Sciences humaines & sociales

  • Le sociologue Jean Viard dresse un état des lieux de la situation territoriale de notre pays : qu'en est-il de la décentralisation ? Du rapport entre Paris et la province, les provinces ? En quoi la pandémie a-t-elle pu permettre une certaine prise de conscience ? Quels sont les enjeux de demain ? Force de propositions, ce petit ouvrage d'un spécialiste de nos territoires passionnera tous ceux que l'organisation spatiale et politique de la France intéresse.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et La Page blanche (2020).

  • Jean Viard pose comme point de départ que la démocratie telle que nous l'avons connue n'existera plus. En effet, elle était structurée par l'existence de groupes humains liés aux conditions de production et aux territoires des nations. Or, si classes et nations s'entremêlaient, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Écart de richesse, révolution numérique, communautarisme, tourisme... Tous ces éléments (et bien d'autres) ont contribué à faire disparaître l'objectif d'une révolution mondiale. L'humanité, physiquement réunifiée au XXe siècle, se trouve liée désormais pour sa survie face au dérèglement climatique, liée par le numérique. Dans ce nouvel essai, le sociologue dresse le constat d'un monde dont les codes ont définitivement changé, et nous exhorte à le comprendre pour éviter le drame.

    />
    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et Une société si vivante (2018).

  • Il n'y a plus un seul et même chemin vers le monde du travail - des études au salariat - et la place des jeunes sur le marché du travail doit être pensée à travers une nouvelle culture de l'intermittence. Dans cet ouvrage, Jean Viard dresse un tableau de l'évolution de la place du travail dans nos sociétés, et propose des pistes pour que, cinquante ans après 1968, une politique d'autonomie de la jeunesse devienne un enjeu de société, et de démocratisation, essentiel.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et L'implosion démocratique (2019).

  • "La France. Nous allons y passer environ 700 000 heures chacun, y respirons 15 000 litres d'air par jour, y laissons deux enfants après 4000 à 6000 étreintes. Nous y travaillons peu ou prou 70 000 heures après avoir fait, de plus en plus souvent, 30 000 heures d'études. Nous y perdons nos parents vers 63 ans quand depuis 10 ans déjà nos petits-enfants viennent pour les vacances. Plus de 4 milliards d'humains se sont connectés sur internet depuis 10 ans. 6 milliards de téléphones portables ont été vendus sur la planète. C'est cette Humanité en train de faire terre commune qui est passionnante et explosive. Car ce monde est vivant, créatif, changeant tellement vite que souvent on n'y comprend plus rien et qu'on se croit perdu. Mais il y a un fil, de nouveaux liens. Cherchons." Jean Viard

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012).

  • Jean Viard dresse un portrait de la France bien différent des images courantes. La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont "discontinues", la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes...
    La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner.

  • Pour Jean Viard, le nouvel âge du politique a commencé un soir à Berlin, en 1989. Le sociologue décrit la nouvelle étape de l'aventure humaine dans laquelle nous sommes engagés depuis : le temps de l'individu triomphant, de la réunion planétaire des tribus et de la grande mondialisation.« La mondialisation, même si elle est lourde de risques, est surtout porteuse de l'espoir d'un renouveau d'une politique qui était à bout de souffle. Tout le livre est un acte de foi en l'avenir dont le lyrisme agacera sans doute les prophètes du malheur mais qui apporte une bouffée d'air inhabituelle. » Les ÉchosJean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Spécialiste notamment des temps sociaux, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, chez le même éditeur, Nouveau portrait de la France et Le moment est venu de penser à l'avenir.

  • Le monde est en ce moment souvent noir - comme Daech - ou brun - comme les extrêmes droites. Pourtant, la société collaborative et numérique nous entraîne dans une mutation économique et culturelle aussi puissante que celle de la révolution industrielle. Ce livre est le récit des réussites de nos sociétés, mais aussi celui de leurs boule­versements : alors qu'une « classe créative » rassemble innovation, mobilité et liberté individuelle au coeur des métropoles productrices de richesse, les classes hier « dominantes » se retrouvent exclues, perdues, basculant leur vote vers l'extrême droite. Jean Viard propose une analyse sans concession des limites du politique dans la société contemporaine et exhorte les acteurs culturels à se réapproprier le rôle de guide en matière de vision sociétale à long terme. Des propositions innovantes pour repenser le vivre-ensemble dans un monde qui a besoin de recommencer à se raconter.Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Gilles Vanderpooten a participé à l'élaboration de cet ouvrage.

  • Cet essai peut se lire comme le récit politique du dernier quart de siècle, une fresque contemporaine au trait enlevé. Mais aussi comme une tentative d'explication du succès d'Emmanuel Macron. L'auteur va chercher vingt-cinq ans en arrière - à la chute de l'URSS en 1989 - les racines de l'implosion de nos champs politiques. On y voit le mythe révolutionnaire et les sociétés de lutte de classe être peu à peu remplacés par des groupes identitaires, territoriaux et religieux, et l'on assiste à la naissance d'une pensée écologique et mondialisée. En parallèle, la société industrielle mue en société numérique et collaborative. Le François Mitterrand de 1981 qui nationalisa une part de l'économie paraît très loin de l'Emmanuel Macron de 2017 qui veut mettre l'entreprise au coeur de la société. L'Europe pacifique et anticommuniste du premier est fort loin de l'Europe de combat du nouveau Président. Et pourtant, dans les deux cas, leurs personnalités font la différence et permettent d'écrire l'histoire. Mais dans notre société totalement connectée, va-t-on savoir refaire de la politique qui rassemble, y compris dans le débat, ou sommes-nous réduits à une démocratie de tweets et de followers ? Une interrogation lourde pour notre avenir.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Nouveau Portrait de la France et Le moment est venu de penser à l'avenir, chez le même éditeur.

