• La vie de Charlemagne est plus belle et plus exaltante que la légende de l'empereur « à la barbe fleurie ». Digne successeur de Pépin le Bref, son père, il fut d'abord roi de France, puis roi d'Italie. Ses conquêtes successives, notamment en Allemagne, portèrent le territoire des Francs aux dimensions d'un empire. Travailleur infatigable, ce conquérant fut aussi un législateur et un diplomate ; il protégea les arts, généralisa les écoles et détermina la Renaissance carolingienne.
    Véritable « européen », il eut le mérite de donner aux peuples composant son vaste empire un idéal commun. Son oeuvre politique ne lui a pas survécu, car il en était la clef de voûte. Mais l'âme de l'Europe, née de sa pensée, est toujours présente. Elle reste, grâce à lui, la meilleure chance de l'Europe future.

  • HUGUES CAPET 9 8 7 ~9 9 6 987 : Hugues Capet, duc de France, est élu roi à Senlis par l'assemblée des Grands. Ainsi met-il un point final à une rivalité séculaire entre Carolingiens et Robertiens et devient-il le fondateur d'une prodigieuse lignée de trente-deux rois, la plus longue d'Europe, qui assumera le destin de la France jusqu'à la Révolution de 1789.
    En associant son fils, le futur Robert II le Pieux, à la couronne, il instaure une monarchie héréditaire, liée à la notion de droit divin conférée par l'Église. Grâce à lui, grâce à son habileté, à sa patience, à son sens aigu de l'opportunité, à ses qualités exceptionnelles d'homme d'État, s'est trouvé définitivement scellé l'acte de naissance de la France.

  • Né en 1550, fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, roi à dix ans, Charles IX eut l'un des règnes les plus tragiques de notre histoire. Obsédé par le souvenir de son père et par la gloire de son grand-père François Ier, brimé par une mère abusive quoique admirable, tantôt exhibé au peuple tantôt caché, souvent humilié, en butte à la jalousie de ses frères, il se cherchait lui-même. Les grands de son royaume, étant parvenus à transformer en guerre civile la querelle entre les catholiques et les protestants, se disputaient le pouvoir et rêvaient de le détrôner. Dans ce tumulte où la France faillit sombrer, au milieu d'une cour où les fastes, les trahisons, les crimes se mêlaient, il essayait de faire prévaloir la tolérance. Si on l'a accusé du massacre de la Saint-Barthélemy, sa manipulation ne fait plus aucun doute.

  • Un roi, un héros et un saint, le « meilleur roi qui fut au monde » selon le juriste Beaumanoir, tel apparaît saint Louis (Louis IX), en ce XIIIe siècle où le rayonnement de la France parvient à son zénith. Rassembleur dhommes, habile à concilier les extrêmes, passionné pour le bien public, il sefforce en toutes circonstances de moraliser la politique. Guerrier intrépide, mais encore diplomate, son adresse et son équité font de lui larbitre de lEurope. Mystique, assez ardent pour réveiller lesprit de croisade, il résiste vigoureusement aux papes et aux évêques si lintérêt de lÉtat est en jeu. Par amour pour son peuple, il se fait aussi législateur et réformateur hors pair. On ne sait lequel le plus admirer du chevalier, du clerc, du patriarche, du roi ou de lhomme.



    Couverture : Détail dune miniature représentant le roi Louis IX tirée de Vie et miracles de saint Louis par Guillaume de Saint Pathus, 1320. Paris, B.N.F. © Photo Josse / Leemage. Vue de lintérieur de la Sainte-Chapelle © Peter Barritt / SuperStock / Corbis

  • Philippe IV le Bel domine la fin du Moyen Âge. Son règne reste cependant une énigme, de même que son caractère et sa personne, animée par un véritable génie politique. Fut-il réellement un roi de fer ou jouit-il d'une réputation usurpée ? À travers des événements dramatiques (l'attentat contre le pape Boniface VIII, le procès et la chute des Templiers, l'adultère des trois brus, la lutte contre l'Angleterre), émerge une volonté constante et tendue vers un but unique : la grandeur du royaume de France. Chez lui affleurent une ingéniosité et une imagination hors du commun mais aussi un machiavélisme indéniable. Il aurait, en somme, pu dire, comme Louis XIV, à qui il ressemble par plus d'un point, trois siècles plus tard : "l'État, c'est moi", s'il n'avait été lui-même l'État dans toute l'acceptation du terme.

