• Le désespoir, oui, peut-être, mais un désespoir qui sifflote, les mains dans les poches, en marchant au bord des précipices. Il reste toujours la vie, celle qui même nue, mérite d'être vécue.

  • Le cercueil était pour lui. Frank le savait déjà, confusément, les deux bourreaux poussaient le petit vers une grande bassine de métal et lui plongeaient la tête dans l'eau, la maintenant longtemps, longtemps, jusqu'à l'asphyxie... « Florence Bouhier fréquente les forêts magiques de l'enfance. Elle croit aux talismans qu'on fabrique à partir d'objets de tous les jours, elle pense que la sorcellerie peut jaillir d'une boîte de sardines ou d'un paquet de pop-corn. Et elle a bien raison ! Écoutez ce qu'elle a à vous dire. ses petites recettes pourraient bien un jour ou l'autre vous sauver la vie. Ainsi vous serez moins désarmés quand le moment sera tenu de faire parler les puissances des ténèbres ».

  • Les villes ont une âme puisqu'elles portent un nom. Je m'appelle Highcliff et je vis sur la côte sud-ouest de l'Angleterre, dans le comté de Cornouailles, quelque part au nord de Truro... Pour l'heure, je suis malade et courbe l'échine dans la fièvre des terreurs. L'odeur musquée de la peur flotte dans les rues, animale, terrible. On m'affuble de ce vêtement trempé de sueur froide et inconfortable qu'on appelle psychose. Des enfants ont disparu sans laisser de corps. Alors, les grands tremblent pour les petits, et je suinte de toute cette angoisse qui ronge la pierre et le béton. On m'en veut : j'étais une petite ville si tranquille ! On m'en veut, c'est sûr, comme si j'avais enfanté un criminel... Je m'appelle Highcliff et je ne suis personne, et je suis tout le monde. Comme toutes les villes qui figurent pas plus grosses qu'une tête d'épingle sur les cartes, je dispose d'un petit cimetière. Cependant, j'ai comme l'intuition qu'il ne va pas tarder à prospérer...

  • Enfant, j'étais naïf et facilement impressionnable. Adam, mon frère aîné, retirait un plaisir extrême à lire la terreur sur mon visage, et ne se lassait pas de me raconter d'horribles histoires qui m'ôtaient le sommeil. Mais c'est beaucoup plus tard, que j'ai regretté de ne pouvoir m'endormir pour plusieurs mois, et me réveiller dans un univers tout neuf. J'ai connu des jours que j'aurais voulu effacer de ma mémoire, mais les souvenirs vous collent à l'âme, comme un vêtement mouillé à la peau. J'ai quitté, depuis bien des années maintenant, la maison où j'ai grandi, mais je ne puis oublier le drame qui s'y est déroulé, et auquel j'ai consenti par mon silence. J'ai, au fond de mon coeur, de quoi faire des cauchemars jusqu'à la mort. Et au-delà peut-être.

  • Frédéric vient d'emménager dans la nouvelle demeure familiale, le château La Férelle. Or, quand on a 13 ans, une âme d'aventurier et que vos parents vous offrent un jeu de piste grandeur nature, l'imagination court... Cadavres enfouis dans la cave, monstres moyenâgeux et spectres prisonniers des tours hantent l'esprit de l'adolescent. Mais toutes ces images sont-elles vraiment des chimères ? Frédéric est persuadé qu'une des pièces du château, dissimulée derrière une tapisserie, recèle un mystère. Il doit le percer à tout prix. Pourtant, ses découvertes nocturnes risquent de lui coûter cher, très cher...

  • À Clamecy, une histoire sordide hante l'Amenti, ancienne résidence du docteur Klein. Virulent admirateur de l'Égypte ancienne, ce dernier y tua sa femme avant de l'embaumer, par pure jalousie. Mais le passé semble tenace... Une fois de plus, la tragédie frappe les habitants de l'étrange demeure : la mère des jumeaux, Brice et Bruce, meurt à la suite d'un accident. Pour les deux enfants néanmoins, il n'y a aucun doute, leur père est un assassin... Alors, quand le désespoir s'empare des deux frères, quelle issue leur reste-t-il, sinon la vengeance ?

  • Une poésie qui fait référence au rock, au cinéma et à la culture anglo-saxonne.

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