• À Saint-Domingue, aux derniers jours de la guerre d'indépendance, la rencontre tragique de Toni, jeune et séduisante mulâtresse, et de Gustav von der Ried, officier suisse de l'armée française.

  • En 1808, sous le choc de l´équipée napoléonienne qui, en traversant l´Europe, défait le saint Empire romain germanique, Kleist publie en feuilleton l´une de ses plus beaux romans courts, Michael Kohlhaas. Il raconte l´histoire d´un honnête homme, maquignon de son état, victime d´un préjudice que lui a fait subir un hobereau. Ne parvenant pas à faire reconnaître le bien-fondé de sa plainte par les recours judiciaires habituels, il sollicite le prince-électeur, qui pratique lui aussi le déni. Harcelé pour avoir voulu en appeler au droit, ayant épuisé tous les recours et perdu sa famille dans un noir acharnement contre lui, il décide de se faire justice tout seul... Aucune circonstance atténuante ne lui sera accordée, Kohlhaas sera condamné à mort. C´est son amour de la justice qui l´a conduit au crime, il accepte la sentence de mort.
    Roman politique, qui voit s´affronter deux logiques, deux conceptions, celle du Moyen-Âge et celle de l´Absolutisme (Etat moderne), qui broient l´individu Kohlhaas, il était l´un des livres préférés de Franz Kafka. Ernst Bloch dira de son héros qu´il est le « Don Quichotte du rigorisme moral bourgeois ».

  • Désobéissant aux ordres de l'Électeur, chef de l'armée, le Prince de Hombourg lance intempestivement sa cavalerie et... gagne la bataille. Passant en cour martiale, il est condamné à mort. Sa fiancée intercède pour le sauver auprès de l'Électeur, son oncle qui, ému par ses larmes, place Hombourg devant un dilemme difficile à trancher : s'il juge que sa condamnation est injuste, il sera acquitté...

    Kleist (1777-1811) a fait de sa pièce à la fois une oeuvre d'imagination, un épanchement masqué de ses angoisses personnelles et une évocation historique s'ouvrant sur une leçon politique.

    Jean Vilar, qui fut le premier à mettre en scène, en France, cette oeuvre mystérieuse, l'a élevée, par la présence éblouissante de Gérard Philipe dans le rôle du Prince, à la hauteur d'un mythe héroïque.

  • Cet essai fulgurant révolutionne l'histoire des idées. Semblable à une lettre adressée à un ami, il échappe à la rigueur usuelle du genre et hisse l'oralité comme condition de la raison. Pour que je puisse formuler clairement ma pensée, il me faut une oreille. Mieux encore : un visage. Quand la relation à autrui nous anime, nous sollicite, nous excite, nous pousse aux improvisations les plus éhontées, sources des idées les meilleures. Que vous bafouilliez, émettiez des sons inarticulés ou oubliiez quelque liaison, peu importe : la clarté peu à peu se fait dans votre esprit et vous encourage à poursuivre. L'interaction oblige à puiser en soi, à faire preuve d'audace, à développer une stratégie prompte à se tirer d'affaire. À la lumière de sa propre expérience, Kleist écrit là une véritable plaidoirie en faveur de l'expression orale et de ses ressorts cachés.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Heinrich von Kleist. "Michael Kohlhaas" est le plus ample et le plus puissant des récits de Kleist. Tiré d'une ancienne chronique du XVIe siècle, il compte aussi parmi l'un des plus intéressants et des plus achevés de toute la littérature épique allemande. Son développement est conduit avec une logique pessimiste toute moderne que renforce un art narratif exceptionnel associé à une langue sobre et vigoureuse. Michael Kohlhaas est un marchand de chevaux qui s'insurge contre une injustice. Il est du même type que le Charles de Moor des "Brigands" de Schiller, mais animé d'une volonté inflexible. Un hobereau lui séquestre arbitrairement deux chevaux et les lui abîme, maltraitant aussi son fidèle serviteur. Kohlhaas porte aussitôt plainte devant le tribunal. Celui-ci, cédant aux puissantes protections du seigneur, repousse sa demande. Il envoie alors sa femme porter une requête au prince-électeur de Brandebourg, mais elle revient si malmenée par les gardes qu'elle en meurt peu après. Face à cette iniquité, Kohlhaas décide de se faire justice lui-même. À la tête d'une bande de brigands, il assaille le château du seigneur, semant incendie et désolation dans le pays. Accédant alors à l'intercession du réformateur protestant Martin Luther, le prince-électeur de Saxe fait rouvrir son procès et le débat se résout en sa faveur. Mais ses ennemis réussissent à le faire arrêter pour ses exactions et il est condamné à mort. Il accepte la condamnation sans révolte, parce qu'il a gagné son procès. Devant le gibet, on lui rend en effet ses deux chevaux en bon état. C'est par amour de la justice qu'il s'est fait criminel.

  • « A M..., ville importante de haute-Italie, la marquise d'O, dame d'excellente réputation, veuve et mère de plusieurs enfants fort bien élevés, fit savoir par la presse qu'elle était, sans savoir comment, dans l'attente d'un heureux événement, que le père de l'enfant qu'elle allait mettre au monde devait se faire connaître, et que, pour des considérations d'ordre familial, elle était décidée à l'épouser. » H.v.K. La Marquise d'O, Pocket, 1989, Mille et une nuits et Phébus 1999.

  • Adam, surpris de nuit dans la chambre d'Eve, casse ybe cruche dans sa fuite. La mère d'Eve porte plainte auprès du juge qui n'est autre qu'Adam. 7 hommes, 5 femmes / durée : 3 h

  • BnF collection ebooks - "Le comte Aloyse de Kallheim, possesseur d'une vaste propriété sur les frontières de la Saxe, avait invité son gracieux seigneur à venir honorer de sa présence une grande partie de chasse à laquelle devait assister toute la cour. Des tentes dressées sur le penchant d'une colline au bord de Dahne offraient un abri contre l'ardeur du soleil à la brillante société qui s'y réunissait pour se reposer des fatigues de la chasse".BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Contes

    Heinrich Von Kleist

    • Ligaran
    • 30 Août 2016

    Extrait : "À la fin du XVIe siècle, lorsque les Iconoclastes désolaient les Pays-Bas, quatre frères, dont trois étaient étudiants à Wittemberg, et le quatrième prédicateur à Antwerpen, arrivèrent dans la ville d'Aachen pour y recueillir l'héritage d'un vieil oncle inconnu". À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : o Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. o Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Heinrich von Kleist. En 1799, dans une citadelle assiégée de Haute-Italie, une jeune veuve, la marquise d'O..., est sauvée d'une bande de soudards par un officier russe qui profite ensuite de son évanouissement pour la violer. La guerre, c'est le viol. Se retrouvant enceinte, la dame se heurte aux réalités de sa vérité mise à mal par les conventions sociales. Sa famille, qui ne croit pas à son innocence, la chasse du château de son père. Désespérée, humiliée, calomniée, elle affronte la risée publique en publiant une annonce dans une gazette afin de faire savoir qu'elle épousera le père qui reconnaîtra l'enfant. Ce récit d'une densité inouïe, sans doute le meilleur de Kleist, sera magistralement adapté au cinéma par Eric Rohmer en 1976. Outre "La Marquise d'O...", ce volume contient les nouvelles suivantes: "Le Tremblement de terre du Chili", "Les Fiancés de Saint-Domingue", "La Mendiante de Locarno", "L'Enfant trouvé", "Sainte Cécile ou la puissance de la musique" et "Le Duel".



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