  • La semaine de cinq jours et l'avènement des congés payés ont ouvert la voie à une société individualisée bâtie sur le désir de liberté, écrit Jean Viard, un des meilleurs - et rares - spécialistes des moeurs pèlerines et vacancières de notre société, qu'il scrute dans cet ouvrage. » Béatrice Jérôme, Le Monde

  • Célébrée hier comme cause nationale, cette maladie qui touche 900 000 personnes est intégrée aujourd'hui dans une politique de santé publique interministérielle aux côtés d'autres affections neuroévolutives connues et moins connues du grand public. La maladie d'Alzheimer « transgresse » les processus pathologiques, les cadres, que l'on a bien voulu, jusqu'ici, lui assigner. La guérison demeure lointaine et incertaine. Peut-on « enfermer » la maladie dans le seul champ de la neurologie, de la génétique, d'une neuropsychologie repensée, de la psychologie ?

  • Les moyens du nazisme sont toujours disponibles pour justifier des crimes contre des hommes en raison du "danger" qu'ils représentent pour la pureté ethnique. "Si la destruction des Juifs a pris fin en 1945, le phénomène est demeuré" (Hilberg). Les nazis sont défaits mais pas leurs idées et méthodes. Ainsi, le processus de la déshumanisation peut toujours repartir. On retrouve ici les préoccupations du Conseil National de la Résistance, de René Cassin et du Constituant Allemand de 1949.

  • La mise en oeuvre des dispositions de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale n'est pas simple : Comment concilier liberté et protection, comment concilier intimité et vie collective, etc. ? A destination des professionnels du secteur, cet ouvrage est un début de réponse construit à partir de la capitalisation d'expériences portant à la fois sur les modalités de mise en oeuvre des droits des usagers et sur les outils qui en garantissent l'effectivité.

  • Malgré les appels de plus en plus pressants à un réarmement républicain de l'école française, l'enseignement de la littérature reste coupé de la vie, qu'on entende cette dernière à l'échelle de la personne ou à l'échelle du politique. Le présent volume tente de combler cette lacune en commençant à montrer pourquoi l'esprit républicain est justement la pierre de touche la plus pertinente dont nous disposions sur le marché des philosophies politiques depuis la chute du mur de Berlin et sous la mondialisation ultralibérale. La République a des principes, dont les meilleures formulations, dans un sens social, seront recherchées chez Pierre Leroux et chez Marcel Mauss. Elle a aussi une histoire qui appelle à un retour à la diachronie. Contre un classicisme fixiste, Gustave Lanson avait déjà, il y a plus d'un siècle, fondé l'histoire littéraire. Bruno Viard propose d'élargir plus encore l'approche des textes en y faisant entrer une politique et une sociologie elles-mêmes fondées en psychologie. Mais quelle politique ? Mais quelle sociologie ? Mais quelle psychologie ? La méthode mise au point par l'auteur à partir de l'esprit républicain d'une part, à l'aide d'une psychologie et même d'une psychanalyse fondée sur le besoin de reconnaissance d'autre part est appliquée à deux objets bien différents : la littérature romantique, la littérature antillaise.

  • Des femmes, des enfants, des familles entières se noient tous les jours en Méditerranée... le plus grand cimetière marin de la planète. Des jeunes élevés dans nos quartiers nous tirent dessus, ou partent faire la guerre en Syrie et en Irak, en Libye avec Daech. Ici, les peurs montent - l'extrême droite progresse - et poussent au populisme jusqu'à Londres, Moscou et Washington. En même temps, pour voir une grande mosquée, il faut aller jusqu'à Paris alors qu'il y a plusieurs millions de Français musulmans. Et on ne parle des quartiers que lorsque des voyous s'entretuent ou attaquent une voiture de police. Terrorisme, Brexit, Donald Trump... et après ? Quand va-t-on enfin regarder la situation en face, cesser les grandes incantations républicaines pour remettre à plat un vivre-ensemble en crise ? Quand va-t-on valoriser une France multiple comme une chance au coeur de la mondialisation, saisir les enjeux de l'Afrique au xxie

  • La seconde guerre mondiale

    J.P Viard

    • Larousse
    • 18 Janvier 2012

    À la fin des années 30, les Français assistent, inquiets et impuissants, à l'implacable montée du nazisme. Les accords de Munich, signés en septembre 1938, octroient à l'Europe un répit que les plus réalistes savent précaire. Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. Le 3, la France et l'Angleterre, qui avaient promis leur assistance à la Pologne, déclarent à leur tour la guerre l'Allemagne. C'est le début d'un conflit qui embrasera le monde entier.

  • Jean Blaise est l'inventeur de la Nuit Blanche à Paris, du Lieu Unique, du Voyage à Nantes. Jean Viard, s'il est sociologue, est aussi cofondateur des éditions de l'Aube ; il fut administrateur du théâtre de Châteauvallon quand Toulon était dirigée par le FN, porteur du projet de transformation du Vieux-Port à Marseille... Ce livre est donc l'échange entre deux acteurs qui, forts de leurs expériences, analysent les changements de nos sociétés et appellent à une interrogation radicale de nos politiques culturelles. Il plaide pour que la culture sorte de «

empty