Histoire

  • Le sucre, devenu au fil du temps un symbole de luxe, de richesse et de bien-être a joué au cours des siècles un rôle prépondérant. Pour ce simple produit dagrément on a tissé des alliances internationales, déclaré des guerres, engagé des capitaux considérables, déplacé des populations Il sest donc comporté comme un véritable  acteur  de lHistoire.
    Le goût du sucré, dès la plus lointaine antiquité, était satisfait par le miel ; la véritable entrée du sucre date de lexploitation intense de la canne à partir du XVIe siècle dans les Antilles. Les besoins de main-duvre donnent alors naissance à un trafic triangulaire ou quadrangulaire au cours duquel des milliers de  bois débène  sont transférés aux Antilles, puis au Brésil, à Saint-Domingue ou à Cuba. Le sucre, cest également une compétition franco-anglaise féroce, une explication sans doute partielle mais importante de la politique étrangère des XVIIIe et XIXe siècles.
    Le déclin des empires coloniaux, les soucis dindépendance économique et les besoins dautarcie ont favorisé le développement de la betterave sucrière aux XIXe et XXe siècles et le sucre de betterave cohabite désormais avec le sucre de canne. Mais on a vu apparaître il y a quelques décennies des succédanés qui ont commencé à influer sur la structure du marché du sucre. Peut-être vivons-nous actuellement une nouvelle distribution des pouvoirs dans le monde sucrier ?

  • L'affaire La Chalotais demeure le scandale le plus retentissant du règne de Louis XV. Il réunit une intrigue sentimentale, la passion du roi pour une mystérieuse maîtresse qui reçoit des lettres aussi enflammées que compromettantes ; une querelle sociale et mondaine à l'intérieur des salons qui gravitent autour de la cour ; une affaire politique enfin puisque La Chalotais, procureur général auprès du parlement de Rennes, est l'un des leaders de l'opposition à Louis XV. Grâce à de multiples archives, tant privées que publiques, Jean Meyer reconstitue les méandres d'une conspiration qui visait à, rien de moins, qu'à remplacer Louis XV. Étendant ensuite sa réflexion aux règnes des Bourbons, il montre le rôle essentiel joué par les clans formés autour des reines et des maîtresses royales. C'est là que s'élaborent les campagnes d'opinion, que la contestation de la monarchie absolue s'enracine. Jamais le pouvoir des femmes n'a été aussi grand, jamais elles n'ont été autant manipulées, soupçonnées et traînées dans la boue : les intrigues de coeur deviennent des affaires d'État.

  • Obra acerca de tres movimientos con relativa concordancia cronológica, que movilizaron a gran escala, efectivos similares sobre espacios comparables en diferentes contextos geográficos, étnicos, culturales (religión, cultura, política), pero en una situación común de fronteras agro-extractivas en expansión, las estepas y el Ural, el Alto Perú, el Bajío y el Occidente mexicano.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Du Colbert « justifié » par Voltaire contre l'avis de ses contemporains, héros national de la IIIe République, au Colbert de certains chercheurs actuels, édifiant sa fortune matérielle et politique, les images contradictoires du maître d'oeuvre des magnificences et des guerres de la période glorieuse du Roi-Soleil n'ont jamais manqué. Aux jugements passionnés des historiens sont venues se superposer les contradictions, non moins virulentes, des économistes, passés, présents, et sans doute futurs. Choisir entre ses versions partielles, et donc partiales, est chose trop facile. Toutes sont, à la fois, vraies et fausses. Car l'homme, comme tout humain, a été plein de contradictions. Au moment de son mariage, il possédait moins de 50 000 livres, à sa mort plus de 10 millions. Habitude du temps, les Louvois et autres réaliseront des performances assez comparables. Peu importe d'ailleurs. Reste sa (ses) politique(s). Quels en ont été les buts et les moyens ? Les buts sont clairs : donner au roi de France le maximum de puissance ; quant aux moyens, les choses sont beaucoup moins évidentes. On pourrait, en fin de compte, se demander si Colbert n'est pas, d'abord, un pragmatique, agissant au coup par coup, et camouflant cette manière d'agir (et d'être) de quelque justificatif « idéologique ». Pour l'essentiel, un ministre qui se veut rationnel, à une époque où, pour la première fois, le pouvoir commence à disposer de quelques-uns des moyens nécessaires pour gérer un pays.

