• Rien qu'une femme

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Né en 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Francis Carco passe son adolescence dans diverses villes de province, puis vient à Paris où, jeune poète, il fréquente les artistes et les écrivains qui forment la bohème de Montparnasse, de la Butte Montmartre et du Quartier latin. Il a raconté ces années dans Mémoires d'une autre vie, A Voix basse, Montmartre à vingt ans et De Montmartre au Quartier latin. S'il a « besoin de la poésie comme d'un viatique », Francis Carco se fait d'abord et surtout connaître par ses romans naturalistes qui dépeignent avec tact et une sorte d'humour tendre les gens du « milieu » : Jésus-la-Caille, L'Équipe, L'Homme traqué (pour lequel il reçoit le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1923), Brumes, etc. Francis Carco est aussi conteur, critique et auteur dramatique. Élu en 1937 membre de l'Académie Goncourt, il est mort à Paris en 1958.

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  • « C'est chez Maroussia la danseuse que je fus présenté - l'autre hiver - à la petite princesse Vera Petrovna Iataev qui arrivait de Petrograd. [...] je vis une jeune femme vêtue fort simplement et coiffée, comme le sont à Paris, ses pareilles, depuis qu'on leur coupe les cheveux avec tant d'esprit qu'il n'y paraît pas tout d'abord... Un seul détail trahissait, cependant, que l'infortunée avait dû quitter son pays sans un nombreux bagage, car sa robe, trop grande, lui avait certainement été prêtée. La princesse ne s'en cachait point. » Verotchka l'étrangère, ou Le goût du malheur, est un roman de Francis Carco illustré de 30 bois originaux de R.-Y. Creston.

  • L'homme de minuit

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Romance de Paris

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Mortefontaine

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • à voix basse

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Bohème d'artiste

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • L'amour vénal

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Ténèbres

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

  • Poèmes en prose

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958. Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  »Robert Sabatier

  • « J'errais tristement dans la rue, quand soudain tu m'es apparue avec ton rire séduisant, et tes yeux clairs m'ont fait envie. Sans trop savoir je t'ai suivie, comme un amoureux de quinze ans. » Superbement illustré d'aquarelles et dessins de Berger, Brayer, Dignimont, Dunoyer de Segonzac, Fontanarosa, Thevenet, Villeboeuf, ou Vlaminck, voici un recueil des poèmes en prose de Francis Carco (1886-1958).

  • Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s´écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l´Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l´Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l´Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.

    Francis Carco est « l´écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d´Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  » Robert Sabatier

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