• Haïti, 12 janvier 2010. En moins d'une minute, un tremblement de terre détruit une partie de la capitale Port-au-Prince et plusieurs villes voisines. Plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et plus d'un million de sans-abri. Un formidable élan de générosité international mais aussi une multitude d'interventions humanitaires non exemptes de critiques. Une nouvelle fois, Haïti est blessée. Affaiblie par un demi-siècle de gestion politique, économique et sociale désastreuse ainsi que par une succession de catastrophes naturelles (cyclones, inondations, sécheresses, épidémies), la « perle des Antilles » se relèvera-t-elle ? Beaucoup sont ceux qui aujourd'hui répondent par l'affirmative malgré l'importance des obstacles à surmonter. Comme si le 12 janvier 2010 marquait la fin d'une époque et donc le début d'une autre. Conçu comme un « trialogue » entre la société civile haïtienne, la diaspora et le monde de la solidarité internationale, cet ouvrage est né à l'occasion du colloque « Haïti : des lendemains qui tremblent » qui s'est tenu à Genève en janvier 2011. Il réunit des contributions d'experts qui considèrent que le tremblement de terre et ses conséquences créent les conditions d'un grand débat national et international sur l'avenir d'Haïti. Il analyse sans complaisance les faiblesses de la société haïtienne, les ambiguïtés de la diaspora et les jeux souvent contestables de l'aide internationale. Il propose des pistes de réflexion et des priorités pour reconstruire une société aspirant à plus de liberté, de justice et d'égalité. Le séisme sera-t-il l'événement qui permettra à Haïti d'entrer enfin dans le xxie siècle ?

  • Thanks to recent progress in biotechnology, surrogacy, transplantation of organs and tissues, blood products or stem-cell and gamete banks are now widely used throughout the world. These techniques improve the health and well-being of some human beings using products or functions that come from the body of others. Growth in demand and absence of an appropriate international legal framework have led to the development of a lucrative global trade in which victims are often people living in insecure conditions who have no other ways to survive than to rent or sell part of their body. This growing market, in which parts of the human body are bought and sold with little respect for the human person, displays a kind of dehumanization that looks like a new form of slavery. This book is the result of a collective and multidisciplinary reflection organized by a group of international researchers working in the field of medicine and social sciences. It helps better understand how the emergence of new health industries may contribute to the development of a global medical tourism. It opens new avenues for reflection on technologies that are based on appropriation of parts of the body of others for health purposes, a type of practice that can be metaphorically compared to cannibalism. Are these the fi rst steps towards a proletariat of men- and women-objects considered as a reservoir of products of human origin needed to improve the health or well-being of the better-off? The book raises the issue of the uncontrolled use of medical advances that can sometimes reach the anticipations of dystopian literature and science fiction.

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