• Né en 1945 en Irlande, professeur à Princeton, Philip Pettit est l'un des grands théoriciens politiques contemporains. Il est à la tête du courant républicaniste qui défend une idée à la fois exigeante et minimaliste du bien commun: la seule "chose publique" (res publica) est la non-domination. Une fonction essentielle du droit est de la garantir.

  • L'individualisme radical est considéré comme le signe distinctif de la philosophie politique moderne : chacun étant à lui-même la mesure de son propre bien, les règles communes de justice et de droit ne peuvent naître que du consentement, du contrat ou de l'artifice. Cet ouvrage étudie la manière dont, à travers l'oeuvre de Locke, se transmet à l'époque moderne l'idée de normes morales liant les individus de manière à les former en communautés pré-politiques. Grâce à cette communauté éthique les citoyens des démocraties modernes sont solidaires sur des principes abstraits de moralité. La liberté moderne se trouve fondée non seulement sur des mécanismes constitutionnels qui permettent d'arrêter le pouvoir par le pouvoir, mais aussi par l'idée que la constitution de l'autorité se fait sous le regard de la conscience morale des citoyens et que sa légitimité tient au respect des principes sur lesquels ils s'associent.

  • La pensée politique européenne contient un vaste réservoir d'idées et de conceptions qui peuvent servir de remèdes aux maux des sociétés contemporaines.
    Ces idées et ces conceptions - inspirées par le républicanisme et l'humanisme civique - ont constitué, jusqu'à une période récente, une sorte de « face cachée » dans l'écriture de l'histoire de la philosophie politique moderne, alors même qu'elles représentent un trésor pour faire face aux difficultés que rencontre l'affranchissement de l'individu dans les sociétés libérales de notre temps.

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