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    La seule édition intégrale et authentique des vrais" Mémoires de Vidocq, aventurier et bandit devenu "premier flic de France", à l'occasion de la sortie du film L'Empereur de Paris,avec Vincent Cassel et Patrick Chesnais."
    Fils d'un boulanger d'Arras, Vidocq (1775-1857) est tour à tour délinquant, soldat, déserteur, bandit et forçat. Évadé du bagne, il trahit le " milieu " en échange d'une amnistie et se fait engager comme agent secret dans la police, c'est-à-dire comme mouchard. Son zèle y fait merveille. Audacieux, séducteur, machiavélique, il ne recule devant aucun danger.Placé en 1812 à la tête de la brigade de Sûreté, il invente la police judiciaire. Mais ses méthodes sont crapuleuses, ses agents sans scrupules, ses ennemis nombreux et sa fortune suspecte. De scandales en réhabilitations, d'arrestations en procès à grand spectacle, il survit pourtant à tous les régimes et crée la première agence de détectives privés de l'Histoire. Son rôle équivoque, en 1848, lui sera fatal : le Second Empire l'ignore, son destin rocambolesque prend fin. Sa légende, elle, ne fait que commencer.Le succès de ses Mémoires, en octobre 1828, avait été considérable, et son prestige d'autant plus grand auprès des Balzac, Hugo ou Dumas. Mais Vidocq crie à la falsification. Les volumes suivants ne passent même pas entre ses mains et sont truffés d'inventions. Sans compter les récits fantaisistes qui envahissent les librairies !Cet ouvrage est la reprise du texte original rédigé par Vidocq, sans les ajouts apocryphes. Un document présenté et annoté par Roger Martin, qui offre une immersion saisissante dans le monde du crime au début du XIXe siècle.

  • Eugène-François Vidocq (1775-1857)

    "Je ne sais quelle espèce d'individus MM. De Sartines et Lenoir employaient pour faire la police des voleurs, mais ce que je sais bien, c'est que sous leur administration les filous étaient privilégiés, et qu'il y en avait bon nombre dans Paris. Monsieur le lieutenant-général se souciait peu de les réduire à l'inaction, ce n'était pas là son affaire ; seulement il n'était pas fâché de les connaître, et de temps à autre, quand il les savait habiles, il les faisait servir à son divertissement.
    Un étranger de marque venait-il visiter la Capitale, vite M. le lieutenant-général mettait à ses trousses la fleur des filous, et une récompense honnête était promise à celui d'entre eux qui serait assez adroit pour lui voler sa montre ou quelque autre bijou de grand prix.
    Le vol consommé, M. le lieutenant-général en était aussitôt averti, et quand l'étranger se présentait pour réclamer, il était émerveillé ; car à peine avait-il signalé l'objet, que déjà il lui était rendu.
    M. de Sartines, dont on a tant parlé et dont on parle tant encore à tort et à travers, ne s'y prenait pas autrement pour prouver que la police de France était la première police du monde. De même que ses prédécesseurs, il avait une singulière prédilection pour les filous, et tous ceux dont il avait une fois distingué l'adresse, étaient bien certains de l'impunité. Souvent il leur portait des défis ; il les mandait alors dans son cabinet, et lorsqu'ils étaient en sa présence, "Messieurs, leur disait-il, il s'agit de soutenir l'honneur des filous de Paris ; on prétend que vous ne ferez pas tel vol... ; la personne est sur ses ardes, ainsi prenez vos précautions et songez bien que j'ai répondu du succès."

    De bagnard évadé à chef de la sûreté, en passant par indicateur, Vidocq se raconte, se met en scène...

