• «Du charme caché dans la matière, / ai-je rompu l'attache?» Nous sommes traversés par des pensées sur l'existence autant qu'habités par le monde qui nous entoure dans ce qu'il a de plus trivial. L'herbe pousse et les dieux meurent vite, par un dispositif fondé sur l'attention aux détails, l'ironie et le courage de plonger en soi, met en regard ces fragments de présence aux choses. Ici le temps est réorganisé, conjuguant aux crimes ordinaires de notre époque le paysage moral de la Grande Noirceur.

    Avec franchise et densité, le poète se déplace en soulignant les questions, les anecdotes, les impressions, les constats, les événements qui font de notre être un espace chargé de sens et de tradition. Ces poèmes éclairent le lieu imaginaire qu'on porte infiniment à l'intérieur de soi.

  • J'essaie divers rôles. J'adopte diverses attitudes. À mes expériences vécues, j'affecte nombre de significations différentes. J'écris Le Coeur innombrable. Se tenir sur les bords, rester sauvage et en première ligne, seule façon pour François Charron de vivre sa vie de poète. Du côté des petites révoltes, il a fait de l'amour du beau sa priorité, du poème sa seule raison d'être.

  • Il m'aura fallu une longue période de silence pour écrire ce livre. Toucher à la mort de mon père, m'exposer à la déchirure du deuil, me perdre dans le trouble de l'amour, tout cela m'a laissé en proie au travail souterrain du poème.

    Un travail psychique de préparation à ma propre disparition.

    - F. C.

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