• Lézards géants, singes à face humaine, nomades chasseurs de têtes... ces êtres de légende ne sont pas sortis de l'imagination des romanciers ; ils ne sont pas enfouis à jamais dans les siècles lointains de la préhistoire. Ils existent encore aujourd'hui. Un jeune explorateur français, Guy Piazzini, accompagné de trois camarades, a su retrouver leurs traces, a voulu connaître leur vie. Ce ne fut pas toujours facile. Isolés dans des îles perdues de l'Archipel de la Sonde, traqués au coeur de la jungle impénétrable de Bornéo, ces derniers survivants des âges révolus s'éteignent lentement, inexorablement, au sein d'un monde qui n'est plus fait pour eux. Mais Piazzini et ses compagnons, à force d'ingéniosité et d'audace, ont su vaincre toutes les difficultés. Les animaux, ces monstres fabuleux qui évoquent les grands reptiles de l'ère secondaire, ils les ont suivis, photographiés, filmés pendant des semaines sur l'île déserte de Komodo, seul endroit au monde où ils se trouvent encore. Les hommes, ce sont les Dayak de Bornéo, ces légendaires coupeurs de têtes dont les vieilles coutumes s'effacent peu à peu devant la pénétration occidentale. Mais ce sont aussi les Punan, irréductibles nomades, aux moeurs si primitives que les Dayak eux-mêmes les considèrent comme des « sauvages ». On avait déjà signalé leur existence mais nul, jusqu'ici, ne les avait vus vivre. Premiers blancs à pénétrer leurs secrets, Piazzini et ses compagnons n'ont pas seulement réussi à les suivre jusqu'à un de leurs campements éphémères : ils ont vécu avec eux pendant des semaines, participant à leurs travaux, à leurs joies, à leurs drames. Et ils sont parvenus à les connaître parce qu'ils avaient su s'en faire aimer. Ainsi « Chez les rescapés du déluge », n'est-il pas seulement un livre d'aventures ou un rapport d'ethnographe : c'est aussi et surtout un document humain. Parallèlement au livre, on pourra voir le remarquable film documentaire en couleurs, réalisé au cours de l'expédition.

empty