  • Il fut le roi des gentilshommes et le plus gentilhomme des rois de France. Rien ne manque à sa vie pour en faire un véritable roman : une enfance malheureuse dans les prisons de l'exil en Espagne, une jeunesse humiliée, une passion amoureuse pour une femme mûre (Diane de Poitiers) qui dura jusqu'à son dernier souffle, un mariage d'État avec une femme qui se révéla de grande envergure (Catherine de Médicis). Son règne est jalonné de batailles remportées et de fêtes somptueuses. Et sa mort accidentelle, des suites d'une blessure reçue dans l'oeil en plein tournoi, fut à la fois héroïque et tragique. Elle donna le signal des guerres de Religion. Trois de ses fils lui succédèrent : François II, Charles IX et Henri III.

  • La dynastie mérovingienne, fondée par Clovis, a duré deux siècles et demi (481-737).
    Roi des Francs Saliens, ce dernier parvient à conquérir la Gaule romaine et à l'unifier. Son baptême, sous l'impulsion décisive de son épouse Clotilde, est un événement capital : il permet la christianisation de l'Europe. Ses fils, après le concile réuni par leur père en 511, l'année de sa mort, parachèvent son oeuvre grandiose mais se lancent dans des luttes fratricides. C'est ainsi qu'à travers les tumultes de leurs règnes se dessine la France. Chef de guerre victorieux - Soissons (486), Vouillé (507) -, homme politique avisé, protecteur du catholicisme, Clovis est, en Occident, l'héritier des empereurs de Rome. Il est aussi la préfiguration de Charlemagne.

  • Ecarté illégalement de la succession au trône par le traité de Troyes en 1420, Charles VII, renié par sa mère, Isabeau de Bavière, et fils d'un roi fou, Charles VI, contesté par la moitié de la France, raillé par ses adversaires, parvient à chasser els Anglais de son royaume et à terminer la guerre de Cent Ans. Il rabat l'orgueil des féodaux, réforme l'armée, la justice, les finances et l'administration, en dépit des complots et des trahisons. des noms prestigieux traversent son règne digne de Shakespeare : Jeanne d'Ar, Dunois, Jacques Coeur, Agnès Sorel. De son royaume il fait un Etatet, de son peuple déchiré par la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, une nation. Tout cela eût-il été possible sans la fascinante épopée de Jeanne d'Arc ?

  • Pendant presque mille quatre cents ans, des rois se sont succédé de manière quasiment ininterrompue sur le trône de France.
    Ils étaient issus de trois célèbres dynasties, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. A travers l'épopée tumultueuse de leurs vies et de leurs règnes, où se révèlent des personnalités diverses et parfois controversées, renaissent avec un grand éclat les heures les plus prestigieuses et les plus exaltantes de notre Histoire.
    Roi à douze ans, Charles VI eut un des règnes les plus longs de notre Histoire.
    Marié en 1384 à Isabeau de Bavière, il se libéra bientôt de la tutelle de ses oncles et gouverna par lui-même. Tout annonçait une époque brillante. Mais la démence qui le frappa, en 1392, provoqua une impitoyable guerre entre Armagnacs et Bourguignons. Pendant les rémissions de sa maladie, il tenta en vain de rétablir la paix. La victoire d'Azincourt (1415), l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau permirent à Henry V d'Angleterre d'hériter du royaume de France.
    Le roi fou n'était plus qu'un spectre couronné. Cependant, ce fut lui qui sauva l'unité de la France grâce à l'amour que lui vouait son peuple. Ce règne apocalyptique eût inspiré Shakespeare, s'il était né français.

  • Jean II, surnommé le Bon en raison de sa bravoure, succéda en 1350 à son père Philippe VI, premier roi Valois après l'extinction des Capétiens directs. Héritant d'un royaume affaibli et d'une autorité contestée après la défaite de Crécy, il s'efforça de redresser la situation en réorganisant l'armée et en assainissant les finances. Trahi par les grands qui changeaient de parti au gré de leurs intérêts, il fut malheureusement vaincu par le Prince Noir à la bataille de Poitiers.
    Roi méconnu, il réunit à la couronne la Bourgogne et le Dauphiné. Ce portrait dressé à partir d'une contre-enquête minutieuse aide à comprendre sa personnalité, vivante incarnation des vertus et des faiblesses du tragique XIVe siècle. Il fut le créateur du Franc.

