• Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De l'enfant à la mère, il y a cent livres, dont on écrit malheureusement à peu près toujours le même ou les deux mêmes. Voici au moins un ouvrage qui ne s'inscrit ni dans la lignée des mémoires d'adoration, ni dans ceux de haine. Les faits paraissent d'abord simples. Une enfance, une adolescence, c'est amusant, même quand les conditions sont difficiles. On voit neuf et on rit de tout, de soi, des parents, des professeurs, des autres. Avec un peu d'imagination, on fait des farces. Les bombes vous tombent dessus ; joli spectacle. Votre mère veut vous tuer ; elle a des excuses. Vous attrapez une maladie mortelle : la vie sera plus forte. Et l'humour. Mais reste à raconter tout cela. C'est plutôt là que les doutes commencent. Cet enfant, est-ce moi ? Ces mots ne veulent-ils pas dire autre chose ? Tout cela n'est-il pas plus ou moins inventé ? Voici la première anti-biographie.

  • Pendant dix-neuf siècles au moins, l'Église et ses théologiens n'ont cessé d'éprouver, pour la femme, des sentiments contradictoires. On aimait sa douceur, sa virginité, ses maternités. Mais on la soupçonnait, au plus profond d'elle-même, de rester éternellement une putain, une sorcière et une imbécile. Même les saintes ont été souvent mal vues par l'Église, car elles essayaient de sortir de l'anonymat d'une façon contraire à la modestie de leur sexe. Pendant des siècles, l'Église n'a voulu que la soumission. Elle s'est opposée, à peu près constamment, à la libération de la femme, à son enseignement, à son accès à la culture et au monde du travail, aujourd'hui encore à son ordination. D'où vient ce mythe de l'infériorité féminine, qu'on retrouve à peu près dans toutes les religions, en tout cas dans le judaïsme et dans l'islamisme ? Eve est la première coupable. Elle a précipité l'humanité dans le péché. Depuis la pomme fatale, les femmes ont été accusées, par l'Église, de porter des tares infamantes : « être imparfait » pour saint Thomas, « produit d'un os surnuméraire » (Bossuet), « porte du Diable » (Tertullien), « sac de fiente » (Odon de Cluny), elle a été regardée par les religieux avec crainte, et parfois même avec horreur. Cette histoire de l'antiféminisme chrétien éclaire les combats actuels sur la contraception, l'avortement, le préservatif, etc.

  • « Le journalisme mène à tout, écrit Guy Bechtel, à condition d'y entrer. » Mais comment faire, puisque nulle profession n'est plus fermée ? Et d'abord qu'est-ce que le journalisme, quelles qualités (ou quels défauts) exige-t-il ? Sur ce sujet épineux, l'auteur n'a pas écrit une thèse. Avec quelques portraits à charge, des notes prises sur le vif et des anecdotes vécues dont le rappel ne plaira peut-être pas à tout le monde, c'est bien plutôt un livre d'humeur, un peu cynique, qui jette bas. un masque. Journaliste lui-même, Guy Bechtel raconte un métier - et plus souvent encore l'envers d'un métier - avec un humour caustique. Si vous êtes journaliste, si vous voulez le devenir, ou si vous souhaitez connaître les secrets de la presse, ce livre est pour vous.

  • Diego était horloger de son état. Au moment de la prospérité, il avait eu des centaines de montres à réparer, puis la mine avait fermé, les ouvriers étaient partis, le village était retourné au désert. Depuis des années, Diego attendait. Dans sa tête ce n'était plus que ressorts et rouages. Enfermé dans sa passion, Diego l'horloger ne voyait, n'entendait rien... C'est alors que la femme arriva. Et le monde alentour prit d'étranges dimensions. Ici commence l'histoire. Une histoire toute simple et unie qui emporte le lecteur fasciné dans son cours inexorable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces révélations sont historiques, mais aussi contemporaines. Il s'agit d'un autre regard posé sur l'histoire du monde, sur les temps que nous vivons, parfois même sur ce qui nous attend. L'idée est simple : on nous a toujours caché quelque chose. Ou plutôt : nous avons refusé de le voir. Derrière les gloires reconnues et les vérités proclamées se tient souvent une autre vérité, qu'il faut apprendre à découvrir. Par exemple : on nous dit qu'un iceberg a coulé le Titanic. Soit. Mais on oublie de dire que le Titanic a coulé un iceberg, sur lequel se trouvaient sans doute des animaux à la dérive. Ou bien encore : nous ne sommes pas sûrs que Christophe Colomb ait découvert l'Amérique. Mais il est absolument certain que les indigènes qu'il a ramenés dans ses caravelles ont découvert l'Europe. Et ainsi de suite. Le livre compte des centaines de révélations, qui tiennent du paradoxe, de la provocation, de la rêverie, de l'évidence, mais qui toujours comportent comme un nouvel accent de vérité. Cet accent, elles le doivent sans doute au fait qu'elles sont imaginaires. Car l'imagination - contrairement à la réalité - ne se discute pas. Tout rêve est vrai. Elles le doivent aussi au goût du rire et du sourire, dont les deux auteurs de ce livre, qui rient ensemble depuis quarante-cinq ans, n'ont jamais pu se débarrasser. C'est un voyage en zigzags, aux détours constamment imprévus. Après l'énorme succès du Dictionnaire de la bêtise et du Livre des bizarres, voici le troisième volet récréatif : Le Dictionnaire des révélations. C'est un livre faux et vrai, logique et absurde, drôle et drôle.

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