  • Il y a 30 ans, le mur de Berlin tombait, surprenant les Berlinois, les Allemands, le monde entier. Un an plus tard, l'Allemagne était réunifiée. Si une erreur de communication est à la source de ce bouleversement majeur, depuis longtemps déjà le bloc soviétique vacillait. Que s'est-il donc réellement passé cette nuit du 9 novembre 1989 ?
    Michel Meyer, alors journaliste à l'ORTF, était à Berlin. Comme tous les autres reporters, il ne s'attendait pas à ce que le mur s'effondre du jour au lendemain, et vécut cet événement fondateur de l'intérieur sans l'avoir anticipé... Ce témoignage exceptionnel sur les circonstances et les conséquences quasi immédiates, politiques et sociales, de la chute du mur, raconte et décrypte également le monde d'après, d'après la guerre froide et le communisme, d'après un continent coupé en deux, celui d'une société traumatisée par les totalitarismes, d'une Europe à reconstruire alors que la construction européenne est déjà bien avancée, de deux civilisations qui se rencontrent sans s'y être préparées. Sous quels auspices eut lieu la réunification ? Comment les dirigeants de l'époque, mais aussi les Berlinois et les Européens vécurent-ils ces moments charnières ? Que se passait-il alors en Russie ? aux États-Unis ? en Chine ?
    De 1989 à aujourd'hui, Mur de Berlin, le monde d'après brosse un portrait unique, inédit et finement documenté de l'Europe, et s'appuie sur des témoignages des grands témoins d'alors, journalistes, historiens, hommes politiques. Avec pour ambition d'envisager sereinement celle de demain.

  • Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, à Berlin, le monde a changé de visage. Le « mur de la honte » s'est effondré sans combat. Et la guerre froide de s'achever, et l'URSS d'exploser... Ce livre raconte les manoeuvres, les tractations, les intrigues qui ont mené à ce basculement. Pourquoi l'URSS n'a-t-elle pas réagi comme par le passé ? Quelle a été l'action... ou l'inaction de Mikhaïl Gorbatchev ? Contre quelle redoutable conjuration de cavaliers de l'Apocalypse une Raïssa Gorbatcheva, par exemple, a-t-elle dû lutter pour retenir le bras armé du maître du Kremlin ? Sur le devant de la scène ou en coulisses, quel a vraiment été le rôle de chacun des acteurs ? À la manière d'un thriller, cette enquête historique inédite révèle la partie de poker stratégique d'une rare perversité qui, du printemps 1987 à l'automne 1990, a mobilisé les grands fauves de la géopolitique et du renseignement soviétiques, allemands et anglo-saxons. Avant, pour ainsi dire par inadvertance, de provoquer l'impensable, la fin de l'Empire soviétique. Écrivain et journaliste, Michel Meyer a été pendant plus de quinze ans le correspondant en Allemagne d'Antenne 2, de France Inter et de L'Express. Intime de la chose allemande, confident et traducteur de Willy Brandt, proche des chanceliers Helmut Schmidt et Helmut Kohl et expert des problématiques Est-Ouest, il est aussi l'auteur d'une douzaine d'essais et de romans, dont Le Frère rouge et Le Réveil du poisson-chat. 

  • Dans la France de la seconde moitié du xixe siècle, le Juif et l'homosexuel sont les figures réprouvées d'une époque marquée par une crise de l'identité masculine. La défaite contre la Prusse a été vécue comme un drame national, une preuve de l'affaiblissement de la France et de la dégénérescence de la " race ". Les coupables sont vite désignés : l'" invasion juive " et la dépravation des moeurs.