  • Entré au séminaire pour s'arracher à la misère paysanne, Jean Talvard travaille à quitter la soutane. Il deviendra d'abord le précepteur du fils du maire, puis l'indispensable adjoint de ce dernier, et enfin son gendre. Tout en guidant machiavéliquement son beau-père parmi les problèmes que pose l'occupation allemande, Jean Talvard plante déjà des jalons d'une prochaine carrière politique. Il entre au bon moment dans un maquis où il prendra figure de héros, marquant plus de conviction que de courage. Mais il y connaît aussi un amour violent et total. A la Libération, le chemin du succès lui est facile. Député, puis secrétaire d'Etat, il ne connaît pourtant pas encore la satiété que déjà l'étreint un profond dégoût de lui-même et des autres. Saura-t-il résister à cet ennemi intime : l'ennui ? Parvenu au plein épanouissement de son talent romanesque, Georges Bordonove ne nous présente pas seulement le vigoureux portrait d'un descendant de Julien Sorel. Ce roman est aussi une fresque vivante et vraie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Paris est le creuset où l'histoire de notre pays s'est faite. Sa propre histoire chemine donc parallèlement à celle de la France. Elle revêt le double caractère d'un destin public et d'un destin privé. Elle se développe aussi sur deux plans : l'exotérique et l'ésotérique. Chacun des personnages qui l'animent, des événements qui la jalonnent, a pareillement deux faces : l'envers et l'endroit. Ayant choisi les moments, les hommes, les groupes d'hommes les plus signifiants, Bordonove les analyse en profondeur ; il montre quelle influence une pensée multiforme, fréquemment secrète, exerça sur eux et comment elle explique les réussites et les échecs. Cet ouvrage, retraçant deux mille ans d'histoire, comprend deux tomes. Le premier traite de la période s'étendant de la fondation de Paris à la fin du XVe siècle. Le second, de la Renaissance à notre époque. Ce livre, plein de tumultes, de joies, de larmes, mais aussi d'une indéfectible espérance et d'un inentamable courage, a le souffle d'une épopée. Mais il est de plus l'explication lumineuse des raisons secrètes qui ont fait de Paris la ville capitale et, la préservant contre d'excessives nostalgies du passé, assurent son avenir. Les constantes du caractère parisien s'en dégagent subtilement ; elles peuvent, à travers vingt siècles d'ombres et de lumières, se résumer d'un mot : liberté !

  • Paris est le creuset où l'histoire de notre pays s'est faite. Sa propre histoire chemine donc parallèlement à celle de la France. Elle revêt le double caractère d'un destin public et d'un destin privé. Elle se développe aussi sur deux plans : l'exotérique et l'ésotérique. Chacun des personnages qui l'animent, des événements qui la jalonnent, a pareillement deux faces : l'envers et l'endroit. Ayant choisi les moments, les hommes, les groupes d'hommes les plus signifiants, Bordonove les analyse en profondeur ; il montre quelle influence une pensée multiforme, fréquemment secrète, exerça sur eux et comment elle explique les réussites et les échecs. Cet ouvrage, retraçant deux mille ans d'histoire, comprend deux tomes. Le premier traite de la période s'étendant de la fondation de Paris à la fin du XVe siècle. Le second, de la Renaissance à notre époque. Ce livre, plein de tumultes, de joies, de larmes, mais aussi d'une indéfectible espérance et d'un inentamable courage, a le souffle d'une épopée. Mais il est de plus l'explication lumineuse des raisons secrètes qui ont fait de Paris la ville capitale et, la préservant contre d'excessives nostalgies du passé, assurent son avenir. Les constantes du caractère parisien s'en dégagent subtilement ; elles peuvent, à travers vingt siècles d'ombres et de lumières, se résumer d'un mot : liberté !

