• «Lisette Corbeil, née le 11 février 1931, décédée le 17 septembre 2014. Coup de foudre. Soixante années de vie depuis nos fiançailles, notre union, plus de soixante années de publication. Lisette lisait chaque matin le poème ou le texte que j'avais écrit la veille. Voilà la femme que la mort m'a arrachée, qui demeurera jusqu'à ma propre mort la manquante ou celle qui me manque.
    J'ai respecté le mieux possible la chronologie de mon écriture, sauf pour quelques poèmes, de façon à ne pas trop intervenir dans ce qui m'était donné quotidiennement. » Fernand Ouellette

  • On ne se console pas de la disparition d'un écrivain, penseur et humaniste comme Pierre Vadeboncoeur, dont la brusque absence est une présence redoublée. Se joignent ici les voix de Pierre Ouellet, Marie-Andrée Lamontagne, Yvon Rivard et Roland Bourneuf, pour lui rendre hommage. Les écrits honorent également la mémoire d'un autre grand absent, Michel van Schendel, dont on peut lire un bref récit poétique, La nuit humaine. Les pages de ce numéro font aussi place à des textes inédits de grands écrivains de réputation internationale : Marcel Moreau, Richard Millet et Yves di Manno. Enfin, cette édition est traversée par les oeuvres de l'artiste canadien d'origine roumaine Peter Krausz.

  • En 1966 paraissait la première biographie d'Edgard Varèse, vite devenue un classique. Aujourd'hui, ce travail de pionnier, épuisé depuis de nombreuses années, demeure un des ouvrages fondamentaux sur cette figure unique de la musique du XXe siècle dont Pierre Boulez disait, au lendemain de sa mort : "Vous possédez la sauvagerie concertée propre à l'isolé de la harde. Vous vous êtes manifesté comme un des rares précurseurs de notre génération. Votre temps est fini et il commence." Fernand Ouellette qui a lui-même révisé son livre sur bien des points, est un des poètes, romanciers et essayistes les plus connus du Québec. Ses textes et poèmes ont été traduits dans une dizaine de langues. Son Varèse est un ouvrage d'écrivain. Le livre est complété par une abondante biographie et discographie dues à Louise Hirbour, professeur à la Faculté de musique de l'Université de Montréal, dont le travail constitue une source unique d'information sur Edgard Varèse.

  • Les anniversaires offrent d'utiles temps d'arrêt pour se situer par rapport au passé et s'interroger sur ce que pourrait être le futur. La parution du cinquantième volume d'une revue universitaire, phénomène encore assez rare dans l'histoire de l'édition savante au Québec, a semblé un heureux prétexte pour consacrer la totalité de ce volume au rôle que la revue Études françaises a joué dans la vie littéraire québécoise et pour envisager l'avenir en insistant sur la place de notre revue dans la Cité au moment où des changements importants s'opèrent dans les modes de diffusion de la connaissance.

    Le numéro double, qui ouvre ce volume jubilaire, est ainsi entièrement consacré au prix de la revue Études françaises et à ses lauréats qui ont répondu de manière assez exceptionnelle à la mission que se donnait explicitement la revue d'être « un lieu où la littérature se fait ».

  • Les poèmes de L'Abrupt ont été écrits du 19 juillet 2007 au 26 avril 2008, sauf quelques exceptions. Ils forment une seule oeuvre en deux volets. Pour composer les volumes, j'ai respecté de façon générale la date d'écriture des poèmes : chaque texte étant placé dans le premier ou le second volet en accord avec l'axe, le pôle de convergence que j'ai entrevus pour chacun des livres. André Gide écrivait que « l'audace la plus belle est celle de la fin de la vie [...] dans quelques [...] artistes dont l'oeuvre s'achève en falaise et qui présentent au futur la plus abrupte face » de leur quête. Il y a peut-être là une esquisse de « mode d'être », l'arrière-plan d'une fascination et du déclenchement de mon écriture dans L'Abrupt . F.O.

  • Les poèmes de L'Abrupt ont été écrits du 19 juillet 2007 au 26 avril 2008, sauf quelques exceptions. Ils forment une seule oeuvre en deux volets. Pour composer les volumes, j'ai respecté de façon générale la date d'écriture des poèmes : chaque texte étant placé dans le premier ou le second volet en accord avec l'axe, le pôle de convergence que j'ai entrevus pour chacun des livres.André Gide écrivait que « l'audace la plus belle est celle de la fin de la vie [...] dans quelques [...] artistes dont l'oeuvre s'achève en falaise et qui présentent au futur la plus abrupte face » de leur quête. Il y a peut-être là une esquisse de « mode d'être », l'arrière-plan d'une fascination et du déclenchement de mon écriture dans L'Abrupt.F.O.

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