    Dans la France de la seconde moitié du xixe siècle, le Juif et l'homosexuel sont les figures réprouvées d'une époque marquée par une crise de l'identité masculine. La défaite contre la Prusse a été vécue comme un drame national, une preuve de l'affaiblissement de la France et de la dégénérescence de la " race ". Les coupables sont vite désignés : l'" invasion juive " et la dépravation des moeurs.

    Très rapidement et de manière massive, le théâtre puis le cinéma se font l'écho de cet antisémitisme et de cette homophobie. Ils mettent en scène des Juifs et des homosexuels présentés sous des dehors à la fois grotesques et répulsifs, en un jeu de correspondances qui éclaire puissamment les hantises liées à la sexualité, à la peur du mélange et au rejet de l'altérité.

    De Renoir à Pagnol, de Sarah Bernhard à Sacha Guitry, des Goncourt à Gide, cette traversée du monde du spectacle est une véritable plongée au coeur de la société française de la fin du XIXe à

    la Seconde Guerre mondiale, qui fait de l'homme blanc, bourgeois, catholique et hétérosexuel, le pilier de la nation.

  • La misère morale et matérielle, la souffrance et le maintien dans des conditions humiliantes des réfugiés palestiniens, parqués dans des camps depuis 62 ans, sont intolérables pour la conscience universelle. Victimes de la guerre arabo-israélienne, les 650 000 réfugiés de 1949 sont devenus, en 2011, 4 800 000. Comment se fait-il que le Haut Commissariat aux Réfugiés de l´ONU, qui s´efforce partout de faire disparaître les populations de réfugiés par leur intégration dans les pays d´accueil, ait pu laisser cette situation dégénérer de la sorte ?
    Plusieurs facteurs expliquent cette tragédie humaine. Le principal relève d´un manquement de l´ONU, qui, par une anomalie juridique et discriminatoire, a créé une agence spécifique pour traiter le problème : l´UNRWA, unique par son statut, avait pour mission de porter assistance aux réfugiés palestiniens dans les domaines de la santé, de l´éducation et des services sociaux. Or, force est de constater que cette agence - qui accorde aux réfugiés palestiniens un statut différent de celui de tous les autres réfugiés du monde - constitue l´une des principales causes de privation des droits les plus élémentaires pour les Palestiniens : droit au travail, à la nationalité, à la propriété et à l´éducation. À son détriment, le peuple palestinien se retrouve ainsi manipulé, et comme pris en otage de la diplomatie internationale.

  • Baltiques

    Philippe Meyer

    La mer Baltique est peu connue des Français. Ses immenses horizons font pourtant rêver, l´ambre de ses rivages porte bonheur, ses femmes sont belles et son histoire a été en partie mêlée à celle de la France, en particulier au XVIIe siècle. Mais cette mer n´est pas uniforme, elle est plurielle. On en distingue trois : la Baltique allemande, la baltique scandinave, la Baltique slave et finno-ougrienne. Ces trois domaines ont connu deux mille ans de vicissitudes et de déchirements, entrecoupés par des périodes de paix qui ont vu éclore une véritable civilisation. L´ouvrage décrit avec précision à la fois les relations des pays riverains entre eux ainsi que l´impérialisme des grands Etats -Allemagne et Russie, dans une moindre mesure France et Grande-Bretagne -, qui n´ont cessé de vouloir contrôler, voire annexer, ces rivages. A présent, l´espace baltique est en paix, solidement ancré à l´Europe. Son histoire est un chapitre incontournable de l´histoire du monde et de l´Occident.

  • Longtemps administrateur général de la Bibliothèque nationale, membre de l'Académie des Beaux-Arts, Julien Cain (1887-1974) fut aussi président de la commission française de l'UNESCO. Mobilisé en 1914, gravement blessé en 1916, il a laissé de ces années de guerre une correspondance qui apporte un éclairage sur l'itinéraire d'une génération intellectuelle confrontée à la première des deux grandes catastrophes du XXe siècle.