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Vidocq. Après le succès de ses célèbres "Mémoires", Vidocq, l'ancien forçat devenu chef de la Sûreté à la Préfecture de Paris (l'ancêtre de la Police Judiciaire parisienne), publie en 1836 un essai sur le monde de la pègre: "Les Voleurs, Physiologie de leurs moeurs et de leur langage, ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons, et destiné à devenir le Vade Mecum de tous les honnêtes gens", composé notamment d'un dictionnaire de l'argot parlé dans le "troisième dessous de la société" (dixit Balzac). Ce savoureux dictionnaire d'argot de la racaille du XIXe siècle continue d'inspirer une bonne partie du vocabulaire d'aujourd'hui. Les longs et énergiques développements de Vidocq sur la pauvreté, les criminels, la délinquance, la prison, la police et la justice, entre autres, émaillé d'anecdotes et de faits divers insolites, en font aussi un ouvrage précurseur de certains débats de société toujours actuels.

  • Eugène François Vidocq (1775-1857)


    "Sir Lambton, possesseur de richesses considérables honorablement acquises, s'embarqua avec Servigny. Pendant la traversée qui fut on ne peut plus heureuse, il ne cessait de parler de sa nièce, qu'il n'avait vue que dans son enfance. Les lettres qu'il avait reçues de cette jeune fille avaient captivé toutes ses affections ; il brûlait d'impatience de la revoir, sans cesse il relisait sa correspondance avec une nouvelle satisfaction, et il la faisait lire à Servigny qui la trouvait charmante. La naïveté du style, la pureté des sentiments qui y étaient exprimés, tout était empreint de ce cachet qui révèle les âmes d'élite. Enfin après soixante-seize jours d'une navigation qu'aucun accident n'était venu interrompre, ils débarquèrent heureusement au Havre."


    Célèbre bagnard qui devint chef de la police de sûreté (considéré même comme le père de la police judiciaire, par certains), il écrit les "vrais mystères de Paris" suite aux "mystères de Paris" d'Eugène Sue. Vidocq reprochait à Sue de ne pas être allé au bout des choses.


    volume n° 3

    Ce roman fut édité en 1844.

  • Le Tome un des "Mémoires" de Vidocq est l'autobiographie du célèbre chef de la Sûreté, ancien bagnard évadé et en rupture de banc. Dès sa parution en 1827, l'autobiographie connut un retentissement étonnant en France et à l'étranger. Vidocq nous raconte dans ce tome un sa naissance à Arras, son enfance, son adolescence, sa fugue vers Ostende, son entrée dans une troupe d'acrobates, son enrôlement dans l'armée, sa désertion, son passage dans l'autre camp, son engagement dans l'armée roulante, ses incessants chassés-croisés dans la France révolutionnaire, sa condamnation aux travaux forcés pour un faux en écriture dont il s'est toujours dit injustement accusé, ses nombreuses évasions, plus rocambolesques les unes que les autres, le chaîne, le bagne de Brest, le bagne de Toulon, encore ses évasions, ses compagnons, les moeurs des forçats, ses tentatives de reconversion à la vie d'un honnête homme, et ses déboires constants, ballotté entre l'armée, la police et le monde des voyous...La vie de Vidocq, dont les "Mémoires" sont l'exposé dans le détail, inspira bon nombre d'écrivains du Dix-Neuvième siècle : Balzac, Hugo, Poe, mais aussi Dumas, Eugène Sue, Gaboriau, Dickens... Le tome un est à découvrir immédiatement dans cette édition inédite, précédée d'une préface et d'une biographie originales !

  • Vidocq fut un aventurier qui passa par le bagne avant de devenir indicateur pour la police. Il deviendra chef de la brigade de la Sûreté parisienne en 1811. En 1827, Vidocq démissionne pourtant de ses fonctions. Il s'installe à Saint-Mandé, près de Paris, où il crée une petite usine de papier. Il invente alors le papier infalsifiable. En 1828, il publie des Mémoires qui connaissent un grand succès. Ruiné par son affaire d'usine de papier, il occupe à nouveau durant sept mois le poste de chef de la sûreté en 1832, puis quitte définitivement la Sûreté et fonde en 1833 le Bureau de renseignements pour le commerce, la première agence de détective privée, qui fournit aux commerçants, moyennant finance, des services de renseignement et de surveillance économique, ainsi que des informations sur les conjoints volages...

