• Dans un luxueux chalet à l'écart d'une station de ski chic, une riche famille est bloquée par des chutes de neiges anormales, dues au dérèglement climatique.

    L'insouciance fait long feu. Aux premiers rationnements - d'eau, de nourriture, d'électricité - succède la faim, la vraie. Sans compter la promiscuité, les problèmes d'hygiène, le froid.
    Ce qu'il reste de civilisation est touché à l'os. Le vernis craque, les masques tombent, révélant la véritable nature de chacun. L'instinct de survie fait place à la sauvagerie.
    Quand le huis clos prendra fin, le feu aura retrouvé sa vocation originelle, et les fourrures d'apparat leur simple rôle de peaux de bêtes.
    Comme à l'aube de l'humanité. Une humanité à réinventer.
    François d'Epenoux a publié une dizaine d'ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : Deux jours à tuer, par Jean Becker en 2008, et Les Papas du dimanche, par Louis Becker en 2012.

    Le Réveil du coeur a obtenu le Prix Maison de la presse 2014.

  • "La première fois que je l'ai vue, je l'ai trouvée très belle. Évidemment belle. Elle était belle comme le ciel est bleu, comme un coquelicot est rouge, comme une rose est rose."
    Jeanne se souvient... de son mariage avec Pierre et de sa sourde rivalité, non pas avec une autre femme, mais avec une maison : La Vadère, vieille demeure de famille que Pierre possédait, qui fut le théâtre de son enfance et pour laquelle il éprouvait un attachement passionné. Malgré des tentatives répétées au fil des ans, Jeanne échoue à devenir la maîtresse de maison. Dans ces murs chargés d'histoires et de mémoire, de secrets aussi, elle se sent importune, intruse. Exclue à jamais du passé de son mari, elle mesure alors la force de l'enfance et la grâce égoïste qu'elle procure à ceux qui, toute leur vie, se nourrissent de son souvenir.
    François d'Epenoux a publié une dizaine d'ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : Deux jours à tuer, par Jean Becker en 2008, et Les Papas du dimanche, par Louis Becker en 2012. L'un de ses romans, Le réveil du coeur, a reçu le Prix Maison de la Presse en 2014.

  • " Il y a un vrai talent des dialogues, il y a humour et amour - le tout construit et maîtrisé. " - Philippe Labro, Direct Matin
    Quand le Vieux accepte d'assurer la garde de son petit-fils Malo durant tout le mois d'août, ce n'est pas de gaieté de coeur.
    Il faut dire qu'entre le misanthrope solitaire et l'enfant de six ans, il n'y a pas seulement un fossé de sept décennies, il y a un gouffre, des siècles, un univers entier.
    Et pourtant... magie d'un lieu hors du temps, atavisme croisé, miroir des coeurs ? Ces deux-là vont s'apprivoiser, mais aussi se reconnaître l'un dans l'autre, dans une tendresse réciproque et un caractère affirmé qui fait fi des années.
    Rencontre insolite, d'ailleurs. D'un côté, un vieil homme se prenant au jeu, ouvrant les yeux de son petit-fils sur ce que les enfants, tout à leurs écrans, ne voient plus - la nature, les animaux, les saisons. De l'autre, un gamin ouvrant l'esprit et l'âme du grand-père aux évolutions du monde.
    Grinçant, voire drôlement caustique quand il se place du point de vue du Vieux, personnage haut en couleur, émouvant et touchant quand il est vécu à hauteur d'enfant, ce roman aborde moins le conflit des générations que celui des époques : à quelle aune juger le monde où nous vivons ? Celle de l'histoire ou celle de notre histoire ?
    L'époque présente n'est-elle pas la plus enviable, puisque c'est celle que nous vivons ?

    François d'Épenoux met en scène un papy bourru qui s'adoucit au contact de son petit-fils. Un roman drôlement tendre...

    "Le rapprochement de ces deux êtres que mille ans séparent est parfaitement dépeint. C'est cela, Le réveil du coeur : c'est le réveil à la vie d'un vieux bougon qui ne croyait en rien et qui finit par oublier de sa rudesse. D'Epenoux a voulu écrire sur l'idée de transmission, sur les sentiments intergénérationnels. Une idée somme toute assez banale, sauf lorsqu'elle est écrite avec humour et talent." - Valérie Trierweiler, Paris-Match


  • Paradoxe ?

