• Ida Brandt

    Herman Bang

    • Libretto
    • 5 Septembre 2019

    Ida Brandt est de ces jeunes filles, trop discrètes, que l'on met facilement de côté. Elle possède pourtant l'élégance de sa classe et la générosité de coeur des honnêtes gens. Enfant, sa gentillesse intriguait, devenue adulte, elle paraît quasi suspecte. Trop altruiste pour être acceptée par la bourgeoisie danoise, mais trop riche pour l'être par ses collègues infirmières, Ida Brandt peine à trouver sa place dans la société de son temps. Jusqu'à l'amour fou, celui qui dépasse les préjugés et laisse la beauté parler...
    Un roman intense, par lequel son auteur voulait « exprimer par les mots la douleur de ceux qui ne se plaignent jamais », et dont Jens Christian Grøndahl salue l'éternelle modernité.
    Herman Bang (1857-1912) est l'un des plus grands auteurs danois de la fin du XIXe siècle. Célèbre pour ses portraits féminins, il a suscité l'admiration de nombreux artistes européens, comme Klaus Mann, Robert Musil ou Claude Monet. Il publie notamment Les Quatre Diables en 1890 et Mikaël en 1904, tous deux parus chez Libretto. Ida Brandt, son chef d'oeuvre, a été édité pour la première fois en 1896.

    « Tout en nuance, tout en modestie, Bang explore la société danoise, peignant des êtres démunis, impuissants devant le destin qui finit le plus souvent par les broyer, sans qu'un murmure se fasse entendre - encore moins un cri. »
    Elena Balzamo, traductrice

    « Dans la littérature danoise, Herman Bang, avec sa nonchalance caractéristique, est une figure tutélaire du roman moderne. Cent ans après sa disparition, sa prose tempérée, ironique et délicate est bien plus vivante qu'une bonne partie du modernisme déclamatoire qui, entre-temps, s'est imposé dans le domaine de la culture - au nom de sa destruction. »
    Jens Christian Grøndahl, écrivain danois, extrait de la préface

    « Une figure ardente et intense qui hante le lecteur. »
    Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des Livres

    « Sous nos yeux, la chute infinie d'Ida Brandt n'en finit pas de nous obséder... »
    Christine Ferniot, Télérama

    « Les textes de Herman Bang, né au Danemark en 1857 et mort en 1912, ont une précision souvent elliptique qui les rend bouleversants jusque dans le moindre détail, la moindre conversation. »
    Mathieu Lindon, Libération

  • Présenté par Elena Balzamo Préface de Klaus Mann Dans le Paris de la fin du XIXe siècle, le peintre Claude Zoret s'entretient avec son protégé, le jeune Tchèque Mikaël. Installés dans une vie de célébrité et de luxe, Zoret et Mikaël sont tout à la fois père et fils adoptif, maître et élève, peintre et modèle, et, sans que ce soit jamais dit, amants. Lors d'un dîner dans la demeure du maître, celui-ci apprend à ses invités qu'il peindra bientôt le portrait de Lucia Zamikof, la célèbre princesse russe. Seulement le vieil artiste ne parvient pas à peindre les yeux de l'aristocrate et requiert contre toute attente l'aide de son élève, qu'il rabaisse pourtant sans cesse. Mikaël tombe éperdument amoureux de Lucia. Une passion partagée. Peu à peu, il délaisse Zoret, le vole, le trahit... Le maître, informé de l'idylle de son jeune protégé, observera avec douleur la passion des deux amants, profondément blessé par les mensonges de ces derniers. N'en être que le spectateur lui sera fatal. Né en 1857 sur l'île d'Als sur la côte orientale du Schleswig, Herman Bang est l'une des figures les plus marquantes de la littérature danoise. Journaliste prolifique, il est l'auteur de nombreux romans dont Les Quatre Diables (Libretto, 2012) et Mikaël paru en 1904 et adapté au cinéma vingt ans plus tard par Carl Theodor Dreyer.

  • Ce recueil de dix nouvelles publiées entre 1880 et 1899 offre un panel représentatif de l'écriture impressionniste de l'écrivain danois Herman Bang (1857-1912). Fin observateur des frustrations et espoirs manqués, il fait sans cesse osciller ses personnages entre comique, tragique et pathétique. Ses portraits féminins notamment sont peints avec une grande sensibilité

  • Néerlandais Mikaël

    Herman Bang

    In de roman Mikaël beschrijft de Deense schrijver Herman Bang de verstandhouding tussen een beroemde kunstenaar en zijn mannelijke model. Het boek hint er duidelijk op dat er tussen deze twee mannen misschien meer aan de hand is dan alleen een innige vriendschap. Het hoofdpersonage, de geniale kunstenaar Claude Zoret, is losjes gebaseerd op Auguste Rodin.

    Het boek werd zowel in 1916 als in 1924 verfilmd.

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