  • Quels rapports les sociétés humaines entretiennent-elles avec leur passé et quels récits font-elles du temps révolu ? Pour ce premier volume de l'Encyclopédie des historiographies. Afriques, Amériques, Asies, 157 spécialistes représentant 88 institutions académiques en France et dans le monde explorent l'univers des productions humaines qui constituent des sources pour l'historien et déchiffrent les nombreuses modalités (« scientifiques », littéraires, artistiques, monumentales...) de l'écriture du passé. Évoquant tour à tour l'Afrique, l'Amérique latine, l'Asie, l'Océanie, les 216 notices de l'ouvrage présentent des matériaux historiques de toute nature, issus de toutes les époques, souvent méconnus, ainsi que l'histoire de leurs usages. L'entreprise collective qu'est l'Encyclopédie se veut novatrice : il s'agit de susciter une réflexion historiographique résolument non-occidentalo-centrée qui complète utilement les démarches épistémologiques traditionnelles. Nouvel outil de connaissance historique forgé à l'heure de la mondialisation, l'Encyclopédie des historiographies est aussi une véritable invitation au voyage.

  • Ce livre décrit la vie et l'oeuvre des principaux facteurs d'automates et proto-robots, depuis les légendes anciennes jusqu'aux débuts de l'Intelligence Artificielle. Certains de ces hommes ont marqué l'Histoire par leurs armes, par leurs écrits ou par leur philosophie. Ils ont souvent révolutionné les connaissances scientifiques ou techniques de leur époque. Parfois, ils ont tout su sur tout ; d'autre fois, ils ont été accusés de n'avoir rien compris à rien. Ils ont été charpentiers, horlogers, prêtres, bateleurs, commerçants, entrepreneurs, chercheurs. Il leur est arrivé de côtoyer les rois, les empereurs et les papes ; il leur est arrivé aussi de croupir en prison ou de se suicider. L'un d'entre eux est devenu roi lui-même et un autre est devenu le pape de l'An Mil. Ils sont morts riches et célèbres ou inconnus et ruinés. Cependant, tous sont des êtres exceptionnels qui - parmi de nombreuses autres contributions remarquables à l'histoire des sciences - ont produit des automates authentiques, de faux automates, des automates truqués ou de véritables robots. Pourtant, ils connurent souvent des faiblesses typiquement humaines et il reste sur leurs vies et leurs oeuvres de nombreux mystères que le lecteur découvrira au fil de ces pages et de ces trois volumes qui couvrent environ trente siècles de notre histoire.

  • De jeune fille du peuple à duchesse de Cambridge.
    Une jeune fille du peuple appelée à devenir reine d'Angleterre : c'est le parcours extraordinaire de Son Altesse Royale la duchesse de Cambridge. Depuis son mariage avec le prince William, le 29 avril 2011, la presse anglaise n'en finit pas de s'émerveiller. Kate Middleton a séduit les Britanniques et le monde entier qui ont fait d'elle la nouvelle icône du XXIe siècle. Le public loue sa simplicité, son équilibre et son don pour la maternité. Mais gare aux chausse-trapes. Son couple est scruté, sa famille guettée, son style étudié à la loupe et ses enfants, George et Charlotte, sont la cible des paparazzis. Sans oublier ce scénario machiavélique que certains courtisans voudraient voir se dessiner pour l'avenir de la Couronne, bousculant l'ordre de succession. Dans cette biographie complète qui retrace le parcours presque sans faute de la jeune femme et explore toutes les facettes de sa vie, Bertrand Meyer-Stabley apporte un éclairage fascinant sur la mystérieuse alchimie qui unit le royaume à sa princesse. Il nous raconte sa vie quotidienne à Londres et dans le Norfolk, nous ouvre les portes de son boudoir et nous convie à entrevoir son jardin secret.
    En cette année du 90e anniversaire de la Reine Elizabeth, ce livre offre une belle et nouvelle perspective sur la famille royale britannique.
    Plongez dans cette biographie et découvrez toutes les facettes de la vie et du parcours extraordinaire de la nouvelle icône du XXIe siècle !
    EXTRAIT
    À l'heure où l'austérité prônée par le Premier ministre David Cameron dispense ses redoutables effets, le royaume tout entier prépare des petits fours et fête avec éclat en ce printemps 2012, le Jubilé de diamant de sa souveraine. L'occasion d'un bilan, mais aussi et surtout d'un vibrant hommage populaire. Juste avant les jeux Olympiques de Londres, le pays s'offre une jolie cure d'Elizabethomania. Car, depuis soixante ans, la reine tient bon ! Avec courage et dignité. Contre vents et marées. Le devoir chevillé au corps, elle assume, sans lassitude aucune, les charges de la fonction royale, même si ses proches ne lui ont rien épargné : séparations, divorces et crises familiales. Là, où n'importe qui à sa place aurait déjà quitté la scène pour se réfugier loin du pouvoir, elle n'a pas rendu sa couronne et veille au prestige de sa dynastie. Depuis 1952, le monde entier participe au spectacle si minutieusement mis en scène que le pays s'octroie à lui-même : mariages, couronnement, deuils, naissances, baptêmes, idylles et jubilés. Une superproduction made in England !

