Histoire généralités

  • Le sucre, devenu au fil du temps un symbole de luxe, de richesse et de bien-être a joué au cours des siècles un rôle prépondérant. Pour ce simple produit d'agrément on a tissé des alliances internationales, déclaré des guerres, engagé des capitaux considérables, déplacé des populations... Il s'est donc comporté comme un véritable " acteur " de l'Histoire.Le goût du sucré, dès la plus lointaine antiquité, était satisfait par le miel ; la véritable entrée du sucre date de l'exploitation intense de la canne à partir du XVIe siècle dans les Antilles. Les besoins de main-d'oeuvre donnent alors naissance à un trafic triangulaire ou quadrangulaire au cours duquel des milliers de " bois d'ébène " sont transférés aux Antilles, puis au Brésil, à Saint-Domingue ou à Cuba. Le sucre, c'est également une compétition franco-anglaise féroce, une explication sans doute partielle mais importante de la politique étrangère des XVIIIe et XIXe siècles.Le déclin des empires coloniaux, les soucis d'indépendance économique et les besoins d'autarcie ont favorisé le développement de la betterave sucrière aux XIXe et XXe siècles et le sucre de betterave cohabite désormais avec le sucre de canne. Mais on a vu apparaître il y a quelques décennies des succédanés qui ont commencé à influer sur la structure du marché du sucre. Peut-être vivons-nous actuellement une nouvelle distribution des pouvoirs dans le monde sucrier ?

  • Obra acerca de tres movimientos con relativa concordancia cronológica, que movilizaron a gran escala, efectivos similares sobre espacios comparables en diferentes contextos geográficos, étnicos, culturales (religión, cultura, política), pero en una situación común de fronteras agro-extractivas en expansión, las estepas y el Ural, el Alto Perú, el Bajío y el Occidente mexicano.

  • L'affaire La Chalotais demeure le scandale le plus retentissant du règne de Louis XV. Il réunit une intrigue sentimentale, la passion du roi pour une mystérieuse maîtresse qui reçoit des lettres aussi enflammées que compromettantes ; une querelle sociale et mondaine à l'intérieur des salons qui gravitent autour de la cour ; une affaire politique enfin puisque La Chalotais, procureur général auprès du parlement de Rennes, est l'un des leaders de l'opposition à Louis XV. Grâce à de multiples archives, tant privées que publiques, Jean Meyer reconstitue les méandres d'une conspiration qui visait à, rien de moins, qu'à remplacer Louis XV. Étendant ensuite sa réflexion aux règnes des Bourbons, il montre le rôle essentiel joué par les clans formés autour des reines et des maîtresses royales. C'est là que s'élaborent les campagnes d'opinion, que la contestation de la monarchie absolue s'enracine. Jamais le pouvoir des femmes n'a été aussi grand, jamais elles n'ont été autant manipulées, soupçonnées et traînées dans la boue : les intrigues de coeur deviennent des affaires d'État.

  • Longtemps administrateur général de la Bibliothèque nationale, membre de l'Académie des Beaux-Arts, Julien Cain (1887-1974) fut aussi président de la commission française de l'UNESCO. Mobilisé en 1914, gravement blessé en 1916, il a laissé de ces années de guerre une correspondance qui apporte un éclairage sur l'itinéraire d'une génération intellectuelle confrontée à la première des deux grandes catastrophes du XXe siècle.

  • Baltiques

    Philippe Meyer


    Une mer protéiforme rassemblant neuf pays riverains : les trois pays baltes (Lettonie, Estonie, Lituanie), Suède, Finlande, Danemark, Allemagne, Russie, Pologne.

    L'histoire de la mer Baltique mêle le destin des pays scandinaves, de la Finlande, de la Russie, des pays baltes, de la Pologne et de l'Allemagne. Elle représente un chapitre essentiel et passionnant de l'histoire européenne, à la mesure des hommes qui peuplent ses rivages, acteurs de drames sanglants et de conquêtes glorieuses. Un sens de la mesure, de la beauté, de la grandeur leur a heureusement fait suite et compte seul désormais. Le Nord est devenu exemplaire en Europe, mais il est encore trop peu connu. Sur les grèves de ses rives et de ses îles, les vagues caressent aujourd'hui paisiblement
    l'ambre, une résine millénaire qui soigne les corps et les âmes et porte bonheur.
    Philippe Meyer, professeur émérite de l'université René Descartes, spécialiste de l'Allemagne, a publié plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Histoire de l'Alsace et L'Or du Rhin, histoire d'un fleuve.

  • Quels rapports les sociétés humaines entretiennent-elles avec leur passé et quels récits font-elles du temps révolu ? Pour ce premier volume de l'Encyclopédie des historiographies. Afriques, Amériques, Asies, 157 spécialistes représentant 88 institutions académiques en France et dans le monde explorent l'univers des productions humaines qui constituent des sources pour l'historien et déchiffrent les nombreuses modalités (« scientifiques », littéraires, artistiques, monumentales...) de l'écriture du passé. Évoquant tour à tour l'Afrique, l'Amérique latine, l'Asie, l'Océanie, les 216 notices de l'ouvrage présentent des matériaux historiques de toute nature, issus de toutes les époques, souvent méconnus, ainsi que l'histoire de leurs usages. L'entreprise collective qu'est l'Encyclopédie se veut novatrice : il s'agit de susciter une réflexion historiographique résolument non-occidentalo-centrée qui complète utilement les démarches épistémologiques traditionnelles. Nouvel outil de connaissance historique forgé à l'heure de la mondialisation, l'Encyclopédie des historiographies est aussi une véritable invitation au voyage.

