• Une enfant polyhandicapée anorexique qui se met à manger quand l'éducatrice lui chante une chanson qui parle d'elle ; un SDF qui accepte enfin de se laver quand l'AMP lui propose d'aller voir des avions, son ancienne passion ; une jeune autiste totalement absente qui pour la première fois vient toucher l'éducatrice qui fait mine de dormir par terre dans la cour...
    Ces « petits miracles » n'ont pas surgi par hasard, ils ont demandé des choix d'action ajustés.
    Mais les pratiques éducatives concrètes restent, à ce jour, massivement invisibles. Ceux qui interviennent dans la vie même de personnes en difficulté ont pourtant besoin de façons d'être et de faire spécifiques : comment faire du vivant avec les choses de la vie ?
    Ces « atouts » émanent de récits de professionnels : des histoires où ils ont « trouvé quelque chose ». Invitation à « jouer cartes sur table » : dire ce qu'on fait et regarder ensemble ce qu'on pourrait inventer... La recherche reste ouverte.
     

  • Autistes et psychotiques sont comme étrangers à notre monde. Ils nous lancent pourtant, à leur façon, des appels. Ceux qui partagent leur quotidien ont pour première tâche d´établir le contact, l´échange réciproque. Parce que la relation directe leur est non seulement difficile mais menaçante, il nous faut auprès d´eux réinventer les modalités de la rencontre.
    Cet ouvrage explore des pistes qui peuvent ouvrir une brèche dans le mur qui semble nous séparer d´eux : supports, attitudes spécifiques, façons de leur parler, détours qui évitent de faire intrusion dans leur monde et tentent de les rejoindre dans un espace commun. C´est largement en nous impliquant sur le mode du jeu, qui leur manque tant, qu´une confiance pourra se construire, fondée sur le plaisir retrouvé de l´échange.

  • Que font au juste les éducateurs ? Si nos objectifs et nos tâches font l´objet d´un large consensus (protéger, aider, encourager l´autonomie...), nos pratiques concrètes restent largement dispersées et invisibles. Les théories parlent plus de nos publics, que de nos stratégies et de nos petites tactiques, de ce qu´au final nous choisissons de dire ou de faire. Ce livre invite à repartir de récits de « moments éducatifs ». Il s´agit d´exemples précis de détours, qu´un éducateur a osé accomplir, pour sortir de l´impasse où mènent souvent nos intentions directes envers autrui. Commence alors un retour vers le lieu de l´éducatif, où espaces, objets, jeux, activités, attitudes, etc. - choisis délibérément - autorisent une expérience neuve dans le rapport au monde et aux autres. C´est le plaisir, de faire, de créer, d´échanger qui est ici moteur.
    L´auteur propose un repérage de ces moments éducatifs, comme autant de points de départ possibles pour aborder une situation fermée. Il s´agit, plus largement, d´ouvrir un champ commun de recherche qui concerne tous les professionnels dont le métier est d´accompagner la personne pour qu´elle trouve sa route.
    Nouvelle édition entièrement revue par l´auteur et enrichie d´une préface de Paul Fustier.

  • À la fois poème et roman, voici la confession d'un Virgile rapatrié, d'un Quichotte actuel mais déculturé, d'un Dante sourd, québécois, aveugle et agnostique. En une centaine de chants menés rondement et non moins roboratifs que le vieil océan de Lautréamont ou l'hippopotame invisible de Telus, le héros décide de refaire sa vie après un accident de voiture. Il s'appelle Pierre Pons, alias Gérard Ovide Quevedo-Labine, Gerry pour les intimes. Il cherche sa mère dans les brumes de la réalité, va à Paris, en revient, y retourne, monte au ciel, descend dans des tombeaux, rêvant toujours d'amours folles.

  • La vie n'est facile pour personne.
    Il y a des façons de réparer la vie.
    Dans la rue, par exemple, les traces de gens
    passés par là, la veille ou des années plus tôt,
    sont très nombreuses.
    On en ramassera et on refera une beauté
    à l'humanité en inventant des êtres neufs,
    fantastiques, inquiétants ou drôles.

  • François Hébert et sa compagne participaient au début de 2012 à un congrès sur la francophonie à Madurai, en Inde. François nous raconte ici des moments de son voyage. On y croise des dignitaires enturbannés, des bambins qui mendient, des femmes aux longs et soyeux cheveux noirs dans des saris multicolores; on est assaillis par toute la gamme des odeurs, allant de la pisse, du cambouis des rickshaws motorisés et du poisson qui pourrit au soleil aux parfums les plus enivrants, comme celui du jasmin et des épices tant convoitées par l'Occident. Mais tout ce que l'auteur nous montre de l'Inde est prétexte à des glissements vers des souvenirs, des lectures, des films, d'autres voyages (l'Europe, le Japon), toutes sortes de réflexions... En partant d'un détail, l'auteur réalise un zoom arrière, élargit son regard et, du coup, touche des sujets universels.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Peut-on prévoir les tsunamis ? D'abord, qu'est-ce qu'un tsunami ? Comment se forme-t-il ? Peut-on échapper à ses vagues si particulières ? Comment déterminer où et quand se produiront les prochains tsunamis ? Et comment mettre en place une prévention efficace ?

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