  • Du statut de petit actrice à celui de femme la plus importante d'Argentine.
    Petite actrice à ses débuts, Eva Duarte va rapidement devenir la femme la plus importante d'Argentine, aux côtés de Juan Perón, idole de millions d'Argentins. À 33 ans, frappée par un cancer, elle disparaît en pleine gloire. Les ouvriers argentins renoncent à une journée de salaire pour lui élever un mausolée de bronze et de marbre. Soixante-cinq ans après sa mort, il est temps de cerner qui fut vraiment Eva Duarte Perón et quelles raisons l'ont poussée à tout faire pour réussir, en moins de dix ans, le prodige de se hisser à la tête d'un des pays les plus phallocrates de la terre. Son charisme et son rayonnement ont fait d'elle un être de légende et sa fin tragique l'a projetée dans la mythologie des héros fondateurs de «l'identité argentine ».
    Pourtant, nombreuses sont les zones d'ombre de sa vie sur lesquelles ce livre, pour la première fois, lève le voile. Eva Perón, c'est l'histoire d'un mythe et d'une revanche. C'est l'histoire d'une petite fille illégitime d'émigrés espagnols, c'est la vie d'Eva Duarte. Peu de femmes ont été aussi frénétiquement adulées, aussi farouchement honnies.
    A travers cet ouvrage, comprenez comment Eva Duarte a réussi l'exploit de se hisser à la tête d'un des pays les plus phallocrate de la terre.
    EXTRAIT
    Quant aux cités ouvrières, inaugurées en grande pompe sur le pourtour de la capitale, elles sont, selon eux, réservées non pas aux travailleurs, mais aux péronistes favoris qui ne sont pas forcément pauvres. Pis encore, à leurs yeux, les écoles et les hôpitaux une fois bâtis et inaugurés sont souvent sans ressource et doivent être parfois abandonnés. Ce qui n'est pas vrai ! Sous la pression constante d'Eva, sa fondation construit des « foyers-écoles » à Buenos Aires, Santa Fe, San Juan, Mendoza, Salta, Comodoro Rivadavia, Corrientes, Jujuy, Catamarca, Tucumán, La Rioja, La Pampa, Entre Rios et Santiago del Estero. Dans le même temps, débute un vaste programme de construction d'écoles rurales à San Luis, Cordoba, La Pampa, Santa Fe, Chaco, Santiago del Estero et Entre Rios. L'ambition d'Eva est d'édifier des écoles-modèle qui, rompant avec les vieilles habitudes pédagogiques, montrent aux Argentins ce que peuvent être les écoles rurales. « Le sens profond de la fondation, dit-elle, c'est de réparer les injustices... Je crois que pour effacer dans l'âme des enfants, des vieillards et des humbles la trace d'un siècle d'humiliations imposées par une oligarchie froide et sordide, il faut leur donner de l'art, du marbre et du luxe ; c'est-à-dire, en quelque sorte, passer d'un extrême à l'autre, mais cette fois au bénéfice du peuple et des humbles... Il faut que les enfants de l'oligarchie, même s'ils vont dans les meilleurs collèges et les plus chers, ne soient pas mieux traités que les enfants de nos ouvriers dans les « foyers-écoles « de la fondation ». Les petites écoles construites par la fondation sont des modèles du genre : vastes, bien conçues, avec de grandes baies, des salles à manger pour les repas des enfants, des terrains de jeu, des arbres et des fleurs.

