• " Je rencontrai ma tante Augusta pour la première fois en plus d'un demi-siècle aux obsèques de ma mère. Ma mère avait près de quatre-vingt-six ans à sa mort ; ma tante était sa cadette de quelque onze ou douze ans. Deux ans plus tôt j'avais quitté la banque avec une retraite suffisante et une agréable "enveloppe'. La Westminster nous avait absorbés et ma succursale faisait double emploi. De l'avis général, j'avais de la chance. Pour ma part, je trouvais le temps long. Je n'ai jamais pris femme ; j'ai toujours mené une existence paisible; sauf un penchant pour les dahlias je n'ai pas de violon d'Ingres. Autant de raisons qui ajoutaient aux obsèques de ma mère un brin de piquant nullement déplaisant. "
    L'Orient-Express, Paris, Venise, Milan, Istanbul... Lorsque Tante Augusta fait irruption, tel un tourbillon, dans la vie d'Henry, celui-ci se laisse entraîner dans une folle poursuite à travers le monde. Un roman éblouissant, bijou d'humour et de cocasserie, de la première à la dernière page.

  • Au début des années 1970, l'Amérique du Sud est livrée à des mouvements révolutionnaires. Pour attirer l'attention, l'un d'eux décide d'enlever l'ambassadeur américain. Mais les guérilleros kidnappent à sa place un consul britannique " honoraire ", alcoolique de surcroît, et sans grande importance pour eux, ni même pour son lointain gouvernement... Il émane de ce roman peuplé de vils personnages une atmosphère étouffante, représentative du monde tel que le voyait Greene. Et des actes manqués, des maladresses incroyables, qui en font une comédie grinçante où la fiction se veut le reflet de la réalité.
    " Greene estimait que Le Consul honoraire était son meilleur roman, du moins celui qui le dérangeait le moins, juste devant La Puissance et la Gloire. On ne peut que partager son appréciation. " Thierry Clermont

  • " L'affaire [l'écriture du roman], comme beaucoup d'histoires d'amour, commença à la table d'un dîner et se poursuivit, nombre de migraines aidant, en beaucoup de lieux : Vienne, Venise, Ravello, Londres, Santa Monica. " Graham Greene.
    En 1949, Harry Lime disparaît mystérieusement à Vienne, triste décor de ruines enneigées encore marqué par la Seconde Guerre mondiale. Un ancien ami, Rollo Martins, décide d'enquêter et découvre qu'Harry était en réalité un trafiquant de drogues sans foi ni loi. Le récit est ponctué par la recherche d'un " troisième homme ", une ombre que l'on a du mal à percevoir.Le Troisième Homme, qui compte parmi les plus célèbres romans policiers de Graham Greene, a été écrit comme un préambule au scénario du film de Carol Reed, tout comme Première désillusion, qui lui fait suite dans ce volume.

  • C'est dans ses innombrables et incessants déplacements que Graham Greene, voyageur, homme d'action et d'écriture, a puisé le matériau et l'atmosphère si souvent exotiques de ses romans. Dans Notre agent à La Havane (1958), Graham Greene plante son décor à Cuba juste avant la révolution castriste dont on peut voir la prémonition en filigrane dans son récit. Acuité du regard d'un ex-reporter et rédacteur au Times ! Quant à l'histoire, elle est ébouriffante : c'est celle d'un citoyen britannique ordinaire, marchand d'aspirateurs à La Havane, qu'un agent secret de l'Intelligence Service recrute sur sa seule bonne mine et son naïf patriotisme, pour lui confier la mission de créer un réseau d'espions imaginaires... Cette aventure tragique et burlesque à la fois, cruelle aussi dans son dénouement, inspira aussitôt à Carol Reed un classique du cinéma - occasion, pour Alec Guinness, d'un de ses inoubliables numéros d'acteur.

  • " Quiconque a menti à sa femme, à sa maîtresse ou à son enfant pourra peut-être reconnaître cette corruption privée qui provient d'un secret que l'on ne peut pas révéler. " Graham Greene
    Une fuite est découverte dans un sous-département des services secrets britanniques, entraînant une opération de contrôle. Dans l'atmosphère lourde de suspicion qui en découle, les personnages sortent peu à peu de l'ombre... Graham Greene retourne ici à ce monde du renseignement qu'il a bien connu et pour lequel il a gardé une fascination ironique. Mais l'espionnage et ses péripéties illustrent aussi de façon aiguë et parfois tragique que la rigidité obtuse des raisons d'État est trop souvent oublieuse du facteur humain.

