Littérature générale

  • La trame conjugale n'était pas mon premier livre, mais ce fut celui qui me fit connaître. Immédiatement, il fit parler, beaucoup. Mon analyse du couple par le linge faisait rire. Plus grave, une fraction minoritaire du mouvement féministe, tenante d'une analyse en termes de guerre des sexes, vit en moi un ennemi de la cause des femmes. D'abord parce que j'étais un homme, tout simplement. Ensuite et surtout, parce qu'en analysant les processus qui reproduisent durablement l'inégalité (c'est ce qui est au centre de ce livre), j'insiste sur la mémoire historique qui pousse les femmes à agir malgré elles.
    Certains lecteurs pressés pourraient y voir une preuve de la différence de nature entre hommes et femmes (différence irrémédiable, pouvant alimenter les critiques contre la « théorie du genre »). Or c'est de tout le contraire qu'il s'agit.
    La marche vers l'égalité dépend moins à mon avis d'une guerre des femmes contre les hommes que d'un combat intérieur des uns et des autres contre la part d'eux-mêmes qui résiste. Les hommes doivent se faire violence pour prendre en charge davantage ces tâches ménagères qui ne les motivent guère. Et les femmes doivent se faire violence également, pour accepter que la vaisselle ou le repassage ne soient pas faits comme elles rêveraient qu'ils le soient.
    Jean-Claude Kaufmann

  • Nous ne sommes toujours pas capables de faire le clair sur la notion d'identité, employée la plupart du temps à contre-sens, comme déterminant les individus selon leur nature ou leur origine. Or c'est cette erreur de définition qui la rend extrêmement dangereuse politiquement, et même explosive face à la crise de civilisation qui s'annonce.

  • Une seule rencontre et deux histoires. Dans ce récit hors normes le lecteur est libre de naviguer de Charlène à Sami ou de suivre simplement la progression d'un roman qui se nourrit des contrastes de deux personnages qui vivent en parallèle une seule et même aventure. À elle la désinvolture et la gouaille branchée, à lui le romantisme torturé de l'artiste. Une inversion des rôles présupposés. À moins que...Sociologue, analyste pointu de la vie du couple trahie par les objets du quotidien, Jean-Claude Kaufmann est suivi par un très large public séduit par l'originalité de sa démarche. La fille qui rêve est son premier roman. On y retrouve l'oeil du sociologue qui, à sa manière, sonde les reins et les coeurs mais on découvre ici un rare talent de conteur qui se glisse sans difficulté dans les jeux d'un univers dont le lien initial est Internet. Une remarquable performance qui devrait séduire et élargir encore le public de l'auteur.

  •             Minceur, rondeurs et beauté.Régimes, crèmes miracle, gant de crin, bistouri, liposuccion, pourquoi tant de haine ? Trop grosses, forcement trop grosses, jamais les fesses n'avaient ete autant torturees.
    Jean-Claude Kaufmann à mené l'enquête. Il nous entraîne dans une surprenante géopolitique du derrière où s'opposent l'hémisphère Nord, martyre d'une irrésistible injonction à la minceur extrême et le Sud, qui ne le conçoit que bien rebondi.
    Il décrypte la tyrannie des normes imposées aux femmes par le regard supposé de l'autre, plus encore par leur propre regard qui varie suivant les modes et les époques. Par quel singulier miracle leur corps lui-même suit-il cette dictature des canons de beauté ambiants ? Entre minceur et rondeurs, où cette guerre planétaire nous mène-t-elle ? Quelle sera la silhouette, demain ?
    Jean-Claude Kaufmann nous livre les clés de ces mystères et prévient : il faut suivre les fesses de très près pour saisir vers où va le monde.

  • Internet a bouleversé le paysage des rencontres amoureuses. Avec une étonnante rapidité, la sexualité s'est banalisée au point de devenir un nouveau loisir. Mais le sexe peut-il vraiment devenir un loisir comme les autres ? Le sexe-loisir rend l'engagement conjugal encore plus difficile. Comment combiner sexe et amour, plaisir de l'instant et engagement durable ? Cet essai en donne quelques clés.

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