• Moshe Dayan : héros de guerre et politicien maudit Nouv.

    La première biographie consacrée à l'une des figures de proue israélienne. De Moshe Dayan, nous savons peu de choses, et ce que nous connaissons nous paraît généralement suffisant : vainqueur de la campagne de Suez (1956) et de la guerre de Six Jours (1967), ce général aux airs de pirate est LE symbole de la puissance militaire d'Israël. Certes, mais c'est un peu court ! Car s'il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n'y a pas loin non plus de la grandeur militaire de Moshe Dayan à son déclin politique.
    Né en 1915, Moshe Dayan est un
    outsider et rien ne le prédestinait à ce destin hors normes. Enfant de la terre d'Israël, sa jeunesse est marquée par la maladie et une scolarité médiocre. Ce n'est que lorsqu'il intègre la Haganah en 1930 que sa vie change du tout au tout. Excellent soldat, il gravit les échelons facilement, grâce à son talent et à la protection de son mentor, Ben Gourion. Ainsi, lorsque l'État d'Israël est proclamé en 1948, Dayan incarne pour les Israéliens le héros absolu. Mais lorsque l'on s'approche trop du Soleil, on se brûle les ailes... Dans les années 1960, au faîte de sa gloire, il se met à rêver d'une carrière politique qui pourrait être aussi brillante que son passé militaire est glorieux. Mais le Dayan politicien ne possède pas, et de loin, les qualités du Dayan guerrier. Comment cet homme est-il passé du rang d'icône à celui de pestiféré en un claquement de doigts ? En quoi la guerre du Kippour d'octobre 1973 a-t-elle sonné le glas de la carrière de Moshe Dayan ?
    Avec le talent narratif que nous lui connaissons, Georges Ayache nous offre une biographie brillante, complète et inédite d'une idole qui fut vénérée par les Israéliens puis clouée au pilori avec la même unanimité.

  • La chute de Nixon

    Georges Ayache

    • Perrin
    • 8 Octobre 2020

    Retour sur une chasse à l'homme qui s'achève par le casse le plus célèbre de l'histoire politique : le Watergate.Issu d'une famille modeste, Richard Milhous Nixon fut juriste et servit dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale avant d'entamer une carrière politique. Membre du Parti républicain, il fut élu sénateur en 1950 (Californie) puis vice-président en 1952, poste qu'il occupera jusqu'en 1961. S'en suivra une traversée du désert jusqu'à son élection à la Maison Blanche en 1969. Son mandat fut marqué par son engagement dans la fin de la guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier et, surtout, le Watergate.
    C'est précisément ce scandale qu'interroge Georges Ayache : à travers la fin de sa carrière, il revient sur l'acharnement dont a été victime le 37e président des États-Unis. Dans une Amérique post-soixante-huitarde, en pleine dérive vers le politiquement correcte, le mot d'ordre était de l'abattre. Vilipendé et avili par la bonne conscience libérale, démoli par la presse qui le surnommait " Tricky Dick ", ou " Richard le tricheur ", Nixon fut l'un des hommes les plus détesté de son temps. Pourquoi ?
    D'une plume enlevée, Georges Ayache met en lumière les rouages et les raisons de cette chasse à l'homme lancée par le clan Kennedy, une affaire qui dépasse largement le cas du Watergate.

  • L'histoire d'Israël à travers ses figures de proue.Peut-être parce que sa vocation est d'être le refuge ultime d'un peuple persécuté durant des siècles, parce qu'il est aussi le premier État moderne dont la naissance procède non de la force militaire ou de l'arbitraire politique mais d'une volonté clairement exprimée par la communauté internationale, Israël n'est pas un État comme les autres.
    Sa naissance et son développement, son épanouissement - sa survie, aussi - reposent sur la condition et la volonté d'hommes et de femmes dont Georges Ayache brosse ici le portrait avec talent. Douze personnalités, de Theodore Herzl le " visionnaire " à Shimon Peres le " survivant " en passant par Ben Gourion et Golda Meir, et autant de piliers d'Israël qui parvinrent à s'imposer avec la foi parfois utopique des précurseurs, mais toujours aussi la détermination implacable des pionniers bâtisseurs.

