FeniXX réédition numérique (Les presses de la cité)

  • « La première détonation lui coupa la parole, suivie, à cadence rapide, d'une demi-douzaine d'autres. Une seule balle traversa la cloison de verre. Une balle perdue qui me siffla aux oreilles avant d'étoiler le grand miroir, juste derrière la tête du barman-boxeur. Toutes les autres s'étaient arrêtées avant ! Je sentis mon estomac se contracter en voyant la silhouette de l'homme battre l'air de ses bras, et, tel le gendarme assommé par Guignol, se plier en deux avant de disparaître derrière les panneaux de bois qui constituaient la partie inférieure de la cloison, tandis que les lourds fragments du carreau de verre dépoli se détachaient lentement de leur cadre, avec une sorte de majesté glacée... »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Pivotant sur lui-même, Chaffu revint vers nous. Il marchait très droit, comme un homme ivre qui consacre à ne pas zigzaguer toutes les ressources de son énergie défaillante. Il marchait très droit et ses traits convulsés exprimaient une intense stupéfaction. La stupéfaction de quelqu'un qui n'a plus que cinq ou dix secondes à vivre et refuse encore d'accepter l'évidence. » Regardant fixement Teddy, il bégaya quelque chose qui ressemblait à : - Pas... lettre... Puis baissa les yeux vers sa poitrine au milieu de laquelle commençaient à s'élargir deux taches rouges, comprit qu'il était déjà mort et s'effondra comme une masse, le nez en avant. À toute histoire de fous, il faut bien une « chute », pas vrai ? »

  • « Pivotant sur lui-même, Chaffu revint vers nous. Il marchait très droit, comme un homme ivre qui consacre à ne pas zigzaguer toutes les ressources de son énergie défaillante. Il marchait très droit et ses traits convulsés exprimaient une intense stupéfaction. La stupéfaction de quelqu'un qui n'a plus que cinq ou dix secondes à vivre et refuse encore d'accepter l'évidence. » Regardant fixement Teddy, il bégaya quelque chose qui ressemblait à : - Pas... lettre... Puis baissa les yeux vers sa poitrine au milieu de laquelle commençaient à s'élargir deux taches rouges, comprit qu'il était déjà mort et s'effondra comme une masse, le nez en avant. À toute histoire de fous, il faut bien une « chute », pas vrai ? »

  • « La première détonation lui coupa la parole, suivie, à cadence rapide, d'une demi-douzaine d'autres. Une seule balle traversa la cloison de verre. Une balle perdue qui me siffla aux oreilles avant d'étoiler le grand miroir, juste derrière la tête du barman-boxeur. Toutes les autres s'étaient arrêtées avant ! Je sentis mon estomac se contracter en voyant la silhouette de l'homme battre l'air de ses bras, et, tel le gendarme assommé par Guignol, se plier en deux avant de disparaître derrière les panneaux de bois qui constituaient la partie inférieure de la cloison, tandis que les lourds fragments du carreau de verre dépoli se détachaient lentement de leur cadre, avec une sorte de majesté glacée... »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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