• L'épopée tragique du Bismarck, fleuron de la marine de guerre allemande (mai 1941).

    Début mai 1941, le grand amiral Raeder envoie en mer le cuirassé Bismarck et le croiseur lourd Prinz Eugen, les deux fleurons de sa flotte. Tous deux doivent rallier Brest pour mener des campagnes contre les navires de surface en Atlantique avec les croiseurs de bataille. Mais après des débuts prometteurs - le Bismarck envoie par le fond le HMS Hood et endommage gravement le HMS Prince of Wales -, l'opération Rheinübung tourne vite à la tragédie. Les coups reçus par le puissant cuirassé allemand le contraignent en effet à interrompre sa mission et à faire route vers un port français. C'était offrir à la flotte anglaise l'occasion d'une gigantesque traque : la destruction du Bismarck ordonnée par Winston Churchill devient une priorité absolue pour la Royal Navy.
    François-Emmanuel Brézet livre avec une rare intensité dramatique le récit de la poursuite puis de la destruction du fleuron de la Kriegsmarine, une destruction qui marquera le crépuscule des navires de ce type et la fin pour la marine allemande des grandes opérations de surface.

  • L'histoire d'un rendez-vous manqué qui a changé la face du monde. Hitler redoutait la mer qui était pour lui un élément hostile,
    unheimlich. " À terre je suis un héros, à la mer je suis un lâche ", déclarait-il lui-même. Dans son esprit, la victoire finale repose sur l'armée de terre et sur l'aviation pas sur la marine. C'est ainsi que celle-ci voit son développement encadré par l'accord naval signé en 1935 avec l'Angleterre dont le Führer est convaincu, bien à tort, qu'il lui vaudra la neutralité bienveillante de ce pays à l'égard de ses conquêtes territoriales à venir. Lorsque la guerre éclate, la Kriegsmarine est donc loin d'avoir atteint une taille critique. Convaincu d'un succès rapide sur le continent, Hitler n'attend rien d'elle, jusqu'à ce que s'impose à lui la nécessité d'une projection de force en Norvège. Mais son opinion ne change guère pour autant, pas même lorsque l'Angleterre devient l'adversaire unique et qu'il doit renoncer à son invasion. L'efficacité de la guerre sous-marine le laisse tout aussi sceptique, raison pour laquelle il refuse tout accroissement de la cadence de fabrication des sous-marins. Il ne changera d'avis que sous l'influence du grand amiral Karl Dnitz, en 1943, mais ce sera trop tard.
    Sous la plume particulièrement bien informée de l'auteur se dessine ainsi l'histoire d'un rendez-vous manqué entre Hitler et la marine allemande.

  • Karl Dönitz, né en 1891, grand amiral de la Kriegsmarine à partir de janvier 1943, incarne presque à lui seul la guerre sous-marine systématique menée par les Allemands contre les Alliés. Derrière l'organisateur hors pair se profile un inconditionnel de Hitler qu'il poussera à la résistance envers et contre tout. A la mort du Führer et à sa demande, il lui succède à la tête du Reich pour quelques jours. Condamné à Nuremberg à dix ans de prison, il cultivera, après sa libération et jusqu'à sa mort en 1980, une réputation usurpée de militaire rétif au nazisme.
    " Un ouvrage très précieux puisqu'il comble l'absence de biographie aisément accessible en langue française. "Revue historique des armées.

  • Un type de guerre méconnu qui joua un rôle primordial au cours des deux derniers conflits mondiaux.En août 1914, les grandes marines européennes viennent de mettre en service leurs premiers sous-marins, sans vraiment avoir défini au préalable les conditions de leur emploi opérationnel. La marine impériale allemande est la première à envisager leur engagement dans l'attaque de la navigation commerciale ennemie. La vague d'indignation internationale soulevée par le torpillage, le 7 mai 1915, du paquebot britannique
    Lusitania apporte la preuve que cette nouvelle forme de guerre va à l'encontre des accords conclus entre les grandes puissances maritimes, et qu'elle expose la nation - qui n'hésite pas à la pratiquer - à l'accusation de barbarie.
    Tout à fait conscient de ce risque, le gouvernement allemand hésite jusqu'en février 1917 à recourir à la seule forme extrême dont il peut attendre le succès : la guerre sous-marine pratiquée sans restrictions. Déclenchée trop tard et avec des moyens insuffisants, elle ne fait que contribuer à l'effondrement final du Reich impérial.
    Confrontés, dès 1940, à un nouveau conflit avec la marine britannique qu'ils n'ont pas été autorisés à préparer, les chefs de la Kriegsmarine recherchent à leur tour dans la guerre sous-marine à outrance la solution au défi qu'ils doivent relever. Mais engagé dans un conflit continental sans issue et sourd à l'importance de la stratégie maritime proposée, Hitler refusera d'accorder les moyens qui auraient été nécessaires pour tenir en échec les deux principales puissances maritimes coalisées. Dans les deux cas, la chronique vivante et bien renseignée d'un échec inéluctable.

  • Comment la marine allemande, en très net état d'infériorité par rapport à ses rivales française et britannique au début de la guerre, a su se rétablir et porter des coups dévastateurs aux Alliés.



    En septembre 1939, la Kriegsmarine entrait dans une gu

  • L'auteur montre comment Alfred Tirpitz a su doter l'Allemagne de Guillaume II d'une flotte de guerre, instrument d'une Weltpolitik voulue par le Kaiser. La stratégie s'inscrit dans un contexte international dominé par la rivalité anglo-allemande. Elle analyse avec minutie l'ampleur des problèmes budgétaires, les impératifs de la construction et des armements navals.

  • Dès l´arrivée d´Hitler au pouvoir, il fut décidé de porter la Kriegsmarine à parité avec la marine française. La première va ainsi mettre sur cale successivement les croiseurs de batailleScharnhorstetGneisenaupour faire pièce auxDunkerque,Strasbourg, puis les cuirassésBismarcketTirpitzen réponse auxRichelieuetJean-Bart.Dès que ces bâtiments purent entrer en service, le grand amiral Raeder décida de les engager dans l´attaque des communications maritimes britanniques dans l´océan Atlantique. Début mai 1941, il envoie en opération le Bismarckqui venait tout juste d´entrer en service, et lePrinzEugen, les deux plus puissants cuirassiers de la flotte allemande. L´opération Rheinübung, du 19 au 27, tourne vite à la tragédie. Repérés lors de leur entrée dans le détroit du Danemark, les navires allemands affrontent leHoodetPrince of Wales. Le premier, atteint par un obus pénétrant dans une de ses soutes à munitions, explose, entraînant la mort de ses 2 000 hommes d´équipage, tandis que le second est gravement endommagé. Quant aux navires allemands, eux aussi endommagés, ils font route vers un port français. C´était offrir à la flotte anglaise l´occasion d´une gigantesque traque dans laquelle tous les moyens sont mobilisés. Le 26 mai, les avions-torpilleurs Swordfish de l´Ark Royal pouvaient fondre sur l´ennemi. Le Bismarck est rapidement immobilisé et rendu ingouvernable grâce à une torpille lancée contre l´appareil à gouverner. Le lendemain, après un combat sans espoir, il est envoyé par le fond, entraînant à son tour dans la mort près de 2 000 hommes d´équipage. Sa fin marquera le crépuscule des grands bâtiments de ce type et la fin pour la Kriegsmarine des grandes opérations de surface.

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