• « Emploi » et « travail » sont deux termes si souvent confondus dans leur usage courant qu'on en oublie qu'ils ne recouvrent pas la même réalité. 
    L'emploi est désormais ce qui donne accès au travail, ce qui en définit les modalités formelles d'exercice. Au cours du dernier quart de siècle, il s'est raréfié et sa forme s'est fortement diversifiée aussi bien dans le privé que dans le public (CDI, CDD, travail temporaire, contrats courts, stages d'insertion, etc.). 
    Le travail (le « contenu » des emplois), de son côté, a beaucoup changé. Le monde de l'industrie a cédé sa place, longtemps dominante, au secteur des services ; les grandes unités de production ont été désarticulées en de multiples sites maillés entre eux par des réseaux, tandis que les nouveaux moyens de communication ont brisé les frontières des espaces dédiés au travail. L'usager devient un client que les entreprises s'efforcent de fidéliser. Le travail, plus autonome, est aussi plus soumis à des normes strictes.
    Comment s'articulent aujourd'hui emploi et travail ? Quelles conséquences sont susceptibles d'avoir les formes nouvelles d'emploi sur le contenu du travail ? Que signifie la qualité de l'emploi ? Sur la base d'enquêtes récentes, l'auteur dresse le tableau de ce qui relève des deux ordres de préoccupation, et démontre la nécessité de repenser leur nécessaire articulation afin de prendre la mesure des changements à l'oeuvre. 
    L'étudiant en sciences sociales, mais aussi le citoyen en quête de sens trouveront ici les outils nécessaires à une meilleure compréhension des transformations sociales et économiques de notre temps et de leurs enjeux. 
    Françoise PIOTET est professeur de sociologie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne où elle dirige le laboratoire Georges Friedmann (UMR 8593) et l'Institut des Sciences Sociales du Travail.
    Ouvrage publié sous l'égide de Gilles Ferréol.

  • Pourquoi se syndique-t-on ? Peut-on susciter l'adhésion ? Choisit-on son syndicat ou est-on choisi par lui ? Comment fidéliser les adhérents ? Quelles différences opérer entre adhérents et militants ? Ces questions, qui ont fait l'objet d'une très abondante littérature depuis les origines du syndicalisme, retrouvent un fort regain d'actualité en raison de la chute remarquable des effectifs syndiqués depuis le début des années 1980, plaçant désormais dans ce domaine la France au tout dernier rang des pays développés avec un taux de syndicalisation moyen d'environ 8 %.
    Souhaitant mettre un frein au déclin de sa puissance numérique, la CGT, lors de son 47e congrès (2003), a assigné comme priorité à l'action confédérale le développement de l'adhésion avec, comme objectif, le million d'adhérents. Pour l'atteindre, une réforme des structures, une refonte de la répartition des moyens et une modification des pratiques ont été proposées. C'est à l'analyse de cette politique et de sa mise en oeuvre concrète que cet ouvrage est consacré. Pendant trois ans, des militants et adhérents des syndicats ont été rencontrés, les modes de fonctionnement des syndicats et les pratiques de syndicalisation et de socialisation des adhérents ont été observés. Au-delà des résultats plus ou moins probants constatés concernant le développement de la syndicalisation, l'ouvrage révèle la très grande autonomie des structures qui composent la CGT et les liens faibles qui les unissent. Il met à mal le stéréotype dominant d'une organisation efficace et instrumentalisée par le parti communiste. Il souligne au contraire les difficultés rencontrées par la direction confédérale pour infléchir les pratiques locales et mettre en oeuvre les décisions prises collectivement. Il n'y a pas une, mais des CGT cohabitant plus ou moins harmonieusement au sein de la confédération.

  • SOMMAIREIntroduction : La révolution des métiers : Les enjeux de la résurgence du métier -- Les deux modèles de la qualification -- La révolution des métiersPremière partie : LES TRANSFORMATIONS DES METIERS MANUELSChap 1 : Des métiers traditionnels aux vrais métiers : Coiffeur, 2 métiers en un -- Métallo, métier, poste ou échelon ? -- Ripeur, adieu gadoue, bonjour environnement -- Pour une approche globale de la normalisation professionnelleChap 2 : Transmettre le métier, les complexités de la relation maître - apprenti : Une relation multiforme -- Les mots pour le dire -- Les mots pour bien dire -- Les mots pour mal dire -- Les mots (maux) des métiers -- L'enjeu du tempsChap 3 : Faire le ménage, de la condition domestique à la revendication d'une professionnalité : Le difficile dépassement de la condition domestique -- La professionnalisation, un processus en cours ou un simple affichage ? -- Un autre modèle de professionnalisation ? Chap 4 : Un métier en clair-obscur, les agents de sécurité du métropolitain : Un métier de l'ombre -- Une innovation organisationnelle -- L'établissement d'un métier Deuxième partie : LES METIERS DU SECTEUR PUBLICChap 5 : Conseiller financier à la Poste, métier, emploi, fonction ou grade ? Chap 6 : Vendeurs ou conseillers ? Les agents d'accueil à France - TélécomChap 7 : Professeur d'éducation physique et sportive, un métier d'enseignant à part entière ou entièrement à part ? Troisième partie : PATRONS ET SYNDICALISTESChap 8 : La représentation de la carrière chez les syndicalistesChap 9 : Le métier de patron, du miracle au défi entrepreneurial vendéenQuatrième partie : DES METIERS AUX PROFESSIONSChap 10 : Médecins du travailChap 11 : De l'espace privé à l'espace professionnel, les commissaires priseursConclusion

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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