  • The book compiles a portion of the contributions presented during the symposium "Urbanisation, commerce, subsistence and production during the third millennium BC on the Iranian Plateau", which took place at the Maison de l'Orient et de la Méditerranée in Lyon, the 29-30 of April, 2014. The twenty papers assembled provide an overview of the recent archaeological research on this region of the Middle East during the Bronze Age. The socio-economic transformation from rural villages to towns and nations has prompted many questions into this evolution of urbanisation. What was the impact of interactions between cultures in the Iranian Plateau and the surrounding regions (Mesopotamia, the South Caucasus, Central Asia, Indus Valley)? What was the overall context during the Bronze Age on the Iranian Plateau? What was the extent and means of the expansion of the Kuro-Araxe culture? How did the Elamite Kingdom become established? What new knowledge has been contributed by the recent excavations and studies undertaken in the east of Iran? What was the influence of the Indus Valley culture, known as an epicentre of urbanisation in South Asia? What are the unique characteristics of the ancient cultures in Iran? While the urbanisation of early Mesopotamia has been the subject of much debate for several decades, this topic has only recently been raised in respect to the Iranian Plateau. This volume is the product of an international community from Iranian, European, and American institutions, consisting of recognised specialists in the archaeology of the Iranian Bronze Age. It provides an overview of the latest research, including abundant results from current on-going excavations. The current state of archaeological research in Iran, comprising many dynamic questions and perspectives, is presented here in the form of original contributions on the first emergence of towns in the Near and Middle East.

  • Élevée en pleine liberté, dans l'amour des animaux et de la nature, au sein d'une nombreuse et joyeuse fratrie, la rayonnante Élisabeth, duchesse en Bavière, croit, à 16 ans, tomber amoureuse du jeune empereur d'Autriche, François-Joseph, et accepte de l'épouser.
    Si les premières semaines de cette union sont heureuses, très vite Sissi, éduquée dans le culte de la poésie, étouffe à Vienne : la tutelle de son autoritaire belle-mère, qui est aussi sa tante et lui retire l'éducation de ses enfants, l'indisponibilité de son époux, accaparé par ses devoirs de souverain, l'implacable étau de l'étiquette impériale l'empêchent de vivre à son rythme. Elle dépérit et sa santé est atteinte.
    Commence alors, pour oublier, une fuite éperdue, faite d'incessants voyages, de galops effrénés dans la brume du petit matin, du culte de sa beauté à laquelle elle consacre, chaque jour, de longues heures. Fasciné par cette femme qu'il est incapable de comprendre, son époux ne lui refuse aucun caprice, aussi dispendieux soit-il, et se résigne à la solitude. Bientôt les malheurs s'abattent sur elle et ne s'arrêtent plus : la mort de sa petite fille Sophie, le suicide de son fils Rodolphe, la disparition tragique de sa soeur dans un incendie, l'assassinat de son beau-frère, l'empereur Maximilien.
    Alors que, tel un oiseau affolé, elle ne cesse de courir à travers l'Europe sans le moindre but, elle est assassinée à Genève le 10 septembre 1898. Bertrand Meyer-Stabley relate le destin unique de cette impératrice inoubliable, avide de liberté, qui subjugua tant son époque et qui, malgré l'amour, la gloire et la beauté qu'elle reçut à sa naissance, ne conquit jamais le bonheur.

