fort par des innovations sévères /
    mitiger un excessif café il conservait avec prudence /
    vivement demain premier jour du reste de ma vie /
    j'ai une vision de la vie et je tente des équivalences /
    parfois je me sens si seul que j'ai envie de hurler

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « ... les parents du mort commandaient à des scribes une sélection de "chapitres" plus ou moins abondante... Le Livre était destiné non seulement aux proches du défunt, mais aussi aux milieux attirés par les connaissances initiatiques et par les mystères... Le choix des "chapitres" était probablement laissé à la discrétion des scribes... Tous commençaient par un titre indiquant, avec une exactitude très approximative, quel usage on pouvait faire du texte... L'attitude du récitant est, en général, celle d'un visionnaire : des visions succèdent à des visions ; la description des difficultés du voyage donne un aperçu des angoisses vécues par les initiés... Le ton est direct, presque terre-à-terre ; rien de superflu ; des choses qui portent, des instruments de travail ; le style est souvent lapidaire, condensé, froid ; des formules algébriques qui s'étagent, se superposent... Jamais aucune allusion à un esprit qui douterait, qui hésiterait, qui réclamerait des "preuves"... Les répétitions rendent parfois le débit monotone... Une certaine incohérence n'est jamais absente... »

empty