• Comment un milliardaire reçu par toute l'élite américaine s'est-il retrouvé, après des années de folie, plongé dans une vertigineuse descente aux enfers ?
    Jeffrey Epstein est incontestablement riche. Il n'a pourtant laissé aucune trace dans le monde de la finance. Sa principale activité ? Assouvir ses pulsions en bande organisée !
    Pendant plus de 20 ans, des centaines de girls, dont beaucoup étaient mineures, feront le voyage vers son île dans l'archipel des Antilles, à bord du « Lolita Express », un de ses avions privés.
    Qui a aidé Jeffrey Epstein ? Qui a participé à ses trafics sexuels ? Qui, parmi les rich and famous inscrits dans son petit carnet noir, l'accompagnait dans l'île de tous les vices ? Clinton, Trump, Kevin Spacey, le prince Andrew... et d'autres ?
    Procureurs sous influences, avocats sans scrupules, nouveaux riches et vieilles fortunes... l'affaire Epstein éclaire d'un jour cru les failles d'une société indifférente aux crimes de ceux qui vivent selon leurs propres règles et qui ne connaissent qu'une loi : celle de l'impunité.

  • "En portant leur duel fratricide du terrain des affaires sur celui des arts, les milliardaires Bernard Arnault et François Pinault sont devenus mécènes.

    Donations, fondation, musées, collections largement ouvertes au public témoignent de leur contribution. En retour, l'art a anobli leurs affaires, dopé leurs bénéfices, sculpté leur statue. Renforcé aussi leur volonté de décrocher le titre de nouveaux Médicis. 
    Le soleil de cette philanthropie a pourtant sa part d'ombre. Déclaration d'amour de Bernard Arnault à l'art contemporain, la Fondation Vuitton est aussi un formidable outil marketing. Ce « cadeau aux Parisiens » et sa collection profitent d'abord au premier groupe mondial du luxe, avec un retour sur image inouï. 
    Ami et promoteur d'artistes d'avant-garde, François Pinault est un grand collectionneur. Mais pourquoi ce refus obstiné de créer une fondation pour sa collection ? La Bourse de Commerce est-elle le musée d'un passionné ou la vitrine d'un homme d'affaires, parfait connaisseur du marché de l'art ?
    Dans un pays détestant la réussite et l'argent des autres, mais avec un État sans discours et sans moyens, l'affrontement des deux milliardaires a ouvert leurs concitoyens à la création contemporaine. Mais il révèle aussi les ambiguïtés de ce nouveau mécénat."

  • Il se passe toujours quelque chose sur la scène de l'art contemporain. Le célèbre artiste Maurizio Cattelan exposait récemment à New-York, - au musée Guggenheim ! - son dernier chef-d'oeuvre : une cuvette de WC en or massif.
    Au printemps 2017, Jeff Koons, autre star du milieu, détournait sans vergogne les chefs-d'oeuvre classiques pour lancer une ligne de sacs d'une grande marque de luxe reproduisant des tableaux célèbres de Léonard de Vinci ou de Rubens !
    à Venise, pour signer son grand retour, son ami Damien Hirst proposait, lui, une exposition hollywoodienne, 200 pièces récupérées d'une épave engloutie : en fait, elles ont été entièrement fabriquées dans ses ateliers ! Prix affichés, entre 400 000 et 4 millions de dollars.
    Dans cet univers sans foi ni loi, des managers affutés manipulent les prix à l'abri des regards et dictent leur volonté au marché dans l'indifférence de la critique comme des conservateurs de musée qui regardent ailleurs, tétanisés par la crainte de rater les « nouveaux impressionnistes ».
    Provocation des artistes, conformisme des amateurs : l'art contemporain devait nous aider à comprendre le monde. Il danse aujourd'hui sur un volcan.
    Bulle des prix, bulle des ego, bulle des gogos : après le Jardin des délices, la Nef des fous ?

  • Les patrons et la gauche ne s'aiment pas, mais ils sont condamnés à vivre ensemble. Depuis le 10 mai 1981, une formidable partie de bras de fer oppose le pouvoir politique au pouvoir économique. De ce duel, les Français intéressés au premier chef ne perçoivent que les échos publics. Les patrons face à la gauche, c'est d'abord le feuilleton de quinze mois de contacts secrets, d'intrigues et d'affrontements. Les patrons face à la gauche, c'est aussi une plongée indiscrète à l'intérieur d'une forteresse mystérieuse, le CNPF : ses rouages, ses services spécialisés (presse, élections), ses experts, ses finances, ses leaders. Les patrons face à la gauche, c'est encore le jugement de vingt-cinq chefs d'entreprise sur le gouvernement socialiste, du dirigeant de PME à Marcel Dassault, de Jean-Maxime Levêque à François Michelin et Antoine Riboud. C'est enfin le regard de P.-D.G. japonais, allemands et américains sur les capitaines d'industrie français.

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