  • Il est difficile d'imaginer John Fitzgerald Kennedy à l'âge de 100 ans. C'est pourtant l'âge qu'il aurait eu le 29 mai 2017, si le destin en avait décidé autrement. Le temps est venu de faire la part des choses entre le mythe du jeune président flamboyant (46 ans), mort tragiquement, et la légende noire du fils de famille dépravé, soutenu par la mafia.A peine tombé sous les balles à Dallas, le 22 novembre 1963, à 46 ans, John F. Kennedy entrait dans l'Histoire. Jusqu'à ce que les révélations sur les turpitudes du clan familial, l'amateurisme de l'équipe présidentielle, ses frasques sexuelles ne transforment le mythe en légende noire. JFK a-t-il été un héros de la guerre du Pacifique ? Est-il entré en politique par défaut ? Ce yachtman cachait-il une santé médiocre ? Quels ont été les rôles de Joe, son père, et de la mafia, dans sa carrière ? Quel est son bilan face à l'URSS, à Cuba et au Vietnam ? Sur les droits civiques des Afro-Américains ? A-t-il été victime d'un complot ?
    Un peu plus de cinquante ans après sa disparition tragique, le temps est venu de dresser un tableau objectif des mille jours du trente-cinquième président américain et un portrait dépassionné de ce Janus aux allures de play-boy.

  • S'il semble être devenu aujourd'hui la chasse gardée des cinéphiles, le cinéma italien de l'âge d'or (1945-1975) a passionné en son temps un public beaucoup plus large et populaire.
    De la naissance de Cinecittà, projet pharaonique né de lambition communicante de Mussolini au génie de nombreux créateurs et acteurs, cet ouvrage retrace l'histoire d'une génération.
    Lauteur nous donne à voir avec finesse le passage dun cinéma muselé sous Mussolini aux western « spaghettis », en passant par un certain comique avec Don Camillo, pour terminer dans le néoréalisme esthétique.
    En mettant en perspective le cinéma avec lévolution de la société italienne, il montre que le cinéma évolue en même temps que les 30 glorieuses italiennes.
    C'est ici l'histoire des talents du cinéma italien qui est contée à la manière d'un roman pour le public qui fut le leur : non pas celui des spécialistes mais celui des passionnés !

  • 22 novembre 1963. La vie du jeune et séduisant John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, s'interrompt brutalement à Dallas. L'image de sa femme Jackie, maculée du sang de son mari à l'arrière de la limousine présidentielle, fait le tour du monde. Le mythe de ce « couple de rêve », devenu iconique par la tragédie, est en marche.Derrière la légende que célèbrent les magazines se cache cependant une réalité moins glamour : celle d'un don Juan prisonnier d'une véritable addiction sexuelle, qui collectionne de façon obsessionnelle les conquêtes. Actrices de renom ou starlettes, call-girls, secrétaires, hôtesses de l'air, femmes de la haute société ou bimbos... il les lui faut toutes. La liste de ses aventures est incroyablement longue, et rien ne semble freiner Jack, qui flirte même dans les milieux de la pègre tandis que Jackie traîne son ennui à la Maison Blanche...Et pourtant, JFK n'aura jamais été éclaboussé par le moindre scandale. Protégé par sa famille, par la presse, par les Services secrets, il échappe aussi bien aux rumeurs de bigamie et aux tentatives de chantage qu'aux exhibitions sulfureuses de Marilyn... même si, de son côté, J. Edgar Hoover ne perd pas une miette de ces frasques qu'il consigne dans ses dossiers.Le livre de Georges Ayache revisite les multiples liaisons du président américain, longtemps occultées par les journalistes comme par les historiens, peu désireux de ternir le « mythe Kennedy ». Il plonge surtout au coeur d'une pathologie réelle, sur laquelle le voile se lève désormais peu à peu. JFK y apparaît comme la première véritable illustration d'une symbiose qui deviendra explosive, au fil de la libération des moeurs puis de la médiatisation débridée de l'espace privé des puissants : celle du sexe et du pouvoir.
    Ancien diplomate, aujourd'hui écrivain et avocat, Georges Ayache est docteur en science politique et ancien élève de l'ENA. Il a déjà publié plusieurs livres sur les États-Unis. Parmi ses derniers ouvrages : Kennedy-Nixon. Les meilleurs ennemis, Franck Sinatra, Les Présidents des États-Unis et Kennedy. Vérités et légendes (chez Perrin). Il a également publié Le Cinéma italien appassionato (aux éditions du Rocher).

