• Fils adoptif de Gorki, héros de la Légion étrangère, ambassadeur de France, grand séducteur, Zinovi Pechkoff, surnommé " le manchot magnifique ", est une légende oubliée du XXe siècle. À partir d'archives inédites, notamment sa correspondance avec Gorki, Guillemette de Sairigné signe la première grande biographie de Zinovi Pechkoff.Cet ouvrage a reçu le prix de la biographie de l'Académie française et le Prix Albert Thibaudet, présidé par Antoine Compagnon.Nijni-Novgorod, années 1900. Un adolescent traîne sur les bords de la Volga. Il est pauvre, il est juif, il n'a pas d'avenir dans la Russie tsariste. Jusqu'au jour où il croise l'immense écrivain Gorki qui en fait son assistant et l'adopte. Yeshua Sverdlov devient Zinovi Pechkoff.
    En exil à Capri avec son nouveau père, il découvre la littérature, la politique, se lie avec Lénine, l'écrivain Bounine ou le chanteur Chaliapine. Mais il brûle d'agir. Quand la Première Guerre mondiale éclate, il s'engage en France dans la Légion étrangère au côté de Blaise Cendrars, connaît la rude vie des tranchées et la gloire des combats - il y perd le bras droit. La France l'adopte à son tour et le dépêche aux États-Unis pour les inciter à entrer en guerre.
    En 1918, alors que son frère Iakov Sverdlov s'apprête à devenir le premier chef d'État soviétique, Pechkoff est au coeur de la guerre civile russe, avec les Armées blanches. Dans les années vingt, au Maroc, il gagne son surnom de " Manchot magnifique " pendant la guerre du Rif. Puis ce sera la Syrie, le Liban, ses premiers succès diplomatiques. Et la France Libre. De Gaulle en fait son envoyé spécial, un général-ambassadeur abonné aux missions délicates, en Chine auprès de Chiang Kaï-Shek, au Japon auprès de MacArthur dont il devient l'ami.
    Pechkoff parcourt le monde, connaît tout le monde, séduit tout le monde. Son courage, son goût de la vie, sa connaissance de l'âme humaine ont révélé sa nature, celle d'un héros de roman.
    À partir d'archives inédites, notamment la magnifique correspondance avec Gorki, Guillemette de Sairigné signe la première grande biographie de Zinovi Pechkoff.
    Prix de la biographie de l'Académie française (Histoire)
    Prix Albert Thibaudet, présidé par Antoine Compagnon


  • Exilée du Caucase, mannequin chez Chanel, cette célèbre beauté fut une héroïne de la Seconde Guerre mondiale et une icône de la Légion étrangère.

    Leïla Hagondokoff est une enfant qui vit entre le Caucase et Saint Pétersburg dans une famille de militaires. En 1917, elle a dix-neuf ans, elle est très belle, et tombe amoureuse d'un officier atteint d'une grave blessure à la tête qu'elle épouse contre l'avis de ses parents. La Révolution les pousse à fuir vers l'est et ils atteignent Shanghai au terme d'un terrible voyage. En Chine son existence est aventureuse, elle divorce et parvient à gagner la France. Chanel l'engage comme mannequin et sa vie sentimentale bien remplie se termine par un élégant mariage français. Mais cette séductrice devient une combattante pendant la guerre d'Espagne et la Seconde Guerre mondiale. Elle invente, fait financer et dirige des ambulances qui, pour la première fois, sont conçues afin d'opérer les blessés intransportables. Elle fait la campagne d'Italie, la campagne de France, repartira en Algérie pendant la guerre afin d'établir un centre de repos pour les soldats désargentés. La fin de sa vie et le reste de sa fortune sont consacrés à la Légion étrangère, pour qui elle est une bienfaitrice et une légende vivante. Personnalité complexe, libre et transgressive, sa volonté de fer et son courage physique et moral n'eurent d'égal que sa célèbre beauté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux... "
    RAINER MARIA RILKE, Lettres à un jeune poète
    Rien ne justifie l'épreuve et la souffrance, la mort d'un enfant, l'enfermement d'un innocent, un accident grave, un viol à quatorze ans, la brisure d'un amour, la perte brutale d'un emploi..., tous ces chocs affectifs, physiques, spirituels, qui viennent remettre en question l'équilibre que chacun de nous s'est patiemment construit, qui nous font perdre nos repères et souvent côtoyer l'abîme.
    Pourtant, ces drames nous appellent à un travail sur nous-mêmes que nous aurions peut-être indéfiniment différé. Ils ne nous rendent pas forcément meilleurs, mais plus forts, plus libres, sans doute plus ouverts à la souffrance d'autrui. Vérité illustrée par ceux qui témoignent ici, gens connus et inconnus, pêle-mêle, tant tout le monde se ressemble dans la souffrance: l'abbé Pierre, Jean-Paul Kauffmann, Edouard-Jean Empain, Gérard Garouste, Françoise Rudetzki, Michel Gillibert, Hélie de Saint-Marc, Annie Duperey, Paul-Loup Sulitzer, l'ambassadeur de Tchécoslovaquie à Paris, mais aussi de jeunes handicapés de Garches, une mère d'enfant trisomique, un exilé iranien devenu chirurgien de " Médecins sans frontières "...
    Tout au long de cette quête, des experts ès-souffrances viennent nous aider à y voir plus clair, qui font autorité chacun dans leur domaine: le père Xavier Thévenot, théologien et moraliste, les professeurs Yves Pélicier et Edouard Zarifian, psychiatres, le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, l'éthologue Boris Cyrulnik, le professeur Jean-Marc Alby et le médecin-général Crocq, spécialistes des névroses traumatiques, l'ethnologue Tobie Nathan, le sociologue Gérard Demuth...
    Guillemette de Sairigné, journaliste, collabore aujourd'hui au Point et à Madame Figaro, où elle conduit la rubrique " Grands Entretiens ".

  • Il est de bon ton de critiquer notre société de l'apparence, ses obsessions, cette facilité avec laquelle nous nous laissons aveugler par le paraître.
    La beauté nous fascine. De fait, elle est un atout magnifique. Mais a-t-on assez conscience des tensions, des frustrations, de l'agressivité qu'elle génère ? Si la beauté a ses grandeurs, elle a ses servitudes. A l'inverse, il est bon de se dire que la beauté n'est pas seulement un don, mais une conquête. Que garder la face peut même être, au temps de l'épreuve, un autre nom pour le courage.
    Ce voyage sur la planète des beaux a été l'occasion pour Guillemette de Sairigné de riches rencontres. Nul point de vue édifiant, mais un plaisir manifeste au spectacle qu'offre la beauté, que ce soit celle d'inconnus ou de célébrités (au rang desquelles Inès de La Fressange, Marie-Christine Barrault, Claudia Cardinale, Robert Redford, Arielle Dombasle...). Et la découverte parfois d'une formidable distorsion entre le corps réel et celui que l'on porte dans sa tête.
    Ce livre est aussi une tentative de réhabilitation de la « vraie » beauté. Une beauté qui révèle l'être humain, qui n'est pas source d'angoisse, mais promesse d'aller vers les autres.

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