  • Il y a mille ans, les premiers Bénédictins prenaient pied, au péril de la mer, sur le Mont de l'Archange. Ils viennent d'y revenir (notre photo) pour célébrer le glorieux anniversaire de la fondation du sanctuaire. Pèlerins d'hier et d'aujourd'hui, par centaines et centaines de milliers, revivent dans ce "Roman du Mont-Saint-Michel", où revit aussi toute l'histoire du Mont, religieuse, artistique, politique. Ici, sur ce haut-lieu, pendant des siècles, l'histoire de la France a retenti comme nulle part ailleurs, s'amplifiant à la mesure du ciel et de la terre. Et c'est dans ce livre que ces histoires mêlées, confondues, trouvent leur plus juste expression. Désormais, on ne pourra plus comprendre le Mont dans sa totalité sans avoir revécu, avec Georges Bordonove, l'extraordinaire aventure de ce lieu qui est devenu l'authentique "symbole de la France".

  • Il y a mille ans, les premiers Bénédictins prenaient pied, au péril de la mer, sur le Mont de l'Archange. Ils viennent d'y revenir (notre photo) pour célébrer le glorieux anniversaire de la fondation du sanctuaire. Pèlerins d'hier et d'aujourd'hui, par centaines et centaines de milliers, revivent dans ce "Roman du Mont-Saint-Michel", où revit aussi toute l'histoire du Mont, religieuse, artistique, politique. Ici, sur ce haut-lieu, pendant des siècles, l'histoire de la France a retenti comme nulle part ailleurs, s'amplifiant à la mesure du ciel et de la terre. Et c'est dans ce livre que ces histoires mêlées, confondues, trouvent leur plus juste expression. Désormais, on ne pourra plus comprendre le Mont dans sa totalité sans avoir revécu, avec Georges Bordonove, l'extraordinaire aventure de ce lieu qui est devenu l'authentique "symbole de la France".

  • 1210 : Noyée dans les flammes de son bûcher, Minerve, ville-forteresse réputée imprenable entre les Cévennes et les Pyrénées, capitule au terme d'un siège sans merci. Le premier acte de la tragédie cathare s'achève. Le dernier, trente-quatre années plus tard, s'appellera Montségur. Dans ce roman superbe s'inspirant de la première phase de la croisade des Albigeois qui déchira la France il y a quelque sept cents ans, entraînant la disparition de la civilisation occitane, Georges Bordonove, sur fond authentique de la geste des « Parfaits », mêle avec une rare maîtrise l'Histoire, le sang, la foi, la volupté et la mort. Guilhem, jeune seigneur de Minerve, accueille dans son château, par bravade plutôt que par foi véritable, une horde d'hérétiques traqués par les Croisés de Simon de Montfort. Parmi les fugitifs se trouve Esclarmonde, indicible beauté de vingt ans, ardente, rayonnante, vouée aux béatitudes célestes et non au plaisir des sens. Mais dès le premier regard qu'il porte sur elle, Guilhem sait qu'elle lui appartiendra. LE BÛCHER, livre d'une saisissante grandeur, d'une force, d'un lyrisme, d'une poésie qui subjuguent, évoque l'essentiel du drame cathare : le conflit pathétique entre l'amour selon la chair et l'amour selon l'esprit, la coexistence, parfois incompatible, du bonheur et du devoir.

  • 1210 : Noyée dans les flammes de son bûcher, Minerve, ville-forteresse réputée imprenable entre les Cévennes et les Pyrénées, capitule au terme d'un siège sans merci. Le premier acte de la tragédie cathare s'achève. Le dernier, trente-quatre années plus tard, s'appellera Montségur. Dans ce roman superbe s'inspirant de la première phase de la croisade des Albigeois qui déchira la France il y a quelque sept cents ans, entraînant la disparition de la civilisation occitane, Georges Bordonove, sur fond authentique de la geste des « Parfaits », mêle avec une rare maîtrise l'Histoire, le sang, la foi, la volupté et la mort. Guilhem, jeune seigneur de Minerve, accueille dans son château, par bravade plutôt que par foi véritable, une horde d'hérétiques traqués par les Croisés de Simon de Montfort. Parmi les fugitifs se trouve Esclarmonde, indicible beauté de vingt ans, ardente, rayonnante, vouée aux béatitudes célestes et non au plaisir des sens. Mais dès le premier regard qu'il porte sur elle, Guilhem sait qu'elle lui appartiendra. LE BÛCHER, livre d'une saisissante grandeur, d'une force, d'un lyrisme, d'une poésie qui subjuguent, évoque l'essentiel du drame cathare : le conflit pathétique entre l'amour selon la chair et l'amour selon l'esprit, la coexistence, parfois incompatible, du bonheur et du devoir.