  • Il est un auteur qui, dès le XVIIIe siècle, avait fait des recherches étendues sur la vie de Charles le Mauvais, que presque tous ces historiens ont cité complaisamment et devant les jugements duquel ils se sont inclinés comme devant un oracle : cet auteur, c'est Secousse. Or l'ouvrage que je publie aujourd'hui a pour but de démontrer que presque toutes les assertions de Secousse sont erronées. Ce que je puis affirmer, c'est qu'à l'inverse de cet écrivain, qui a reproduit les innombrables erreurs commises par Froissart et ses contemporains et qui s'est fait l'écho de toutes les calomnies déversées sur le roi de Navarre par les courtisans de Jean le Bon et de Charles le Sage, j'ai tenté d'écrire avec impartialité le récit des événements dont une partie de la France fut le théâtre pendant la deuxième moitié du quatorzième siècle.
    Ce que demandait le roi de Navarre, c'était qu'on lui rendît justice, qu'on lui restituât la Champagne et la Brie qu'on lui avait prises par la fraude et par la force et qu'on retenait malgré ses justes revendications. Mais la justice n'est pas de ce monde.
    Ce livre tend à la réhabilitation de Charles le Mauvais. La tâche est ardue, je le sais, car cette réhabilitation ne peut s'obtenir qu'en faisant descendre Charles V du piédestal sur lequel l'ont élevé les générations qui nous ont précédés et que certains auteurs tendraient plutôt de nos jours à rehausser. La perfidie du roi de France que les écrivains royalistes ont appelé complaisamment Charles le Sage a déjà été pleinement démontrée par Sismondi, Lavallée, etc. Je ne fais que l'accentuer. Un historien qui a scruté si profondément le XIVe siècle ne peut se méprendre à ce point sur les actes d'un prince qui valut beaucoup mieux que sa réputation et que je n'étudie que dans ses rapports avec la France, en tant que prince français, laissant à d'autres le soin d'écrire l'histoire de ses relations avec la Castille et l'Aragon, en qualité de roi de Navarre (extrait de la Préface).
    Edmond Meyer (1844-1901), conducteur de travaux des Ponts-et-Chaussées, historien, est également l'auteur d'une Histoire de la ville de Vernon et de son ancienne châtellenie.

  • Une nouvelle histoire de Berlin qui fait voir physiquement la capitale de l'Allemagne à travers les grands événements qui l'ont constituée.
    L'histoire de Berlin est une extraordinaire aventure humaine dont la connaissance éclaire celle de l'Europe contemporaine. Son histoire éclaire aussi celle d'un grand peuple qui a su se doter d'une culture remarquable ; le passé de presque toute l'Allemagne en a dépendu. Berlin a été successivement une bourgade slave puis un bourg allemand construit sur une terre aride et survivant par son commerce et la volonté inébranlable de la famille noble ayant reçu des empereurs germaniques la ville et ses terres avoisinantes, la province du Brandebourg. Cette famille, les Hohenzollern, a réussi à s'élever dans la hiérarchie nobiliaire, successivement, margraves, princes-Electeurs, grand Electeur, rois de Prusse et empereurs germaniques. En même temps, le bourg berlinois est devenu leur capitale et celle des immenses territoires qu'ils ont su rassembler autour d'elle, s'étendant des territoires baltes du Memel jusqu'aux anciens domaines romanisés du Rhin, et de la mer du Nord et de la Baltique aux sources du Danube.
    En 1918, Guillaume II abdique et le IIe Reich s'écroule. Commence pour Berlin le dernier siècle tragique marqué successivement par le nazisme, la destruction de 1945 et la séparation de la ville entre un Est soviétique et un Ouest démocratique ; séparation incarnée par le fameux "mur". Sa chute rend à l'Allemagne son unité et à Berlin son aura internationale.

