• Les grandes villes sont le lieu par excellence où les hommes créent, échangent, se rencontrent. Pourtant, on les rend souvent responsables de tous nos maux. François Ascher analyse ici la tendance actuelle à la concentration des hommes, des activités et des richesses dans les métropoles. Est-elle généralisée ? Quelles formes concrètes prend-elle ? Les nouveaux modes de communication vont-ils l'enrayer ? Ceux qui ont le choix vont-ils fuir les grandes agglomérations ou bien rechercheront-ils toujours plus la variété, le mouvement de la vie métropolitaine ? Comment mieux maîtriser le développement urbain ? Quel urbanisme mettre en oeuvre ?François Ascher est professeur à l'Institut français d'urbanisme et conseiller scientifique au Plan Construction et Architecture.

  • Pour François Ascher, professeur à lInstitut Français dUrbanisme, nous sommes à laube dune troisième révolution urbaine, après celle de la ville classique et celle de la ville industrielle. La société post-moderne (ou encore hypertexte), marquée par un usage accru des sciences et des techniques mais aussi le développement du risque, ainsi que par une individualisation plus poussée, voit apparaître une diversification des liens sociaux, plus fragiles mais aussi plus nombreux. Une tendance à la métapolisation est partout observable, qui résulte de lapprofondissement de la division du travail à léchelle mondiale. Lusage des TIC (technologies de linformation et de la communication) ne réduit pas la mobilité mais la transforme. Les conséquences en sont une individualisation des espace-temps et lapparition de nouvelles formes de ségrégations sociales.Ces changements sociaux représentent un défi pour lurbanisme, qui doit prendre acte du brouillage des distinctions entre villes et campagnes, entre public et privé ; et accompagner la réflexion visant à reconcevoir les services publics et équipements collectifs en sadaptant aux nouveaux besoins. Pour cela, une stratégie par projets sera préférable à la planification traditionnelle.

  • C'est par l'analyse de la société que l'on peut comprendre la ville. Les grandes régions urbaines contemporaines - les métapoles - matérialisent les caractéristiques de la société hypertexte. Elles en sont comme l'avant-garde. Aussi, un nouveau capitalisme cognitif et écologique apparaît où l'individu-roi peut « naviguer » entre les situations, les connaissances, les croyances, les milieux sociaux... accroissant les différenciations sociales. Comment ces processus façonnent-ils la société, et donc la ville ?
    Un livre à l'image des propositions hypertextes de son auteur.

  • Un état des lieux, véritable somme historique et sociologique, des problèmes de logement dans la société française. Sont notamment abordés les points suivants : l'évolution des façons d'habiter, celle de l'architecture et de l'habitat ; les mutations des systèmes d'acteurs, publics et privés ; les rapports entre logement, travail et mobilité ; les enjeux sociaux-politiques liés au logement, etc.

  • Le micro-ondes et les portions individuelles, le péché de gourmandise, l'anorexie et l'obésité épidémiques, les McDo's, le slow-food, le fooding, le traiteur à domicile, la gastronomie moléculaire : autant d'objets, de faits et de pratiques sociales qui révèlent les traits propres à la société contemporaine. Après ses travaux sur les villes, François Ascher poursuit son étude de la société « hypermoderne » en s'appuyant cette fois sur l'évolution des pratiques alimentaires. Il en tire des hypothèses ambitieuses et stimulantes sur le développement du modèle du restaurant, y compris à la maison, sur les relations entre sociabilité et pratiques alimentaires, sur l'émergence d'un nouveau groupe social, la « classe créative », pour laquelle la nourriture devient une question d'esthétique quotidienne, etc. Une véritable radiographie de la vie quotidienne d'aujourd'hui ; une réflexion originale sur la liberté des individus telle qu'elle s'exerce chaque jour. François Ascher est professeur à l'université Paris-VIII et à l'Université de Genève. Il est l'auteur de Métapolis.

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