Arts et spectacles

  • Un après-midi de septembre 1925, une jeune Mexicaine de dix-huit ans voit l´autobus dans lequel elle a pris place percuté par un tramway. La colonne vertébrale brisée, elle mettra deux ans avant de pouvoir remarcher. Belle, indépendante, vive, elle se marie en 1929 avec Diego Rivera, le célèbre peintre muraliste. Elle s´appelle Frida Kahlo. Ce livre est son histoire.

    Recommandant, pour vivre, de ne pas fermer les yeux à la laideur mais au contraire de les ouvrir « pour regarder ainsi la naissance d´une beauté terrible », elle invente une autre réalité. Torturée par la douleur physique, mais portée par ses engagements politiques et ses amours tumultueuses, elle construit au fil des années une oeuvre picturale puissante et singulière. Sa dernière toile, Viva la Vida, est un hymne à la joie de vivre et à la lumière: « Pourquoi voudrais-je des pieds, demande-t-elle, puisque j´ai des ailes pour voler ?

  • Je vis dans la fréquentation des peintres et des sculpteurs. Nos échanges, amicaux et féconds, ont lieu, le plus souvent, dans leur atelier, cet espace aussi singulier qu'intime. Ce livre est l'histoire de nos rencontres. Tout au long de ces voyages dans une trentaine d'ateliers, une évidence m'est apparue : l'atelier n'est pas un lieu neutre. Clos, discret, impudique, il n'existe que dans le commerce qu'on entretient avec lui : artiste ou simple visiteur. Il n'est jamais silencieux, ni rébarbatif, ni redondant, ni morne, ni vide. L'atelier est un lieu de réponses plus que de questions. Tous me l'ont dit - Louise Bourgeois, Zao Wou-Ki, Soulages, Garouste, Antonio Saura, Combas, Buren, Texier, etc. : le lieu actif de l'atelier, impénétrable et intime, est le lieu où le créateur aime vivre, où il fait des choses qui sont ses inventions, où il se regarde, où il s'observe. Nombre d'artistes m'ont avoué ne rien « faire » parfois dans leur atelier. Un tel peut y passer quelques heures, sans enlever son manteau, puis repartir, ou venir assister au jour qui se lève ; tel autre y attend le danger, ou s'expose à la lumière. Mais tous en conviennent : l'atelier, qui en dit souvent plus sur eux-mêmes que leurs oeuvres, « ne se fait pas comme ça ». Il s'apprend, se prend, s'investit, se dompte. César a raison : « On met toute une vie à faire un atelier. »
    Gérard de Cortanze est l'auteur de plus de cinquante livres traduits en vingt langues, parmi lesquels le cycle des Vice-rois, et plus récemment Laura et Spaghetti !... On lui doit également de nombreux essais sur Auster, Semprun, Hemingway, Sollers, Le Clézio... lia obtenu le prix Renaudot avec son roman Assam. Il collabore au Magazine littéraire et dirige la collection Folio Biographies aux éditions Gallimard.

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