• Que dire d'une riche héritière, aussi belle qu'intelligente, mariée à quinze ans au futur roi de France, qui ne craint pas de lui être infidèle avant de le forcer à divorcer pour convoler avec son pire ennemi, le fougueux Henri Plantagenêt ? Que dire d'une reine d'Angleterre qui se rebelle contre son second époux, pousse leurs fils à la révolte, s'enfuit déguisée en homme, et passe quinze ans en captivité, sans jamais renoncer au pouvoir ? Que dire d'une femme que rien ni personne ne peut décourager, et qui, à peine libre, reprend le combat ? À près de quatre-vingts ans, ne la voit-on pas sillonner les routes à cheval pour défendre les droits au trône de son fils Jean ou chercher au-delà des Pyrénées sa petite-fille Blanche afin de la marier à l'héritier du trône de France ?Il faut du souffle pour suivre Aliénor d'Aquitaine dans les tumultes d'un XIIe siècle ensanglanté par des guerres fratricides. Romancière passionnée doublée d'une historienne, Isaure de Saint Pierre retrace le destin tumultueux d'une insoumise, une femme libre et dénuée de préjugés qui dut affronter un monde d'hommes sans jamais s'avouer vaincue. Et à qui ne manqua peut-être qu'une chose pour être heureuse :rencontrer cet amour courtois que chantaient pour elle les troubadours.

  • Elle fut l'amie de Picasso, Braque, Léger, du Douanier Rousseau et de tant d'autres. Elle fut surtout l'amante passionnée de Guillaume Apollinaire et d'Henri-Pierre Roché, qui s'inspirera d'elle pour son roman Jules et Jim. Elle aima des femmes, dont la styliste Nicole Groult, au risque de faire scandale. Elle participa au tourbillon du fameux Bateau Lavoir de la Butte Montmartre, « laboratoire central de la peinture » selon Max Jacob et creuset de l'art moderne au début du XXe siècle. Fantasque, tumultueuse, éprise de beauté et de créativité, Marie Laurencin, fille d'une brodeuse du Cotentin et d'un père bourgeois qui ne la reconnut pas mais dont elle reçut une bonne éducation, dut braver le destin pour devenir peintre. Admise dans le milieu si masculin de l'art, elle reçut dans son atelier bien des personnalités de son époque - dont Coco Chanel, Duras ou Yourcenar - et fit de sa peinture, toute de couleurs tendres et d'harmonie, une féerie. A travers sa vie et ses amours se dessine la révolution de l'Art, de la littérature et du théâtre du siècle dernier. C'est à cette personnalité multiple qu'Isaure de Saint Pierre consacre ce roman qui nous plonge dans l'intimité d'une femme libre.

  • Marie

    Isaure de Saint Pierre

    Louis XIV a vingt ans. Aux séduisantes dames de la cour qui virevoltent autour de lui, il préfère le charme discret d'une frêle jeune fille : grandie dans l'ombre de son oncle, le puissant ministre Mazarin, Marie Mancini le séduit par sa culture et sa sincérité.
    Loin de s'en réjouir, Mazarin s'en inquiète. Depuis de longs mois, il mène des négociations de paix difficiles avec l'Espagne et l'une des clauses du traité prévoit le mariage  du jeune Louis avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse. Promise à Rome au prince Lorenzo Colonna, Marie est rapidement éloignée de la cour. Elle ne s'en remettra jamais et mènera une vie d'errance.
    Le destin de Marie Mancini ne pouvait laisser indifférente la romancière et historienne Isaure de Saint Pierre. Dans ce roman aussi foisonnant que les aventures de son héroïne, l'auteur de Gabrielle d'Estrées ou les belles amours s'empare de la vie tumultueuse et méconnue d'une femme contrainte à l'exil pour avoir aimé un roi et en avoir été aimée, esquissant en creux le portrait troublant de Mazarin.

  • Avec ses cheveux d'or, son teint de porcelaine et ses grands yeux bleus, elle est sublime : dès qu'il la voit, il en tombe amoureux. Or, elle en aime un autre, et persiste à se refuser à lui. Elle, c'est Gabrielle d'Estrées, future duchesse de Beaufort, dix-sept ans à peine. Lui, c'est Henri IV, de presque vingt ans son aîné, roi de France et époux de Marguerite de Valois. Il faudra beaucoup de patience au souverain pour que Gabrielle lui cède et devienne sa maîtresse en titre. Et beaucoup de patience à Gabrielle pour que le roi, contre l'avis du pape et celui de Marguerite, accepte enfin de fixer une date pour leur mariage. Pourtant, Gabrielle ne sera jamais reine de France. Quelques jours avant les noces, la « putain du roi », comme l'appelait le peuple de Paris, meurt de façon mystérieuse à seulement vingt-cinq ans. La romancière et historienne Isaure de Saint Pierre s'est passionnée pour le destin romanesque et tragique de cette « presque reine » qui exerça, pendant huit ans, une secrète influence sur Henri IV et régna huit ans dans les coulisses d'un royaume déchiré par les luttes intestines et les rivalités religieuses.