  • Chanteur adulé, acteur oscarisé, sex-symbol d'une Amérique triomphante, Frank Sinatra (1915-1998) fut aussi un homme complexe, à la fois proche de JFK et de la mafia, ami fidèle et diva cruelle, libertin et grand romantique. Portrait d'une star absolue. On le surnommait le " sultan des pâmoisons " parce qu'il faisait défaillir les adolescentes. Il fut l'une des voix les plus écoutées du XXe siècle. Idole de la jeunesse américaine dans les années 1940, il a vendu des millions de disques à travers le monde, d'
    All or Nothing at All à
    My Way. Acteur de cinéma oscarisé, il fut adulé par les femmes, dont les moindres ne furent pas Ava Gardner et Marilyn Monroe.
    Pourtant, il subsiste encore comme une sorte de mystère chez Frank Sinatra, cet homme tout en contrastes et en contradictions. Violent, d'un côté, mais élégant de l'autre. Cynique avec les femmes, mais d'une naïveté confondante avec la seule qu'il aima vraiment. Extrêmement rigoureux dans son métier, mais assez désintéressé pour savoir tendre la main à ses amis. Frayant avec des gangsters du calibre de Meyer Lansky ou Sam Giancana, tout en ayant ses entrées à la Maison Blanche. Fiché par le FBI et en même temps honoré par la NAACP, l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur. Accro à l'alcool et détestant farouchement la drogue.
    Qui était-il vraiment ? Les interrogations se chevauchent et se conjuguent sans fin. Mais cent ans ou presque après sa naissance, chacun peut au moins s'accorder sur un point : Frank Sinatra fut et reste encore la voix de l'Amérique.

  • De Washington à Obama, une saga présidentielle !
    Depuis George Washington, quarante-quatre présidents se sont succédé à la Maison Blanche. Instruits comme Wilson ou autodidactes comme Lincoln, nés dans des cabanes en rondins du Midwest ou grands aristocrates de la côte Est, militaires, avocats ou encore ingénieurs, tous ont marqué les Etats-Unis de leur empreinte. Les noms des plus illustres tels TR, FDR et JFK ont bâti la mémoire collective. Qui n'a jamais entendu parler du Watergate et de Nixon, de Reagan le " grand communicateur " ou encore de " W " Bush, l'un des plus vilipendés ? Qui a oublié les assassinats de Lincoln au théâtre Ford à Washington ou celui, plus récent, de Kennedy à Dallas ? Cette galerie de portraits met aussi en lumière ceux que la postérité a négligés, comme John Tyler, James Buchanan, Grover Cleveland ou Herbert Hoover. Des one term presidents aux quatre mandats de Roosevelt, Georges Ayache retrace le parcours de ces personnalités et dresse le bilan de leur action. Dans sa diversité, l'histoire de ces présidents américains fait écho à celle de l'Amérique, avec ses vertus et ses excès, ses ombres et ses lumières.

  • La biographie sulfureuse du fondateur de la dynastie Kennedy.Banquier, trafiquant d'alcool, producteur de cinéma, ambassadeur et homme d'affaires, Joe Kennedy a vécu plusieurs vies. Sensible aux honneurs de la vie publique, il serrait les mains de Roosevelt et de Churchill comme celles des parrains de la mafia. Obsédé par la réussite, il ne s'embarrassait pas de considérations quant aux moyens d'y parvenir.
    Fondateur d'une véritable dynastie - dont l'un des enfants devint président des Etats-Unis -, ce patriarche façonna sa famille selon ses idées de performance et d'excellence. Mais les tourments de sa vie personnelle furent à la mesure de sa réussite professionnelle : une fille arriérée mentale, une autre fille et son fils aîné morts accidentellement ; deux autres fils assassinés (John Fitzgerald Kennedy et Robert Francis Kennedy). Comme un écho des tragédies antiques, l'hécatombe familiale fait de Joe Kennedy la main par laquelle le malheur arrive.
    Avec brio, Georges Ayache lève le voile sur cette personnalité controversée et ambivalente, mais toujours fascinante un demi-siècle après sa mort.

  • Ce livre fait froid dans le dos !
    Pourquoi les hommes d'État européens, politiques et têtes couronnées, n'ont-ils pas empêché la guerre monstrueuse de 1914, pourtant si souvent annoncée ?
    Certes, il existait parmi eux des hommes d'État à la forte stature, tels Churchill, Poincaré et Clemenceau. Mais il y avait aussi des empereurs et des princes consternants de frivolité, des politiciens à courte vue, susceptibles et égocentriques, des officiers bornés, n'envisageant les problèmes internationaux qu'à travers la logique militaire. Certains furent prisonniers de leurs obsessions ou de leurs propres limites. D'autres se montrèrent paralysés par leur passivité ou leur prudence même. Tous, ou presque, péchèrent par l'inconscience du péril.
    En suivant les événements qui se sont succédé pendant trente-sept jours de crise, de l'attentat de Sarajevo aux déclarations de guerre, Georges Ayache nous plonge dans un drame effrayant. Il met en scène ses protagonistes et les ressuscite dans le secret des chancelleries diplomatiques et des antichambres du pouvoir. Il exhume leurs passions et leurs doutes, leurs arrière-pensées et leur logique. Il décrit enfin les coups de théâtre, les rebondissements et les affrontements dramatiques qui animèrent une spirale meurtrière sans précédent. De la lecture de ce livre, on sort épouvanté par les défaillances des gouvernants d'alors.

