Littérature générale

  • « Oui, je voulais bazarder cette maison. J'avais mes raisons. Autrement dit : des souvenirs. »En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et ce refus d'héritage qu'il lui oppose, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.

  • « La photo est très banale, mais au verso il a rédigé très lisiblement ces quelques mots, qui laissent penser le contraire : "C'est là que tout a commencé et que tout a fini." Mon père me laisse sur cette photo, vide et dépeuplée. Qu'est-ce qui avait commencé et qu'est-ce qui avait fini ? »Un jour, le narrateur reçoit de son père un cadeau d'outre-tombe, un mystérieux paquet : des photos, quelques lettres.
    Se pliant aux règles du jeu fixées par le disparu, il va fouiller dans un passé trouble. De Lyon à Berlin, de Jean Moulin à un certain Stoglitz, de l'enquête aux fantasmes de l'imagination, c'est une plongée dans la Seconde Guerre mondiale et ses zones d'ombre, dans le passé familial et ses secrets. Qui lui fera enfin connaître l'homme de Lyon...

  • Il connaît le quartier comme sa poche, mais cette plaque commémorative près de la Sorbonne, il ne l'avait jamais remarquée. «Ici est tombé sous les balles allemandes Jean Kopitovitch, patriote yougoslave, le 11 mars 1943.» Il n'en faut pas plus à François-Guillaume Lorrain pour se lancer dans une recherche effrénée autour de ce parfait inconnu. Quelle histoire se cache derrière ces quelques mots? Des salles d'archives jusqu'au fin fond des Balkans, l'auteur poursuit sans relâche cet homme «minuscule» et, sur les traces des Serbes arrivés en France en 1916, se plonge dans le Paris des exilés de l'époque.

    Héros ou simple victime? L'enquête reconstitue obstinément une existence énigmatique foudroyée par le siècle. Dans cette quête de vérité, François-Guillaume Lorrain retrouve aussi en chemin une part de lui-même, rattrapé par ses propres fantômes et par les ombres que le passé projette sur nos vies.

  • Rome, 1949. L'une des plus scandaleuses histoires d'amour du cinéma voit le jour, la liaison entre Roberto Rossellini et Ingrid Bergman. Une passion qui déclenche une étrange guerre cinématographique : alors que Rossellini filme Ingrid Bergman dans Stromboli, au même moment, sur l'île d'à côté, Anna Magnani, la maîtresse trahie de Rossellini, réplique en tournant Vulcano sous la direction de Dieterle : deux scénarios voisins, deux tournages chaotiques, deux actrices face à face.
    Ce roman, plein de bruit et de fureur, fait magistralement revivre le cinéma et le climat d'après-guerre. François-Guillaume Lorrain, en approchant le mystère de trois monstres sacrés, met en scène le désir de liberté et la beauté de ceux qui risquent tout pour rester eux-mêmes.

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