Sciences humaines & sociales

  • Qu'est-ce que le 17e siècle ?
    Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects.
    Ce « nouveau » 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même celle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des « réductions » jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe, comme la vie même.

  • Se soigner autrefois
    La manière dont une civilisation répond au grand défi de la maladie et de la mort est directement liée à tous les éléments qui la constituent : croyances religieuses et explications qu'elles fournissent au mystère de la maladie, structures économiques et niveau de vie, connaissances scientifiques et techniques en matière médicale, etc. L'enquête de François Lebrun sur la France de l'Ancien Régime est ici exemplaire.
    François Lebrun (1923-2013)
    Professeur d'histoire moderne à l'université de Haute-Bretagne-Rennes II et membre du comité de rédaction de L'Histoire, il a publié au Seuil Être chrétien en France sous l'Ancien Régime (1996), La Puissance et la Guerre (" Points Histoire " n° 210, 1997) et Croyances et cultures dans la France d'Ancien Régime (" Points Histoire " n° 283, 2001).

  • Nouvelle histoire de la France moderne1. Janine Garrisson, Royauté, Renaissance et Réforme (1483-1559)2. Janine Garrisson, Guerre civile et Compromis (1559-1598)3. Yves-Marie Bercé, La Naissance dramatique de l'absolutisme (1598-1661)4. François Lebrun, La Puissance et la guerre (1661-1715)5. André Zysberg, La Monarchie des Lumières (1715-1786)

  • Une analyse des réalités de la vie conjugale (le mariage, la famille conjugale, les problèmes de la sexualité, l'enfant, la limitation du nombre des enfants) qui conduisent à une nouvelle lecture de la société d'Ancien Régime. Nouvelle présentation et ajout d'une bibliographie commentée sur les derniers ouvrages parus sur le sujet.

  • Dans la France très chrétienne du XVIIe siècle où l'œuvre de réforme religieuse initiée par le concile de Trente (1545-1563) met en place, pour plus de trois siècles, un catholicisme fortement marqué par l'encadrement clérical des fidèles, l'enseignement d'une doctrine désormais "épurée" n'empêche pas la survivance de croyances beaucoup plus anciennes. Fustigées par le clergé sous le nom de "superstitions", celles-ci coexistent avec la religion officielle dans de nombreux comportements, notamment dans les attitudes face à la maladie et à la mort. Cette coexistence est surtout le fait des classes dites "populaires". Jusqu'à quel point peut-on pour autant parler d'une culture populaire quasi autonome dont se séparerait, de plus en plus nettement aux XVIIe et XVIIIe siècles, une culture des élites ?

  • Que prêchait à ses paroissiens le curé d'un petit village de l'Anjou à la veille de la Révolution ? Quelles furent ses réactions devant les premiers événements de la Révolution ? Quelle fut sa responsablité, directe ou indirecte, dans la participation de ses paroissiens à l'insurrection vendéenne ? Comment assuma-t-il son rôle de curé dans les années qui suivirent l'écrasement de la Vendée ? Les sermons d'Yves-Michel Marchais, rédigés entre 1763 et 1798, permettent de répondre à ces questions. A partir de ces documents passionnants, François Lebrun restitue, à un moment clé de l'histoire du catholicisme, une étonnante figure de prêtre et le destin pathétique d'un village pris dans la tourmente révolutionnaire.

  • La Révolution française suscita d'emblée de vives résistances qui furent longtemps considérées comme une simple réaction à l'initiative révolutionnaire, un phénomène nostalgique mineur. Cependant, il convient de ne pas réduire la Contre-Révolution au négatif pur et simple de la Révolution. Sans nier l'oeuvre de 1789, il est temps de restituer à ces « résistances » leur diversité, leur complexité et leur signification. Dans la perspective d'un inventaire nuancé, une cinquantaine d'historiens, spécialistes éminents de la période, sont réunis ici pour analyser les grands problèmes posés par la Contre-Révolution en France et en Europe, et les bouleversements idéologiques, économiques et sociaux qui l'accompagnèrent. Dans un domaine trop souvent abandonné au débat partisan, cet ouvrage constitue un véritable événement historiographique.

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