• Anciennes cités, villes nouvelles, temples antiques et gratte-ciel modernes sont quelques-unes des formes socio-spatiales que cet ouvrage met en relation avec les pouvoirs qui les ont construites à travers les âges dans les Amériques. Pourquoi le continent américain a-t-il constitué, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, le territoire d'un urbanisme planifié, quadrillé, uniformisé, et d'une architecture de la démesure ? Comment est-il venu offrir à la volonté humaine une étendue propice à l'expression géométrique d'un ordre social ? Serait-il par excellence l'empire d'une foi absolue dans le pouvoir de l'espace.

  • Adaptación de una tesis de doctorado. El autor define el centro histórico, delimita su espacio y describe su esencia como individuo geográfico. Da cuenta de su desarrollo como espacio central, en el que se reúnen los testimonios arquitectónicos de seis siglos de historia colonial.

  • Le Mexique d'aujourd'hui est une république à la stabilité remarquable dans l'Amérique latine du XXe siècle. Cependant, cet État-Nation, fédéral mais centralisé, dominé par un parti hégémonique, est le fruit de deux empires, plusieurs révolutions, coups d'État, guerres civiles, et d'un bon nombre de dictatures. La géographie actuelle du pays porte les marques de ce passé mouvementé récent, superposées à celles d'une histoire millénaire, qui expliquent à la fois la force de l'État et la fragmentation du pays, le cosmopolitisme et l'indigénisme, le sentiment national, et les relations intenses avec le monde. Tous les Mexicains, citadins ou campagnards, ont en commun un certain nombre de lieux partagés : l'espace de la mort et de la fête, de la route et de la gare, de la place et du marché, etc. Dans des paysages ruraux d'une extrême variété, la vie est conditionnée par les problèmes d'occupation et d'exploitation de la terre, ainsi que par des relations sociales marquées d'un certain archaïsme. En ville, à l'apparente uniformité du quadrillage des rues, s'opposent la hiérarchisation sociale et la ségrégation des activités. Tous ces éléments - et bien d'autres (l'alphabétisation, les migrations ou l'architecture régionale) - contribuent à différencier le territoire mexicain. Les conditions de vie, les modes de production, les types d'activités, semblent s'organiser suivant plusieurs logiques : centralisation, division nord/sud, relations avec l'extérieur, marginalité. Dans la perspective d'un marché commun avec les État-Unis et le Canada, le Mexique revendique une spécificité culturelle, dont on peut se demander si elle résistera à l'uniformisation économique.

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