    La mort donne naissance à d'extraordinaires moments de vie : recueillis, tendres, bouleversants, mais aussi inattendus, surréalistes, cocasses et parfois même franchement drôles. Pompes funèbres, préparation de la cérémonie, condoléances... Très vite, la réalité reprend le dessus, matérielle, prosaïque.
    Combien de personnes autour du buffet ? En d'autres termes, le corps est encore chaud qu'il faut penser viande froide. C'est comme ça, et c'est peut-être bien ainsi.
    À travers les neuf jours qui entourent la mort d'un père - de son opération fatale au lendemain de son inhumation -, ce journal raconte l'incroyable marathon d'une famille soudée autour du disparu. L'émotion est constante et l'humour souvent présent. Jamais sacrilège, mais vital et sans doute salutaire. En forme d'hommage à un père qui « aurait été le premier à mourir de rire » devant l'incongruité de certaines situations.
    Parce qu'il tente, selon le mot d'Oscar Wilde, de « parler des choses graves avec légèreté » et raconte comment rester debout quand la douleur frappe fort, ce témoignage entièrement vécu se veut universel. Chacun pourra s'y reconnaître et, qui sait, y puiser un peu de force et de consolation.
    François d'Epenoux, 51 ans, a publié neuf ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : Deux jours à tuer (par Jean Becker en 2008) et Les Papas du dimanche (par Louis Becker en 2012) ; Le Réveil du coeur, son neuvième livre, a obtenu le Prix Maison de la presse 2014.
    Il est par ailleurs le père de trois grands enfants, et d'un petit garçon de 3 ans né d'un deuxième mariage.
    Mi-récit, mi-fiction, Les Jours areuh est inspiré de son propre vécu.

  • 3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d'un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois.
    Entre eux : un demi-siècle et 96 kilos de différence.

    D'un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain : il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30.
    Confiant dans l'espoir qu'incarne ce petit être, mais terrifié aussi à l'idée de le jeter dans le bain d'un monde angoissant. Perplexe devant cette posture de papa poule, lui qui, encore célibataire quelques mois plus tôt, biberonnait à sa façon dans le monde de la nuit. Fier de cet enracinement patriarcal mais triste à l'idée de renoncer en grande partie, par cette sédentarisation même, aux voyages, à l'imprévu, à l'aventure.
    De l'autre, minuscule dans les bras de son père, un bébé qui a la vie devant lui ; qui tète goulûment entre deux endormissements ; qui gigote dans son body, gazouille et grogne, comme enivré, d'autant plus assoiffé de vie qu'il est né "en état de mort apparente" et a été "récupéré à M7" - c'est-à-dire après 7 minutes de massages cardiaques.
    Dans ce dialogue silencieux, qui commence à l'heure bien réelle d'un biberon pour s'achever dans une intemporalité imaginaire, s'expriment tous les paradoxes d'une confrontation entre un nouveau-né et un père encore jeune, mais déjà avancé dans la vie, et tous les enjeux et questionnements qu'un tel événement peut impliquer.
    Une drôle de fable à découvrir, en somme. Une comptine qui, entre l'anecdotique et l'onirique, l'humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d'être père.

    Le Réveil du coeur, son neuvième livre, a obtenu le Prix Maison de la presse 2014.

  • Gege

    Francois D Epenoux

    Il y a dans la bourgeoisie de province un charme suranné, tout entier incarné dans cette maison de deux étages où le temps s'écoule selon un tempo plus doux et étouffé.
    C'est ce que Jean découvre à son arrivée à Bordeaux, pour son stage de fin d'études, en rencontrant sa grand-tante, cette femme aussi élégante et bien élevée que belle et espiègle. Et il y a Gégé, l'inénarrable gouvernante allemande au passé trouble. Sur laquelle Madame veille autant que celle-ci lui est dévouée.
    En vivant avec ces dames, Jean apprendra le passage à l'âge adulte et les deuils qui l'accompagnent.

    L'ironie de la vie qui veut que, parfois, les conditions sociales s'inversent. Et surtout l'amour et la tendre fidélité que l'on porte aux êtres chers.

    François d'Epenoux, 46 ans, est l'auteur de plusieurs romans. Deux jours à tuer (Anne Carrière, 2001) a été adapté à l'écran par Jean Becker.

  • Gaby

    Francois D Epenoux

    Gaby Bobobska aura trente-neuf ans dans trois jours. Quand il apprend à la radio que c'est précisément la moitié de la vie d'un homme (du moins selon les statistiques), il décide de tirer sa révérence pour son anniversaire, car Gaby a le coeur gros et promène un chagrin d'amour aussi lourd que sa carcasse de cent soixante-dix kilos.
    Il vide son compte en banque et s'embarque dans une ultime virée pour partir en beauté, essayant de satisfaire, enfin, son gigantesque appétit de vivre et de grandeur.
    Mais il va découvrir qu'on ne répare pas ses rêves brisés en achetant des plaisirs et qu'il ne peut faire l'économie d'un voyage plus difficile, intime, douloureux... peut-être salvateur ?

    Un roman onirique où se mêlent humour et tragédie pour brosser le portrait d'un homme qui doit trouver dans l'urgence un chemin vers la légèreté et la lumière.

    François d'Epenoux est un écrivain français né en 1963. Il est l'auteur d'un essai, Les bobos me font mal (2003), et de neuf romans : Gégé (1995) - qui a fait partie de la sélection finale pour le Goncourt du Premier roman -, L'Importune (1996), Danemark Espéranto (1998), Deux jours à tuer (2001) - adapté au cinéma par Jean Becker en 2008 -, Les Papas du dimanche (2005 - adapté au cinéma par Louis Becker en 2012) -, Gaby (2008), Même pas mort (2010), Le Réveil du coeur (2014 - prix Maison de la Presse) - et Les jours areuh (2016).
    Tous ses ouvrages ont paru aux Éditions Anne Carrière.

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