• Entrez simplement chez Jean-François Sené. Entrez tranquillement dans son recueil, poussez les pages, comme vous entreriez peut-être dans un cimetière, sachant pertinemment qu'il vous faudra alors croiser ou recroiser votre vie et vos sempiternelles questions, effleurant du doigt telle ou telle croix ou telle pierre, plantée, droite, en terre...

  • Ces "paysages" sont une invitation à un voyage semé d'escales en divers lieux à la rencontre d'êtres différents de nous et pourtant nos semblables, ou une quête sentimentale à jamais vaine dans des îles qui sont autant de Cythère où s'esquissent des " figures" comme dans un tableau de Watteau, ombres séduisantes et furtives qui s'évaporent telle la rosée au petit matin.
    La poésie est voyage, rêve ou cauchemar et, comme tout songe, elle a sa part de vérité ou de fantasme ; elle est jeu entre vision et illusion, mémoire et oubli, passé et présent.

  • Le théâtre élisabéthain et plus particulièrement celui de Shakespeare fascine toujours un vaste public malgré des mises en scène fort douteuses, voire scandaleuses. Ignorer le caractère immortel de l'oeuvre du barde de Stratford et situer les intrigues de ses pièces dans notre propre temporalité est en fait nier que son contexte historique originel est lui-même universel et qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Réinscrire les pièces de Shakespeare dans leur contexte temporel, imaginaire ou non, montre combien le monde dans lequel elles s'inscrivaient est proche du nôtre sans qu'il soit nécessaire d'en souligner maladroitement sur scène les caractères communs. Le texte a été aimablement revu et amendé par M. Henri Suhamy, professeur d'université et éminent spécialiste de Shakespeare.

  • Au fil de nouvelles sensuelles et ambiguës, Jean-François Sené nous entraîne dans un voyage littéraire entre quête d'identité et émois.
    « Puis ils apparurent tous les deux, se faisant face, orants perdus dans l'adoration l'un de l'autre, elle sa chevelure défaite tombant sur ses épaules, lui un sourire, plaie pourpre, sur les lèvres. Lui... »

  • Stèles poétiques, aux accents bibliques, en mémoire des disparues dans les camps de la mort.
    « en ce temps-là
    ne l'oublie jamais
    la bête se promenait
    dans le monde
    comme
    en son jardin »

  • Troisième et dernier recueil du triptyque constitué de "Passions tristes" et "Tombeau des belles disparues".
    « Jean-François Sené, humaniste et fin poète, nous révèle ici son amour pour l'Indochine ; ces terres partagées entre plusieurs vents et mers. Le vent de l'Ouest aura certainement été le plus violent, au Viêt Nam, entre 1946 et 1972. [...] Le poète, dans la citation qu'il met en exergue à son recueil, précise son projet : "Je dirai les massacres d'hier pour garrotter ceux de demain" ».
    Laurent Fels, Postface.
    « ma beauté n'est que
    maladresse tempérée
    mélodie atonale
    rime ébréchée
    macule sur la pupille
    où se brouille le monde
    crâne peuplé d'échos
    voix éteintes convoquées
    au sabbat des morts
    dernière larme de fiel
    dans la coupe des flammes »

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