Collection XIX

  • LE CHRISTIANISME ET LA LIBERTÉ.Que la liberté et l'égalité, tantôt ensemble, tantôt l'une sans l'autre, soient, de nos jours, la passion, tantôt intelligente et honnête, tantôt aveugle et déréglée, des esprits et des peuples, c'est le fait évident et souverain de la civilisation moderne. Tantôt ce fait éclate par des révolutions où il déploie sa puissance ; tantôt il s'obscurcit et s'affaisse dans les réactions que suscitent les excès et les malheurs des révolutions ; tantôt on se vante que le problème est résolu ; tantôt on s'en décourage et on le tient pour insoluble.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Je n'avais nul dessein d'écrire ce que je publie aujourd'hui. Deux incidents personnels m'en ont imposé le devoir.Le 20 avril dernier, en présidant la séance publique de la Société pour l'encouragement de l'instruction primaire parmi les protestants de France, j'ai dit : « Une perturbation déplorable atteint et afflige une portion considérable de la grande et générale Église chrétienne. Je dis une perturbation déplorable, et c'est mon propre sentiment que j'exprime et que j'ai à coeur d'exprimer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La chute de l'Empire romain en Occident offre un phénomène singulier. Non seulement la nation ne soutient pas le gouvernement dans sa lutte contre les Barbares, mais la nation, abandonnée à elle-même, ne tente, pour son propre compte, aucune résistance. Il y a plus : rien, dans ce long débat, ne révèle qu'une nation existe ; à peine est-il question de ce qu'elle souffre ; elle subit tous les fléaux de la guerre, du pillage, de la famine, un changement complet de destinée et d'état, sans agir, sans parler, sans paraître.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Un fait étrange et pourtant naturel est le caractère dominant de notre situation politique. Au milieu d'une profonde tranquillité matérielle, une inquiétude obstinée possède les esprits et suspend les affaires. Aurons-nous la paix ou la guerre ? Les imaginations et les conversations tournent sans relâche autour de cette question. Les intérêts et les travaux languissent et souffrent, attendant avec impatience qu'elle soit résolue.Ce n'est pas la faute du langage des gouvernements, du nôtre autant au moins que des gouvernements étrangers, si elle reste ainsi posée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'ÉTAT donne l'éducation et l'instruction ceux qui n'en recevraient point sans lui, et se charge de les procurer à ceux qui voudront les recevoir de lui. Tel est l'objet de tous les établissemens d'instruction publique.Il n'est aucune situation, aucune profession qui n'exigent certaines connaissances sans lesquelles l'homme ne saurait travailler avec fruit ni pour la société, ni pour lui-même.Il y a donc un certain genre d'éducation et un certain degré d'instruction dont tous les sujets de l'État ont besoin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « En outre la libéralité, la munificence, les largesses, si agréables à Dieu et aux hommes, étaient entièrement oubliées ; et la peste de l'avarice, source de tous les maux, s'était emparée de presque tous les hommes et les infectait du poison de la cupidité ; si bien que le pire de tous les crimes, l'usure était exercée de tous côtés, et comme une chose permise, par d'avides usuriers, en sorte que, par les oeuvres de cette sangsue insatiable, les chevaliers perdaient leurs patrimoines et les plus vastes héritages, les pauvres étaient dépouillés, les églises appauvries. »
    Jacques de Vitry (né entre 1160 et 1170, mort en 1240) fut nommé cardinal-évêque de Tusculum en 1228. Avant cela il avait prêché la croisade contre les albigeois dans le diocèse de Liège puis avait recruté pour la cinquième croisade dirigée par le roi André II de Hongrie. Nommé évêque de Saint-Jean-d'Acre en Terre Sainte en 1216, il va accompagner les croisés dans la campagne d'Égypte et la capture de Damiette.
    Cette Histoire des croisades est présentée et annotée par François Guizot.

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