  • La biographie croisée du couple infernal JF Kennedy / Richard Nixon, qui façonna la vie politique américaine de l'après guerre.
    Le héros et le tricheur, l'archange et le bad guy. Ces deux présidents furent, pendant plus de trente ans, les deux visages de l'Amérique. Les années soixante triomphantes incarnées par un Kennedy bronzé, les années de plomb de défaite au Vietnam et du Watergate symbolisées par un Nixon paranoïaque. La réalité est très éloignée de ces raccourcis faciles. Kennedy a beaucoup menti et dissimulé tout au long de sa carrière : sur sa santé, délabrée à un degré difficilement imaginable aujourd'hui ; sur ses qualités d'écrivain, fabriquées de toutes pièces ; sur ses frasques sexuelles, systématiquement occultées ; sur ses accointances, enfin, avec le crime organisé. D'un autre côté, forgée par une intelligentsia revancharde, la légende noire de Nixon fut très excessive. Victime d'un procès en maccarthysme - au moment où les Kennedy étaient beaucoup plus impliqués que lui -, on passa sous silence sa vision d'homme d'Etat. La vie politique américaine eut ainsi le héros et l'antihéros, le nanti flamboyant et le méritant besogneux. A leurs débuts, tous deux coexistèrent sans antagonisme majeur et furent un temps bons camarades. La défaite de Nixon, en 1960, fit naître en lui un formidable complexe envers les Kennedy. Ni l'assassinat de John puis de son frère Bobby, ni même sa propre élection à la présidence ne purent en venir à bout. Nixon aura passé l'essentiel de sa carrière à se déterminer par rapport à Kennedy. Et ce dernier aurait-il été tout à fait le même sans son antihéros ? Tel est l'objet de cette biographie croisée, détaillée, vivante, où l'on suit le destin parallèle de ces deux phénomènes.Ancien diplomate et historien, Georges Ayache est un spécialiste des relations internationales. Aujourd'hui avocat, il a consacré plusieurs ouvrages à des questions d'histoire contemporaine. Pour ce livre, il a trouvé des archives inédites et révèle quantité d'informations surprenantes.

  • La véritable histoire de la traversée du désert. De Charles de Gaulle, on connaît bien le premier des résistants contre l'occupation allemande, le fondateur de la Ve République, le président de tous les Français. On connaît moins l'homme qui traversa douze années de vie publique dans l'indifférence et la solitude. Entre sa démission de chef du Gouvernement provisoire, en 1946, et son élection à la présidence du Conseil, en 1958, il aura été traité en pestiféré : marginalisé, caricaturé et même traité en paria, au point de rendre son retour aux affaires improbable. C'est pourtant durant cette période que se révèle le mieux la personnalité complexe et contrastée du Général. Hésitations, erreurs, doutes et outrances ponctuent la traversée du désert d'un homme au caractère d'acier, parfois cynique et volontiers manipulateur, mais d'une intelligence politique hors norme.
    Loin de la révérence obligée qui entoure le personnage, Georges Ayache revisite ici l'image de l'homme de Gaulle, et son action jusqu'à la fondation de la Ve République. Une action beaucoup plus trouble, tortueuse et incertaine qu'on ne l'imagine ; et une figure humaine très éloignée des clichés qui auront forgé sa légende.

  • Est-on si sûr de bien connaître les socialistes ? Cet Attali, dont on parle tant, d'où vient-il ? Ce Dayan, un vieil ami de Mitterrand, à ce qu'on raconte, quel est son rôle ? Ce Delors, qu'on a vu, il y a peu, au cabinet de Chaban Delmas, que fait-il aujourd'hui au PS ? Ce Laurent Fabius, ce Roger Fajardie : des barons ? Non, les vrais barons, ce sont François Mitterrand (un ancien de la SFIO ? On ne sait plus bien), Gaston Defferre (ex-Monsieur X, l'homme de la FGDS), Michel Rocard (au fait, qu'est devenu le PSU ?), Jean Pierre Chevènement (enfin, si ce n'est pas le PS, c'est le CERES) et quelques autres qui seront demain, si tout se passe bien, ministres. Oui, mais si tout se passe mal ; que deviendra ce rassemblement composite d'hommes aussi divers ? S'apercevra-t-on que le PS, en fait, n'existe pas qu'il n'est qu'un conglomérat d'intérêts, une réunion d'individus liés non par le ciment idéologique, mais par un ciment stratégique, bref, une baronnie ! ? Gilles Martinet, un baron, l'a confié lui-même aux auteurs de ce livre : « Le PS est un rassemblement. Ce n'est pas tout à fait un parti. »

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