• Les dessous du procès Papon enfin révélés.Le 2 avril 1998, Maurice Papon est condamné à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité. Secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, il a contribué à la déportation de milliers de Juifs entre Bordeaux et Drancy. Il restera le seul haut fonctionnaire français jugé pour sa participation à la collaboration de l'État de Vichy à la Shoah. Quels sont les dessous de ce verdict, fruit d'un combat acharné ?
    Avocat à l'initiative du procès, Gérard Boulanger revient sur les événements saillants ou méconnus qui ont jalonné cette procédure hors norme pendant vingt-trois ans, de 1981 à 2004. L'auteur passe en revue les multiples obstacles politiques et judiciaires qui ont dû être surmontés, les difficultés juridiques qu'il a fallu vaincre, mais surtout les nombreux secrets de ce procès qui n'ont encore jamais été révélés.
    Livrant ses souvenirs sur l'affaire, Gérard Boulanger en brosse aussi l'histoire avec minutie.

  •    14 juin 1940. L'armée allemande occupe Paris. Le gouvernement français s'est replié à Bordeaux, alors submergée de réfugiés. Une République exsangue, assaillie de toutes parts, y cédera sous les assauts de ceux-là même qui étaient censés l'incarner et la défendre. Son agonie est brève : en trois jours, les 15, 16 et 17 juin, le régime tombe, victime d'un « coup d'État dans la défaite » sans effusion de sang qui porte le maréchal Pétain au pouvoir. Après avoir signé l'armistice, Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet à Vichy, et en profite pour finir le 11 juillet de liquider la République.   Paradoxe suprême, ce sont les militaires. Pétain, Weygand, Darlan qui veulent cesser le combat, et les civils Reynaud, Mendès-France, Mandel qui veulent le poursuivre. Les premiers auront raison des seconds, animés par une détermination puisant sa force dans une haine viscérale de la République et dans la peur bleue que leur a inspirée le Front populaire. Et ce sont les responsables de la défaite militaire qui en seront les premiers bénéficiaires politiques.   Après quatorze ans de recherches, Gérard Boulanger nous livre le récit captivant, heure par heure, des complots, manoeuvres, trahisons, alliances contre nature et coups de force qui scellèrent le destin de la « Gueuse » surnom que les factieux donnaient à la République. Instants d'histoire croqués sur le vif, dialogues restitués, anecdotes tragiques ou cocasses, portraits sans fard des protagonistes, analyse très fine des tenants et des aboutissants politiques et géopolitiques : on est transporté dans le Bordeaux de la défaite et de l'exode, au coeur d'un pouvoir déliquescent qui vit ses dernières heures.

  •    Jean Zay ? Ce nom n´évoque souvent rien de précis, si ce n´est parfois un collège ou un lycée. C´est pourtant ce très jeune ministre radical de l´Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front populaire qui créa, entre autres, le Festival de Cannes, le musée de l´Homme ou le musée d´Art moderne ; qui organisa l´Exposition universelle de 1937, lança la Cinémathèque française, rénova la Bibliothèque nationale, fi t restaurer le château de Versailles et la cathédrale de Reims ; qui fonda le CNRS, instaura l´obligation scolaire jusqu´à 14 ans, l´éducation physique et la médecine préventive à l´école ; et qui inventa l´ENA, n´en déplaise à Michel Debré...   Ce grand républicain, dont Léon Blum disait que « tout en lui respirait la noblesse de la pensée, le désintéressement, la loyauté, le courage, l´amour du bien public », n´est pas seulement dans un angle mort de la mémoire nationale. À force de dénigrement mensonger, il a été poussé dans l´oubli par une extrême droite maurrassienne qui haïssait l´homme de gauche, le ministre réformateur et, bien sûr, le Juif. Accusé en 1940 de désertion avec Pierre Mendès France et Georges Mandel parce qu´il avait rejoint le Maroc à bord du Massilia pour résister, emprisonné, jugé par un tribunal militaire aux ordres de Vichy, diffamé, spolié, Jean Zay fut assassiné par la Milice en juin 1944 après le débarquement allié. Il avait 40 ans.   L´essai de Gérard Boulanger explore les causes profondes de cette injustice mémorielle, en allant chercher jusqu´aux tréfonds de l´imaginaire national-catholique qui opposa Jeanne d´Arc à l´Orléanais Jean Zay. Au terme d´une enquête minutieuse dans les archives de la Justice militaire et dans celles de Catherine et Hélène, les fi lles de cet homme étincelant, sensible et courageux, il analyse cette silencieuse affaire Dreyfus dans une république qu´il dépeint à l´agonie. Et il dévoile le rôle insidieux de Pétain, celui décisif de Darlan dans le piège du Massilia enfi n élucidé et celui du faux document qui aboutit à l´inique condamnation de Jean Zay, à qui la France doit tant.

  •    Le 2 avril 1998, le verdict de l'un des plus importants procès français du XXe siècle est rendu : Maurice Papon est condamné par la cour d'Assises de Bordeaux à une peine de dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité. Secrétaire général de la préfecture de Bordeaux de 1942 à 1944, il avait alors contribué à la déportation de mille six cents Juifs, hommes, femmes et enfants.   Un mois auparavant, le 9 mars 1998, Me Gérard Boulanger entame les plaidoiries en tant que représentant des premiers plaignants individuels et de la majorité des parties civiles. Cet avocat bordelais se bat activement pour la réalisation de ce procès depuis le 8 décembre 1981. Il aura donc fallu dix-sept ans d'une instruction à rebondissements pour qu'enfin il puisse plaider.   Cet ouvrage est la retranscription fidèle de sa plaidoirie. Gérard Boulanger fait l'historique de cette instruction de dix-sept ans, de la bataille acharnée des parties civiles pour que le procès ait lieu malgré des tentatives de déstabilisation. Puis il rend compte du rôle qu'a joué Maurice Papon pendant la Collaboration. Arrivé en 1942 à Bordeaux, on lui confie la responsabilité des « questions juives » et, de facto, d'importants pouvoirs de police qui aboutiront à des réquisitions et à plusieurs rafles, à commencer par celle de la nuit du 15 au 16 juillet 1942, puis à la mise en place d'un redoutable fichier de juifs. À partir de 1944, Papon cherche à se couvrir, mais Gérard Boulanger met en pièce la pseudo-résistance du haut fonctionnaire.    Ce livre, illustré au fil du texte par les dessins d'audience d'Edith Gorren, est un document indispensable qui participe du devoir de mémoire national, un texte essentiel pour les générations n'ayant pas connu la guerre. C'est un plaidoyer contre l'oubli et pour que la vérité éclate : Papon ne fut pas un rouage de la machine bureaucratique de Vichy, mais bien un exécutant actif et sans pitié de sa politique de collaboration. 

  •  This book contains all refereed papers that were accepted to the fifth edition of the « Complex Systems Design & Management » (CSD&M 2014) international conference which took place in Paris (France) on the November 12-14, 2014.These proceedings cover the most recent trends in the emerging field of complex systems sciences & practices from an industrial and academic perspective, including the main industrial domains (aeronautic & aerospace, transportation & systems, defense & security, electronics & robotics, energy & environment, health & welfare services, software & e-services), scientific & technical topics (systems fundamentals, systems architecture & engineering, systems metrics & quality, systemic tools) and system types (transportation systems, embedded systems, software & information systems, systems of systems, artificial ecosystems).The CSD&M 2014 conference is organized under the guidance of the CESAMES non-profit organization, address: CESAMES, 8 rue de Hanovre, 75002 Paris, France.

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