  • Monté sur le trône à cinq ans et demi, Louis XV fut-il seulement lamant prodigue de Mesdames de Pompadour et du Barry ? Un prince volage et futile dont la beauté continue de nous fasciner et qui sattira lamour puis la haine de son peuple ? Non, malgré les apparences, jamais roi, à lexception dHenri IV, ne se montra aussi conscient des problèmes de son pays et attentif à construire lavenir. Nombre de ses réformes furent reprisent par Napoléon Ier. Sous son long règne, la Corse et la Lorraine devinrent françaises et léconomie nationale prit son envol. Louis XV fut un esprit secret, éclairé et sensible, soucieux dépargner le sang des hommes.

  • L'année même de son avènement en 1515, François Ier entre dans l'Histoire avec éclat, la victoire de Marignan lui valant aussitôt le glorieux surnom de Roi-Chevalier. Son règne fertile en événements majeurs ? guerres d'Italie, duel contre Charles Quint, début de la Réforme ? se place sous le signe d'un nouvel art de vivre suscité par la Renaissance : il devient le protecteur des arts, s'entoure de créateurs de génie tel Léonard de Vinci, transforme la vieille royauté capétienne en monarchie quasi absolue, se montre un diplomate avisé et un législateur perspicace.
    Humain avant d'être roi, tolérant par nature, il incarne à la perfection la France de la première moitié du XVIe siècle, alors la plus riche et la plus peuplée des nations de l'Europe.

  • Il est l'incarnation du Grand Siècle et de l'apogée de la France. Jamais monarque ne fut, plus que lui, Roi à chaque instant de sa vie. À l'éclat et à la splendeur de son règne répondent un écrasant labeur personnel, une lutte continuelle pour paraître égal à lui-même et d'abord en bonne santé. Ses conquêtes, ses revers, sa grandeur devant l'adversité, ses maîtresses, ses deuils, la sérénité de ses derniers jours, composent une passionnante aventure humaine. Il n'est pas un coeur français que la personne du Roi-Soleil puisse laisser indifférent, malgré ses fautes. Mais selon le mot de Napoléon, le soleil n'a-t-il pas lui-même ses taches ?

  • Vrai fondateur de sa dynastie, il est le premier roi de France digne de ce nom. Son extraordinaire personnalité émergeant du puzzle féodal domine une époque de mutations profondes. Parti de rien, il parvint à disloquer le puissant empire des Plantagenêts, à triompher de la coalition européenne à Bouvines et à transformer sa petite principauté d'Île-de-France en royaume de France !
    Il créa de toutes pièces une vaste monarchie féodale, une administration, une armée. Politique et guerrier au milieu de paladins tels que Richard Coeur de Lion, chevalier et homme d'État passionné par le pouvoir, ambitieux, rigoureux sans cruauté, diplomate subtil, novateur mais pondéré, sa gloire et sa grandeur sont les fruits de son mérite.

  • Né sous Louis XV, fils de Philippe-Égalité, général de la Révolution, exilé pour échapper à la guillotine, le futur Louis-Philippe connut dès son plus jeune âge une existence extraordinairement aventureuse, parfois misérable, voyagea même jusqu'en Laponie et en Amérique. Rentré en France en 1814, il se rendit populaire par son libéralisme et, après la chute de Charles X, fut proclamé roi des Français à cinquante-sept ans. Intelligent, secret, à la fois impérieux et débonnaire, aucun roi en France ne fut plus que lui vilipendé, tourné en dérision, menacé dans sa vie. Malgré de nombreux attentats, un climat social tendu, le bouillonnement des esprits hantés par le pouvoir de l'argent, l'hostilité des légitimistes et des républicains, les intrigues des sociétés secrètes, il sut remarquablement gouverner la France et développer son économie.

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