• La France des XVIe-XVIIIe siècles est marquée par des périodes de rébellions et de révoltes, qui culminent avec la Révolution. Cet ouvrage constitue le premier manuel exclusivement consacré au fait rébellionnaire et ouvre un champ d´étude et de réflexion sur ce phénomène essentiel, au coeur de l´histoire politique de la France d´Ancien Régime.
    Outre l´étude de la mise en place du pouvoir absolu et ses implications sociales et culturelles, il établit les jalons d´une histoire du maintien de l´ordre et de la répression, en mettant en lumière ses traits originaux, comme l´importance des processus de médiation, longtemps occultés.
    L´ouvrage déroule, sur trois siècles, la trame événementielle des mouvements de révolte, populaires comme nobiliaires, en présentant le contexte, les acteurs et les réponses du pouvoir. Puis il se consacre aux approches transversales et au décryptage de ces épisodes : quels sont les mots, les modalités, les temps et les lieux, les figures de la révolte ? Quelles sont les formes de règlement, pacifique ou violent, de ces épisodes par les autorités ?

  • En se référant aux Bonnets rouges de 1675, les Bonnets rouges de 2013 ont semblé faire de la Bretagne une éternelle terre de résistance et de contestation. Mais qu'en est-il vraiment ? La question sous-tend cet essai qui replace les fureurs armoricaines dans le paysage politique de la France d'Ancien Régime et fait le point sur la révolte des Bonnets rouges et du Papier timbré advenue sous Louis XIV en Bretagne et dans le Sud-Ouest. L'originalité des Bretons ne tient peut-être pas tant au fait de s'être révoltés qu'à l'existence d'une mémoire de la révolte qui nourrit et se nourrit d'un « mythe rébellionnaire breton » constitutif de l'identité bretonne. Mythe de la révolte qui vient ici éclairer la mise en perspective des Bonnets rouges de 2013 et des Gilets jaunes de 2018.

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