  • " Le succès est plus dangereux que l'échec. Les lames se brisent sur une ligne côtière plus longue. Or, Le Fond du problème fut un "succès' au sens vulgaire et vaste de ce terme. Il devait y avoir là quelque chose de corrompu, car ce livre touchait trop souvent les lecteurs dans leurs faiblesses. " Graham Greene
    Officier de police dans un comptoir colonial de la Sierra Leone, marié à Louise, à laquelle il n'est plus lié que par la pitié, Scobie est un homme de foi catholique hanté par le devoir. Quand il fait la connaissance de la jeune veuve Hélène, il en tombe éperdument amoureux. Alors, la passion et l'intégrité cèdent la place au mensonge et au déshonneur, dans un tourbillon dont l'issue sera fatale. Sur fond de magnifiques paysages africains, Graham Greene, l'un des plus grands auteurs britanniques du XXe siècle, conjugue la foi et le doute, et touche au sublime. Un chef-d'oeuvre.

  • " Excitantes par la variété des thèmes traités et de leur style, ces nouvelles constituent une sorte de fidèle échantillonnage de l'oeuvre entière de Graham Greene. " Isabelle D. Philippe
    Si Graham Greene a été acclamé pour ses romans - La Puissance et la Gloire, Notre agent à La Havane et tant d'autres qui, au fil de plus d'un demi-siècle d'écriture, sont venus l'installer au sommet de la littérature britannique -, il fut aussi un nouvelliste virtuose. Ces nouvelles, composées entre 1929 et 1990, il les décrivait comme des échappées, voire des escapades, comparables aux instantanés photographiques qu'on réunissait autrefois dans des albums de vacances. C'est dire que l'on y trouvera non seulement un Graham Greene inattendu et souvent plein d'humour, mais aussi, selon l'auteur lui-même, quelques-unes de ses meilleures pages. " Pavillons Poche " publie l'intégralité de ces textes par ordre chronologique, en deux volumes, dont L'Homme qui vola la tour Eiffel est le second après Mr Lever court sa chance.

  • Solitaire, complexé par un bec-de-lièvre, James Raven est chargé d'éliminer à Londres un ministre et sa secrétaire. Après avoir rempli sa mission, il récupère une valise pleine de billets de banque mais s'aperçoit bientôt que leurs numéros ont été signalés. Il est tombé dans un piège tendu par ses employeurs. Pendant sa cavale, le hasard va lui faire rencontrer une jeune actrice de théâtre, intrépide et courageuse, qui décide de lui venir en aide. Si Tueur à gages est l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du roman noir (rarement suspense aura été conduit avec une telle maestria), Graham Greene, lui, est un héros de la littérature anglaise du XXe siècle. Ses oeuvres ont un cachet d'éternité car, quel qu'en soit le genre, elles sont chargées d'humanité.

  • " Le plus généreux et le plus aimable roman de Greene depuis Voyages avec ma tante. Dans Monsignor Quichotte, il invite - plutôt qu'il ne convoque - le lecteur à partager un humble festin. " The New York Times
    Dans l'Espagne postfranquiste, le père Quichotte se lie avec Zancas, le maire communiste de sa ville, une amitié que le supérieur du prêtre, un évêque dépité par la mort de Franco et par la transition politique qui a suivi, voit d'un très mauvais oeil. Aussi, lorsque Quichotte est nommé monsignor par le pape, saute-t-il sur l'occasion et l'envoie-t-il en congé. Mais au même moment, le maire perd les élections et décide de quitter le village. Le prêtre catholique et le maire communiste s'embarquent alors ensemble sur les routes d'Espagne. Munis de caisses de vin et de bons fromages, les deux hommes, compagnons de voyage pour le moins saugrenus, vivront des aventures rocambolesques rythmées par un long dialogue sur la foi et la politique. Graham Greene signe ici un roman savoureux, plein de rebondissements, dont le ton léger sert au mieux le sujet philosophique plus grave qui en est le fil rouge.

  • " Excitantes par la variété des thèmes traités et de leur style, ces nouvelles constituent une sorte de fidèle échantillonnage de l'oeuvre entière de Graham Greene. " Isabelle D. Philippe
    Si Graham Greene a été acclamé pour ses romans - La Puissance et la Gloire, Notre agent à La Havane et tant d'autres qui sont venus au fil de plus d'un demi-siècle d'écriture l'installer au sommet de la littérature britannique -, il fut aussi un nouvelliste virtuose. Ces nouvelles, composées entre 1929 et 1990, il les décrivait comme des échappées, voire des escapades, comparables à ces instantanés photographiques qu'on réunissait autrefois dans des albums de vacances. C'est dire que l'on y trouvera non seulement un Graham Greene inattendu et souvent plein d'humour, mais aussi, selon l'auteur lui-même, quelques-unes de ses meilleures pages. Voici ces nouvelles réunies intégralement, par ordre chronologique, en deux volumes, dont Mr Lever court sa chance est le premier et L'Homme qui vola la tour Eiffel, le second.

  • Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang... y compris à épouser Rose, serveuse naïve et sans grâce. Son but est d'empêcher la jeune fille de témoigner contre lui dans l'affaire de la disparition d'un journaliste soupçonné d'avoir assassiné Kite. Lorsque Ida Arnold, séduite par le journaliste juste avant sa disparition, décide de stopper les agissements meurtriers de Pinkie, une course contre la montre s'engage. Entre les personnages hauts en couleur qui dominent l'histoire se joue un drame de vengeance, de férocité et de mort. Graham Greene a toujours avoué son penchant pour ce roman paru en 1938, mi-thriller, mi-fable morale, qu'il considérait comme l'un de ses meilleurs. " L'énergie et la puissance de Pinkie Brown, adolescent rebelle, ne faiblissent pas avec les années. " The Guardian

  • Ultime roman de Graham Greene, Le Capitaine et l'Ennemi forme une sorte de testament littéraire du grand romancier, l'un des plus considérables de la littérature britannique du XXe siècle. Testament dans la mesure où l'on retrouve, à travers le récit du narrateur Victor Baxter - ce garçon gagné au jeu par l'étrange capitaine qui donne son titre au livre -, la plupart des thèmes récurrents dans l'oeuvre de l'auteur de La Puissance et la Gloire et Notre agent à La Havane, et dont certains relèvent même de ses ressorts intimes : l'horreur des internats, la solitude de l'adolescence et les affres des sentiments amoureux. S'y ajoutent ici le goût de Greene pour un certain exotisme et l'horreur des basses oeuvres politiques. Au terme de sa longue et féconde carrière, Graham Greene montrait qu'il avait conservé tout son talent de montreur d'ombres dans un jeu cruel et solaire à la fois.

  • Plus d'un roman de Graham Greene compte au rang des chefs-d'oeuvre de langue anglaise du XXe siècle. Tel est le cas d'Un Américain bien tranquille, de Notre agent à La Havane (chacun citera ses préférés) et de bien d'autres encore. Cette Saison des pluies fait partie de la liste considérable des livres de Greene qui ont cette caractéristique commune de nous distraire tout en nous forçant - c'est une aubaine - à réfléchir. Ici, Greene, à travers Querry, architecte comblé qui décide de tout quitter pour se rendre au coeur de la forêt congolaise, dans une léproserie, pose la question de la foi : reniement ? adhésion ?Le débat lancé par Greene, écrivain réputé catholique depuis la publication de La Puissance et la Gloire, souleva bien des discussions et une querelle avec son ami Evelyn Waugh, que l'auteur évoque dans sa préface. Mais le livre eut un immense écho et continue de se faire entendre du lecteur d'aujourd'hui. C'est dans une plongée " au coeur des ténèbres " que Greene, après Conrad, nous entraîne ici.

  • Mais qui est donc l'étrange docteur Fischer, cet homme qui organise dans sa somptueuse demeure genevoise des réceptions pour lesquelles plus d'un hôte serait prêt à se damner ? C'est qu'il est riche, le docteur Fischer, immensément riche, de sorte que chacun se prête volontiers à ses caprices souvent cruels pour figurer parmi les destinataires de ses fort généreux cadeaux. Poussé par la curiosité, Alfred Jones, son gendre, quinquagénaire infirme, va se laisser prendre à son tour aux jeux maléfiques de l'extravagant docteur. Avec ce conte noir et cruel - l'un de ses derniers écrits -, Graham Greene dépeint une société corrompue par l'appât du gain. En moraliste désabusé mais combien lucide !

  • L'île paradisiaque d'Haïti est devenue un enfer sous la coupe de Papa Doc et des tontons macoutes. Quatre personnages y débarquent : les Smith, un couple d'Américains venu prôner le régime végétarien comme remède à la violence ; Brown, propriétaire d'un hôtel qui veut sauver son bien et retrouver son amie Martha Pineda ; et le major Jones, escroc ou agent secret... Certains sont engagés dans la lutte, d'autres ne servent que de faire-valoir mais tous jouent un rôle, avec plus ou moins de conviction. Aventure mouvementée et drame humain, ce roman de Graham Greene met l'accent sur le désenchantement d'une république où les droits des citoyens sont mis à mal et où tous ceux qui se refusent à n'être que des comédiens sont confrontés à une dure réalité. Une de ces comédies tragiques et passionnantes à l'humour très british dont le grand romancier anglais a le secret...

  • Maurice Bendrix s'éprend au premier regard de Sarah, l'épouse de Henry Miles, un haut fonctionnaire. Ils entament une relation passionnée à l'été 1939, qui s'achève brutalement lorsqu'un obus frappe la maison londonienne où ils ont pris l'habitude de se retrouver. Pendant plusieurs minutes, Sarah a cru son amant mort et sans un mot d'explication elle s'enfuit, mettant fin à leur histoire. Par une soirée sombre et mouillée de janvier 1946, Bendrix croise par hasard Henry et ce dernier lui confie avoir le sentiment que Sarah le trompe. Rongé par la curiosité et la jalousie, Bendrix engage un détective privé qui lui remet le journal intime de son ancienne maîtresse. Il comprendra enfin son mystérieux revirement le jour fatidique de leur rupture... Un des romans les plus autobiographiques de Graham Greene, La Fin d'une liaison est une histoire en trompe-l'oeil sur les tiraillements d'une femme partagée entre sa foi et son amour illégitime. " La Fin d'une liaison est à mon avis le meilleur roman de Graham Greene. " Neil Jordan

  • Un beau et grand roman. Un Greene sur le mode grave qui nous plonge droit dans l'actualité d'un monde troublé.
    C'est avec Tueur à gages de Graham Greene que naquit en 1947 la collection "Pavillons". Dès lors, Greene, ami fidèle de Robert Laffont, devint la figure emblématique de cette collection dans laquelle il publia un roman par an. L'Amérique du Sud, avec ses sourdes agitations révolutionnaires... Un groupe de guérilleros croit enlever un ambassadeur des États-Unis en otage, et n'enlève qu'un consul britannique, "honoraire" de surcroît, qui n'intéresse personne - surtout pas son lointain gouvernement... Un jeune médecin dont la jeune femme du consul sexagénaire est la maîtresse, mais qui ne croit ni à l'amour, ni à la politique ni en Dieu, se trouve malgré lui mêlé au rapt, parce que le chef des ravisseurs est un de ses anciens camarades d'études devenu prêtre, puis défroqué. La femme du consul, ancienne fille de bordel docile à toutes les fatalités (y compris le mariage), découvrira l'amour, de même que le médecin découvrira par force la jalousie et que le prêtre-guérillero ne pourra échapper à l'étreinte de Dieu. Le consul quant à lui s'apercevra que les notions les plus simples de l'existence n'ont rien d'"honoraire". Et le dénouement... sera-t-il celui que nous attendions ?

  • Graham Greene n'est pas seulement le grand écrivain catholique consacré par le succès de son fameux roman
    La Puissance et la Gloire. Entré par effraction dans le royaume de la Grâce (selon le mot de François Mauriac), cet ancien membre du Foreign Office a su aussi dénoncer la guerre, les dictatures et ce vice suprême : l'imbécillité. Ainsi de cet
    Américain bien tranquille où il y met en scène la relation, au début des années 1950, entre un jeune Américain idéaliste et candide et un Anglais cynique, désabusé et rompu aux pratiques de la colonisation. Adapté par deux fois au cinéma, le tableau qu'il nous livre ici du conflit vietnamien, est à la fois bouleversant et inoubliable.

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