• Les passions des souverains, un autre regard sur l'histoire de France.

    Les rois de France ne sont pas seulement des hommes politiques ou des chefs de guerre : ils sont aussi habités de passions et de centres d'intérêt particuliers. Leur goût pour les arts, les lettres ou les sciences, les livres ou la gastronomie, comme leur pratique de la peinture, de la musique ou de la danse dévoilent à cet égard leur personnalité mieux que leur vie publique. Jean-François Solnon nous fait découvrir dans ce livre novateur l'austère Louis XIII compositeur de ballet, un Louis XIV artiste, guitariste et danseur, un Louis XVI passionné de voyages plus que de serrurerie, un Napoléon Ier connaisseur de musique italienne et de théâtre classique ou encore un Napoléon III père de l'archéologie moderne. Dépouillés de leur image conventionnelle et intimidante, ces souverains gagnent en vérité et en humanité.
    " Ce livre, plein d'anecdotes et de savoir, a le mérite de montrer que le pouvoir, lorsqu'il s'exprime aussi par la culture, prend un tour plus universel et, surtout, plus humain. "Marianne.

    1 autre édition :


  • Six siècles de liens incessants entre l'Empire Turc et l'Occident.

    Au fil des siècles, l'Europe, toujours méfiante, a souhaité percer les secrets de la civilisation ottomane, et fut bientôt fascinée par elle. Contrairement à l'idée reçue, ces deux mondes, toujours rivaux, ne s'ignoraient pas. Au XVIIIe siècle, l'Empire ottoman lui-même consent à s'ouvrir à l'Occident et emprunte progressivement recettes militaires, méthodes gouvernementales, réussites scolaires, une partie de sa législation, manières architecturales, usages vestimentaires... Depuis le XIXe siècle, la " tentation de l'Occident " le dispute à l'ancrage dans l'islam ; ambivalence que l'on retrouve jusqu'à Erdogan.
    A la logique de guerre (dont elle suit les principales étapes), cette histoire croisée ajoute - en prenant prétexte d'une personnalité, d'un objet, d'une oeuvre d'art - l'analyse d'une rencontre entre deux sphères culturelles qui, tout en se déchirant, ont toujours communiqué.

  • Un livre qui balaie la légende de la reine vêtue de noir, concoctant dans l'ombre ses poisons et une politique machiavélique.
    Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France.
    Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. "Le seul homme de la famille", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : "Une femme qui fut un roi."
    Jean-François Solnon, professeur à l'université de Besançon, a notamment publié un Henri III, une Histoire de Versailles (tempus) et, dernièrement, un remarquable Turban et la Stambouline. L'Empire ottoman et l'Europe, XIVe-XXe siècle.

  • Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle.Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée. Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.

  • Pour beaucoup de nos contemporains, la Cour n'est qu'un lieu de divertissements et de plaisirs, les courtisans, des gens oisifs et inutiles. L'escadron volant de Catherine de Médicis, le scandale des Poisons, l'affaire du Collier résumeraient son histoire.
    En réalité, loin d'être un archaïsme, la cour de France est, depuis François Ier, une création de l'Etat moderne. Instrument de pacification nobiliaire, elle a permis à la monarchie de s'affermir. Foyer de culture et de civilisation, elle a été un modèle imité de l'Europe entière. Trois siècles durant, les Valois puis les Bourbons ont ainsi forgé une subtile mécanique, portée à son apogée par Louis XIV, rayonnante mais déjà dénaturée sous ses successeurs.
    Réfutant les légendes et les clichés, Jean-François Solnon montre dans cet ouvrage - le premier consacré à la cour de France - les forces et les faiblesses de l'institution la plus brillante des temps modernes. Tant il est vrai qu' "un monarque sans cour est un grand arbre déraciné que le moindre coup de vent renverse".

    Jean-François Solnon est maître de conférences à l'université de Franche-Comté.

  • Henri III

    Jean-François Solnon

    Un portrait fouillé et nuancé du dernier des Valois, puisé aux meilleures sources d'archives, qui réhabilite un grand roi, dont les contradictions lui ont valu une réputation injustifiée. Dans l'histoire de France, jamais roi n'a été autant calomnié qu'Henri III (1551-1589). Ses adversaires l'ont accusé de tous les maux. L'Histoire n'a retenu que l'homme futile et efféminé, peu préoccupé de régner, aux amitiés masculines ambiguës. Loin des clichés, ce livre raconte un règne de quinze ans dans une France déchirée par la guerre civile. Henri a gouverné, réformé et légiféré. La défense de l'autorité royale a été son souci constant. Pour elle, il a fait exécuter le duc de Guise à Blois. Pour elle, il s'est allié à Henri de Navarre, le futur Henri IV. A cause d'elle, il a été assassiné par un moine fanatique à l'âge de trente-huit ans. Jean-François Solnon, professeur des Universités, a notamment publié une Histoire de Versailles (tempus) et une biographie de Catherine de Médicis.

  • Versailles sans masques.Ce monument est l'incarnation du génie français, pour nous et le reste du monde, puisque plus de 7 millions de visiteurs le visitent chaque année.
    Le château de Versailles nous est si familier qu'on croit le connaître. A tort. Est-il né de la jalousie de Louis XIV envers Fouquet ? Est-il le chef d'oeuvre de l'art classique français ? Que sait-on au juste des Grands et des Petits appartements, du Grand et du Petit Trianon, du Parc cet des Grandes eaux nocturnes ? Versailles fut-il un luxe inutile et ruineux ? Est-il à la fois le lieu des fêtes permanentes et du pouvoir absolu ? A-t-il été délaissé après la mort du Roi-Soleil ? Napoléon l'a-t-il détesté et Louis-Philippe, sauvé ? Les légendes ne manquent pas. Le propos de ce livre est d'en faire litière, comme de bousculer les semi-vérités.

  • De l'Antiquité à la Révolution russe, les portraits de onze couples qui ont fait l'histoire côte à côte. La royauté se conjugue rarement au pluriel. L'art de gouverner serait-il exclusivement un privilège masculin ? Les épouses de monarques qui ont accédé au pouvoir politique démontrent le contraire. Pour la première fois, Jean-François Solnon a cherché la femme à côté de l'homme, et réciproquement, pour nous raconter l'histoire " à quatre mains " des couples royaux durant quatorze siècles : de Justinien et Théodora de Byzance à Nicolas II et Alexandra de Russie en passant par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, Louis XIII et Anne d'Autriche, Louis XVI et Marie-Antoinette, Victoria et Albert, Napoléon III et Eugénie, François-Joseph et Sissi...

  • Dans l'imaginaire collectif, Louis XIV est le roi par excellence. Un Roi-Soleil orgueilleux qui a marqué de son empreinte le monde des arts et des lettres et domestiqué sa noblesse en l'asservissant à Versailles. Un monarque absolu, indifférent à son peuple, soumis aux désirs de ses maîtresses, qui aurait trop aimé la guerre et ainsi ruiné la France.
    Or, cette vulgate recouvre bien des légendes qui sont surtout des mensonges. Pour les démasquer, Jean-François Solnon propose une nouvelle approche : en quarante chapitres, il pose les principales questions sur l'homme et le règne. Louis XIV a-t-il présidé une jeune cour débauchée ? A-t-il vraiment déclaré : " l'Etat, c'est moi " ? Qui était le Masque de fer ? Les réponses, fournies et incisives, rétablissent une vérité à rebours des idées reçues.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty