• Un homme revient dans son continent, l'Afrique, porteur d'un message d'espoir. Il prend la parole et raconte le monde tel qu'il l'a vu et tel qu'il l'entrevoit, sans concession ni faux jugement.

  • Les itinéraires poétiques d'un intellectuel africain à travers le monde

    Ce texte célèbre le voyage et son charme essentiel : la rencontre de l'inattendu. Felwine Sarr y évoque les lieux qu'il découvre lors de ses pérégrinations, mais aussi les paysages intérieurs que ceux-ci dessinent en lui. Car si le voyage est une déambulation sensible sur les chemins du monde, il est parfois immobile et se fait au point nul de l'errance.

    Des endroits de son enfance au Sénégal jusqu'aux villes visitées – Kampala, Douala, Mexico, Mantoue, Le Caire, Istanbul, Port-au-Prince, Cassis... –, l'auteur donne à voir, à sentir et à entendre le quotidien, ses angles morts et ses lignes de fuite : les seaux pleins de mollusques portés par des femmes qui " marchent sur l'eau " vers l'île de Kooko, le rythme d'un fado entonné dans une rue de Lisbonne, ou la saveur toute particulière des derniers mètres d'une course à pied... Justesse d'une poésie oubliée du monde, rugosité de ses échos troublés.

    L'île de Niodior est la matrice, un point d'ancrage et de désancrage où Felwine Sarr revient périodiquement. Car si les voyages provoquent l'émerveillement face à l'ailleurs, ils sont surtout un retour à soi-même, et une invite à écouter ses voix les plus intimes.

  • Revisitons le savoir-faire et le savoir-vivre de l'Afrique.

    Résumé
    Méditations africaines est un livre d'aphorismes et de sagesses. Une suite de
    formes brèves et concises qui invite à lire et à penser le monde à partir de l'Afrique.
    Auprès du fleuve de Saint-Louis du Sénégal, un être pense lentement au fil de l'eau.
    C'est à cet exercice de méditation que nous convie Felwine Sarr.

    Extrait
    La floraison d'un arbre est soutenue par la constance du tronc, le jaillissement d'un
    torrent par celle du rocher. Nous ne sommes pas seulement utiles là où nous nous
    sentons le mieux, ce serait réduire nos potentialités à nos goûts; ouvrir tous ses
    bras, c'est ce que permet toute (auto) discipline.
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    Extrait de la préface de Souleymane Bachir Diagne
    Felwine Sarr nous offre ici des pensées qui sont « pour lui-même» et donc pour
    tout homme « à qui rien de ce qui est humain n'est étranger». Elles n'ont pas
    de forme fixe, se présentant comme narration parfois, parfois comme le dessin
    rapide d'un caractère (un « archétype», dit Felwine, d'un portrait savoureux qu'il
    croque avec l'humour caustique d'un La Bruyère), le plus souvent comme un
    aphorisme, un concentré de signification, qui demande au lecteur de s'arrêter,
    de se réciter ces phrases (elles sont, de temps en temps, de véritables promesses
    de poèmes), de les ouvrir lentement pour leur faire déployer comme pétales les
    sens dont elles sont riches. De les faire revenir encore et encore à l'esprit. D'un
    mot: de les ruminer. C'est encore Nietzsche qui nous enseigne que méditer exige
    de s'instruire d'abord auprès des vaches de cet art suprême qui est celui de la
    rumination.

    L'auteur
    Écrivain et universitaire, Felwine Sarr est né en 1972 à Niodior. Il est l'auteur
    d'une oeuvre novatrice et inspirante. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 Rue Carnot (Mémoire d'encrier, 2011), Afrotopia (Philippe Rey, 2016, Grand prix de la Recherche), Ishindenshin (Mémoire d'encrier, 2017) et Habiter le monde (Mémoire
    d'encrier, 2017). Il anime avec Achille Mbembe le grand rendez-vous intellectuel
    africain, Les Ateliers de la pensée, à Dakar. Considéré comme l'un des plus brillants
    penseurs de l'Afrique, Felwine Sarr est parmi les intellectuels les plus féconds dans
    le renouveau d'une pensée africaine « décolonisée »

  • Afrotopia

    Felwine Sarr

    L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu'elle se sera choisi. Son statut de fille aînée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile où les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle avant d'accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à bâtir une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordres, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui contribue à porter l'humanité à un autre palier.

  • Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.

  • Ishindenshin, de mon âme à ton âme rassemble à la fois poèmes, textes de chansons, une pièce de théâtre Sur la barrière, un court essai Pourquoi je suis poète! (La tentation d'être). Ce livre montre le côté multiple de Felwine Sarr, qui touche à tous les champs de savoir.
    Professeur à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal, l'économiste et écrivain Felwine Sarr aime tordre le cou à la pensée établie: l'Afrique n'a personne à rattraper. Explorer les mondes de Felwine Sarr, c'est faire une incursion dans de multiples domaines - l'économie, l'édition, la musique, la poésie, le théâtre -, c'est réfléchir à contre-courant, c'est toujours penser en avant. Libraire, éditeur et musicien aussi, il est l'une des plus brillantes voix que comptent les intellectuels africains aujourd'hui.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif

    Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue " civilisation " inflige à la " barbarie ". Victor Hugo " espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée " renverra ses butins.

    On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'État français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en œuvre dans un délai de cinq ans de " restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République.

    Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des œuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en œuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle.

    Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs œuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.

  • Des grands intellectuels africains s'interrogent sur l'avenir du Continent

    Le nouveau siècle s'ouvre sur un déplacement historique majeur. L'Afrique – et le Sud de manière générale – apparaît de plus en plus comme l'un des théâtres privilégiés où se joue, d'ores et déjà, le devenir de la planète. Mais pas seulement. L'Afrique est également l'un des grands laboratoires d'où émergent des formes inédites de la vie sociale, économique, politique, intellectuelle, culturelle et artistique d'aujourd'hui et de demain. Ces nouvelles formes de vie et du social, qui voient le jour dans des lieux souvent inattendus, se concrétisent dans des assemblages qui puisent dans la longue mémoire des sociétés tout en revêtant des aspects fortement contemporains, voire éminemment futuristes.

    Du 1er au 4 novembre 2017, la deuxième session des Ateliers de la pensée s'est tenue à Dakar (Sénégal). Elle a réuni une cinquantaine d'intellectuels et d'artistes du Continent et de ses diasporas. Plus d'une vingtaine d'axes thématiques ont structuré leurs débats, abordés sous des angles disciplinaires variés. Les textes publiés ici sont issus de ces rencontres. Les questions des fins de l'économie, d'une politique du vivant à l'ère de l'anthropocène, de la pensée et des écritures plastiques ont fait l'objet d'une attention particulière. Il en est de même de la décolonialité et de la circulation des savoirs, des transformations des rapports de genre et de la sexualité, du statut des frontières, des figures contemporaines du religieux, des infrastructures psychiques et des politiques du soin, ou encore des formes urbaines et des cultures du renouveau.

    Sous la direction d'Achille Mbembe et Felwine Sarr

    Les contributeurs :

    Nadine Machikou, Séverine Kodjo-Grandvaux, Ndongo Samba Sylla, Abdoul Aziz Diouf, Nadia Yala Kisukidi, Soraya Tlatli, Françoise Vergès, Hemley Boum, Hourya Bentouhami, Rachid Id Yassine, Lionel Manga, Souleymane Bachir Diagne, Benaouda Lebdai, Dominic Thomas

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