  • Messieurs,Celui qui vous parle a vu disparaître successivement plusieurs de ses collègues qu'il avait eus pour maîtres, puis d'autres qui étaient ses contemporains, aujourd'hui enfin il a la douleur d'adresser un suprême adieu à un collègue qui fut son élève. Auguste Molinier, en effet, entra à l'École des chartes en 1869, l'année même où je montai pour la première fois dans la chaire que j'occupe encore. Les impressions qu'on reçoit dans la jeunesse se fixent dans la mémoire avec une ténacité particulière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Satanés Allemands ! Mais comment font-ils ? Quel est le secret de leurs resurgissements économiques insolents et répétitifs ? Hantée par la menace d'un déclin annoncé, l'Europe s'interroge sur son avenir en se regardant dans un miroir made in Germany. Explorant les ressorts profonds des réussites économiques germaniques, l'auteur raconte comment, vouée au service des pires et des meilleurs régimes, la chaîne de compétitivité industrielle et manufacturière allemande ne s'est jamais véritablement et durablement rompue depuis le milieu du XIXe siècle. Pour lui, l'Allemagne moderne résulte d'une longue sédimentation de l'éternel retour nietzschéen que ponctuent l'influence des climats, les bourrasques de l'histoire, les fluctuations de la géopolitique et des aléas de l'économie. Il explique aussi pourquoi, malgré son niveau d'excellence économique et son exemplarité démocratique, l'Allemagne, entravée par le boulet que reste l'épisode nazie, ne dispose en rien de l'autorité morale l'autorisant à prétendre à un quelconque leadership européen. Fruit d'une immersion de plus de trois décennies dans la «chose allemande», ce Roman de l'Allemagne, cousu de témoignages inédits, nourri de séquences vécues in vivo et de révélations éclairantes, relate l'épopée que représente l'actuel retour en majesté de l'Allemagne au premier plan des scènes européenne et mondiale. Écrivain et journaliste, homme de radio et de télévision. Michel Meyer a longtemps été correspondant en Allemagne, en Russie et en Europe de l'Est. Intime de la chose allemande et de la confrontation Est-Ouest, confident et traducteur de Willy Brandt, proche des chanceliers Helmut Schmidt et Helmut Kohl, il a notamment publié une douzaine d'essais et de romans dont /'Histoire secrète de la chute du mur de Berlin. Le Démon est-il allemand ? et Le Frère Rouge.

  • 2014, à l'approche du vingt-cinquième anniversaire de la chute du mur de Berlin. En vacances à Agadir, Craig Portman, journaliste au Wall Street Journal et « occasionnel » de la CIA, se retrouve nez à nez avec un ancien de la Stasi, qu'il avait contribué à neutraliser. L'Allemand s'est reconverti avec succès dans la vente de voitures de luxe, mais semble aux abois. Qui le traque et pourquoi ? Portman n'aura pas le temps de le découvrir... puisque l'ancien espion disparaîtra presque aussitôt, avec d'autres figures troubles de la fin de la guerre froide. Effrayé, Portman sollicite conseils et protection auprès de ses anciens chefs de la centrale de Langley. Ce qui le conduira jusqu'à Berlin, à la pêche aux fameux fichiers secrets de la Stasi. Il y retrouvera une ancienne maîtresse, ex-sympathisante de la Fraction Armée rouge. De Paris à Berlin, en passant par Francfort, Portman conduira avec elle l'enquête la plus échevelée de sa carrière... et découvrira, sur les dessous de la chute du Mur, une vérité bien plus complexe et cynique que celle que décrivent le plus souvent les spécialistes de cet épisode crucial de la fin du XXe siècle. Et si tout était vrai ? Michel Meyer  

  • L'histoire maritime, comme toute histoire, est avant tout humaine : de Colbert comme de Duquesne, de Maurepas si injustement décrié comme de Suffren, de l'humble charpentier anonyme comme du célèbre ingénieur Sané, du puissant armateur malouin comme du modeste pêcheur, dépend le destin maritime de la France. De Colbert à la veille de la Révolution française, la continuité cahoteuse de la flotte de guerre finit par imposer un outil militaire performant au service d'un État enfin soucieux de son économie maritime, de la richesse de ses colonies, de l'entretien de ses gens de mer. À partir de recherches originales, Jean Meyer et Martine Acerra démontrent, à travers son histoire, que la Marine française n'a pas connu que des revers.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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