  • Historienne, romancière et journaliste, Isaure de Saint Pierre a publié une vingtaine d'ouvrages dontRaspoutine,le fol en Christ;La Dernière Impératrice; La Dame de coeur,un amour de Napoléon IIIetL'Impératrice aux chimères.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Fille aînée d’un grand chef des Aurès, Dahya n’a jamais connu de contraintes. Des femmes de sa tribu, elle possède la beauté farouche, des hommes, le courage indomptable. Elle a dix-huit ans en 683 quand elle livre aux côtés d’Aksel, le plus brave des guerriers berbères, un combat sans merci contre l’envahisseur arabe. La tête de l’invincible Uqba tombe sous son cimeterre, affront inimaginable en ces temps anciens où jamais une femme ne se serait aventurée sur un champ de bataille ! Ce jour-là nait la légende de la Kahina, la prophétesse qui lit l’avenir en regardant danser les flammes.S’inspirant de sa connaissance du désert et des coutumes de ses habitants, la romancière et historienne Isaure de Saint Pierre s’est immergée dans ce VIIe siècle des invasions omeyyades pour s’emparer de l’histoire de cette intrépide guerrière, amoureuse passionnée, reine visionnaire, acharnée à sauvegarder l’indépendance de son peuple. Véritable incarnation de la résistance berbère, la Kahina est aujourd’hui encore vénérée comme une icône en Afrique du Nord.

  • Comme des papillons de nuit autour d'une flamme, trois personnages se brûlent et se délitent dans l'enfer de l'alcool. Venus d'horizons différents, ils se trouvent réunis dans la maison de cure des Amaryllis et se reconnaissent dans le besoin de destruction qui les habite. Affrontement, attirance ou attraction morbide : leurs rapports complexes sont exacerbés par la souffrance. Une analyse impitoyable de l'alcoolisme et de ses démons, par l'auteur de Monsieur le Marquis et D'azur et d'hermine, où l'on retrouve ce goût de la cruauté et ces éclairs de tendresse bien dans la manière d'Isaure de Saint Pierre. Le dernier duel est son onzième roman.

  • Marie de Malortie quitte le domaine familial, en Normandie, pour accompagner son père qui participe, comme la plupart des représentants de la noblesse, aux états généraux à Versailles. Malgré elle, Marie se trouve plongée dans un climat d'intrigues. La décomposition de la monarchie, les hésitations du roi, la montée en puissance de Robespierre, extraordinaire tribun, sont décrits de façon saisissante. Alors que la situation empire à travers le royaume, où des bandes armées, poussées par la famine, terrorisent les campagnes, les Malortie restés fidèles à la monarchie, vont être mêlés à la fuite du roi à Varennes. Pour Marie et les siens, tout bascule soudain avec la rapidité des grandes tragédies. Complots, vengeances, exaspérations, tournent à la frénésie sanguinaire et la jeune femme, dont le coeur hésite entre deux hommes, connaîtra la mort, avant même d'avoir découvert l'amour. Grand roman historique, La cocarde noire a le charme d'un roman d'aventures.

  • L'Europe a d'abord adulé ce jeune roi de vingt ans follement romantique. Avant de tourner en dérision ce personnage extravagant qui aimait les gens du peuple, préconisait la paix lorsque tous la plupart des pays ne désiraient que la guerre, se ruinait en châteaux féériques et faisait de Wagner un véritable dieu. On l'a dit fou enfin parce qu'homosexuel en ce XIXe siècle si puritain. Mais Louis II de Bavière, solitaire épris de beauté et de poésie, ne disait-il pas de lui-même : « Je veux rester un mystère pour moi-même et pour les autres » ?C'est ce mystère qu'explore la romancière Isaure de Saint Pierre dans un livre qui, à rebours des clichés, rend à Louis II toute sa dimension. Celle d'un amoureux des arts un peu fantasque certes, mais surtout d'un homme politique exigeant qui sut faire face à Bismarck et imposer ses choix.

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