• La narratrice, une Française, est mariée à un Croate et vit à Zagreb. À la suite d'un accident banal, elle se trouve gravement handicapée par une longue et douloureuse sciatique. Livrée à l'insécurité, à la peur, consciencieusement mais inefficacement soignée, elle éprouve, jusqu'à l'angoisse, cette espèce de perpétuelle mutilation à laquelle sont condamnés les pauvres et, tout particulièrement, les pauvres en devises, les populations des pays sous-développés. À l'hôpital durant des mois, elle vit parmi des « pauvres » qui la regardent comme une « riche » car, si pauvre qu'elle soit elle aussi, elle est une ancienne « riche », elle a gardé des habitudes de là-bas, de France, et aussi des attaches concrètes qui se matérialisent en colis de temps en temps. Elle découvre que la frontière est presque infranchissable entre les uns et les autres, qu'elle passe même à l'intérieur du couple, entre elle et Yvo, son mari. Sans ces « choses » (petites ou grandes) que l'on acquiert si aisément dans les pays dits développés, serait-il impossible, à qui les a connues puis perdues, de vivre une vie humaine ? Ce premier roman est l'une des tentatives les plus originales pour capter le flux de la conscience, ses vibrations, ses rythmes déchirés, l'incessant dialogue, toujours rompu et repris, entre soi et soi.

  • La narratrice, une Française, est mariée à un Croate et vit à Zagreb. À la suite d'un accident banal, elle se trouve gravement handicapée par une longue et douloureuse sciatique. Livrée à l'insécurité, à la peur, consciencieusement mais inefficacement soignée, elle éprouve, jusqu'à l'angoisse, cette espèce de perpétuelle mutilation à laquelle sont condamnés les pauvres et, tout particulièrement, les pauvres en devises, les populations des pays sous-développés. À l'hôpital durant des mois, elle vit parmi des « pauvres » qui la regardent comme une « riche » car, si pauvre qu'elle soit elle aussi, elle est une ancienne « riche », elle a gardé des habitudes de là-bas, de France, et aussi des attaches concrètes qui se matérialisent en colis de temps en temps. Elle découvre que la frontière est presque infranchissable entre les uns et les autres, qu'elle passe même à l'intérieur du couple, entre elle et Yvo, son mari. Sans ces « choses » (petites ou grandes) que l'on acquiert si aisément dans les pays dits développés, serait-il impossible, à qui les a connues puis perdues, de vivre une vie humaine ? Ce premier roman est l'une des tentatives les plus originales pour capter le flux de la conscience, ses vibrations, ses rythmes déchirés, l'incessant dialogue, toujours rompu et repris, entre soi et soi.

empty