  • Il est un auteur qui, dès le XVIIIe siècle, avait fait des recherches étendues sur la vie de Charles le Mauvais, que presque tous ces historiens ont cité complaisamment et devant les jugements duquel ils se sont inclinés comme devant un oracle : cet auteur, c'est Secousse. Or l'ouvrage que je publie aujourd'hui a pour but de démontrer que presque toutes les assertions de Secousse sont erronées. Ce que je puis affirmer, c'est qu'à l'inverse de cet écrivain, qui a reproduit les innombrables erreurs commises par Froissart et ses contemporains et qui s'est fait l'écho de toutes les calomnies déversées sur le roi de Navarre par les courtisans de Jean le Bon et de Charles le Sage, j'ai tenté d'écrire avec impartialité le récit des événements dont une partie de la France fut le théâtre pendant la deuxième moitié du quatorzième siècle.
    Ce que demandait le roi de Navarre, c'était qu'on lui rendît justice, qu'on lui restituât la Champagne et la Brie qu'on lui avait prises par la fraude et par la force et qu'on retenait malgré ses justes revendications. Mais la justice n'est pas de ce monde.
    Ce livre tend à la réhabilitation de Charles le Mauvais. La tâche est ardue, je le sais, car cette réhabilitation ne peut s'obtenir qu'en faisant descendre Charles V du piédestal sur lequel l'ont élevé les générations qui nous ont précédés et que certains auteurs tendraient plutôt de nos jours à rehausser. La perfidie du roi de France que les écrivains royalistes ont appelé complaisamment Charles le Sage a déjà été pleinement démontrée par Sismondi, Lavallée, etc. Je ne fais que l'accentuer. Un historien qui a scruté si profondément le XIVe siècle ne peut se méprendre à ce point sur les actes d'un prince qui valut beaucoup mieux que sa réputation et que je n'étudie que dans ses rapports avec la France, en tant que prince français, laissant à d'autres le soin d'écrire l'histoire de ses relations avec la Castille et l'Aragon, en qualité de roi de Navarre (extrait de la Préface).
    Edmond Meyer (1844-1901), conducteur de travaux des Ponts-et-Chaussées, historien, est également l'auteur d'une Histoire de la ville de Vernon et de son ancienne châtellenie.


  • Une nouvelle histoire de Berlin qui fait voir physiquement la capitale de l'Allemagne à travers les grands événements qui l'ont constituée.

    Une nouvelle histoire de Berlin qui fait voir physiquement la capitale de l'Allemagne à travers les grands événements qui l'ont constituée.

    L'histoire de Berlin est une extraordinaire aventure humaine dont la connaissance éclaire celle de l'Europe contemporaine. Son histoire éclaire aussi celle d'un grand peuple qui a su se doter d'une culture remarquable ; le passé de presque toute l'Allemagne en a dépendu. Berlin a été successivement une bourgade slave puis un bourg allemand construit sur une terre aride et survivant par son commerce et la volonté inébranlable de la famille noble ayant reçu des empereurs germaniques la ville et ses terres avoisinantes, la province du Brandebourg. Cette famille, les Hohenzollern, a réussi à s'élever dans la hiérarchie nobiliaire, successivement, margraves, princes-Electeurs, grand Electeur, rois de Prusse et empereurs germaniques. En même temps, le bourg berlinois est devenu leur capitale et celle des immenses territoires qu'ils ont su rassembler autour d'elle, s'étendant des territoires baltes du Memel jusqu'aux anciens domaines romanisés du Rhin, et de la mer du Nord et de la Baltique aux sources du Danube.
    En 1918, Guillaume II abdique et le IIe Reich s'écroule. Commence pour Berlin le dernier siècle tragique marqué successivement par le nazisme, la destruction de 1945 et la séparation de la ville entre un Est soviétique et un Ouest démocratique ; séparation incarnée par le fameux "mur". Sa chute rend à l'Allemagne son unité et à Berlin son aura internationale.

  • L'histoire maritime, comme toute histoire, est avant tout humaine : de Colbert comme de Duquesne, de Maurepas si injustement décrié comme de Suffren, de l'humble charpentier anonyme comme du célèbre ingénieur Sané, du puissant armateur malouin comme du modeste pêcheur, dépend le destin maritime de la France. De Colbert à la veille de la Révolution française, la continuité cahoteuse de la flotte de guerre finit par imposer un outil militaire performant au service d'un État enfin soucieux de son économie maritime, de la richesse de ses colonies, de l'entretien de ses gens de mer. À partir de recherches originales, Jean Meyer et Martine Acerra démontrent, à travers son histoire, que la Marine française n'a pas connu que des revers.

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