• « En cette cinquième année du règne du très pieux Louis1, par la divine Providence, Empereur auguste, au nom de Notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, nous vous faisons savoir que nous avons interrogé Matmonoc, abbé du monastère de Landévennec, sur la façon de vivre des moines de ces régions et sur leur tonsure. À toutes nos questions, il a répondu avec franchise, à savoir que c´était des Scots qu´ils tenaient leur règle de vie et leur tonsure, alors qu´il est bien connu qu´il en va autrement dans toute la Sainte Église apostolique et romaine. C´est pourquoi, afin qu´ils s´accordent avec l´Église universelle, nous leur avons prescrit de suivre la règle praticable et digne de louanges du saint père Benoît, et pour ce qui est de la tonsure de s´aligner sur la manière établie par la Sainte Église romaine, répandue sur toute la terre. Cette forme de vie telle qu´elle est écrite dans la règle du saint et illustre Père Benoît, qu´ils l´observent dans le monastère susdit, et qu´ils fassent pleinement observer nos ordres à ceux qui leur sont soumis comme aux autres.

    Ordres confirmés de la main même du très pieux empereur Louis.

    L´An de l´Incarnation 818. »

  • Un récit court et poignant qui se passe sous l'occupation allemande, durant la Première Guerre mondiale, dans une famille ouvrière. Le père combat de l'autre côté du front, la maison est occupée par des militaires allemands. La vie est dure. On résiste à l'occupant mais, en même temps, on donne le change. Tout n'est pas for-cément méchant d'un côté et bon de l'autre. La fillette trouve un ami en la personne de Heinz, un « bochevique », quand survient un dénommé Adolphe qui prend ses quartiers dans la maison, un caporal avec des yeux de ver de terre qui dessine de drôles de croix. Le récit raconté d'une voix enfantine, avec ses fautes de français, devient poignant au fur et à mesure qu'il se découvre sous le regard innocent de l'enfance.

  • Ce roman exalte la vie semi-animale, instinctive et superstitieuse des frustres habitants des Moëres, là-haut dans le Nord, en un passé indéfini et dans un décor mythique.

  • Dans le Sud ,au xixe siècle, des villageois sont victimes d´un inavouable maléfice.
    Montclus, petit village du Gard, est soudain touché par un maléfice après l´arrivée d´un étranger et de sa boîte à malices d´où sort une musique singulière. Les villageois sentent au plus profond de leur être quelques changements inavouables. Les hommes sont frappés d´impuissance et les femmes en proie à un désir insoutenable. Bientôt, ces dernières perdent tout contrôle...Pour annuler ce sortilège, un remède existe. Mais quel remède ! Et quelle humiliation pour ceux qui, à Montclus, doivent expier un péché de jeunesse.
    Gérard Demarcq Morin est auteur de  nombreux livres régionaux  

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