  • Mémoires de Vidocq, chef de la police de sûreté jusqu'en 1827 Aujourd'hui propriétaire et fabricant de papier à Saint-Mandé Le célèbre bagnard, devenu chef de la brigade de police de sûreté nous conte sa vie en quatre volumes.

  • Mémoires de Vidocq, chef de la police de sûreté jusqu'en 1827, aujourd'hui propriétaire et fabricant de papier à Saint-Mandé.

  • Mémoires de Vidocq, chef de la police de sûreté jusqu'en 1827, aujourd'hui propriétaire et fabricant de papier à Saint-Mandé.

  • Mémoires de Vidocq, chef de la police de sûreté jusqu'en 1827, aujourd'hui propriétaire et fabricant de papier à Saint-Mandé.

  • "Considérations sommaires sur les prisons, les bagnes, et la peine de mort" est un essai d'Eugène-François Vidocq écrit en 1844. Le célèbre voleur, escroc, déserteur, escarpe, délateur, bagnard évadé en rupture de banc, plus tard appelé à devenir chef de la Sûreté, à nettoyer Paris de sa pègre, aider à la répression de 1832, l'entrepreneur créateur de la première entreprise de papier infalsifiable, le fondateur d'une agence de détectives privés, mais aussi écrivain, auteur de Mémoires célèbres, essayiste et humaniste à ses heures, et bien, Vidocq, on ne le connaît guère ! Aux Editions de Londres, nous avons décidé de faire la lumière, toute la lumière sur sa vie, avec ses failles, ses mystères, sa touchante humanité, et nous avons commencé par la publication de cet essai méconnu, étonnant mélange d'humanisme et de pragmatisme, qui annonce les grands criminologistes. Dans cet essai, Vidocq se prononce pour la séparation entre les condamnés en fonction de leurs crimes respectifs, l'amélioration du traitement des détenus, la résolution du problème de la détention provisoire, la suppression des bagnes, l'abolition de la peine de mort. Un texte essentiel, si essentiel que nous nous demandons vraiment pourquoi nous sommes les seuls à en parler et à le publier.

  • « Mémoires, tome deux » est la suite des « Mémoires » d'Eugène-François Vidocq, la célèbre autobiographie un rien édulcorée du très fameux chef de la Sûreté parisienne au début du Dix Neuvième siècle. Maintenant policier, on suit Vidocq dans une visite guidée de la pègre parisienne. Plus qu'une autobiographie, ce tome deux est un tableau d'une capitale et d'un pays en proie aux convulsions de l'Empire, de la Restauration, et d'un changement radical de société. C'est aussi un document unique sur l'état de la pègre, de la misère sociale, et de la naissance de la police moderne. Une préface et une biographie originales, une édition inédite : à lire absolument !

  • « Mémoires, tome trois » est la suite des « Mémoires » d'Eugène-François Vidocq, le célèbre chef de la Sûreté parisienne, sous l'Empire et la Restauration. Dans cette troisième partie de ces « Mémoires », Vidocq délaye parfois un peu. Mais la longue classification des types de voleurs et de criminels, les commentaires sur la corruption de la police parisienne, tout ceci fait du Tome trois un document sur Paris, la pègre, la police, le début du Dix Neuvième siècle, tout aussi unique que les deux premiers tomes. Une préface et une biographie originales, une édition inédite : à lire absolument !

  • Tout ou presque a déjà été dit sur Vidocq. Ancien soldat des armées révolutionnaires, chef d'entreprise, acrobate, colporteur, marionnettiste : l'homme eut mille-et-une vies et autant d'identités. Décliquant précoce (il vola ses propres parents avant de fuir le domicile familial), détrousseur de fille-mère, voleur à la sauvette, recéleur, faussaire, Vidocq connut le crime sous tous ses aspects avant d'arriver au bagne de Toulon duquel il finira par s'évader. À lire la vie de cet homme hors du commun, on reste stupéfait par sa ressemblance avec Jean Valjean. Hugo, comme d'autres de ses illustres contemporains ne s'étant jamais caché de ce qu'il doit à la vie du Vidocq d'avant la carrière policière.
    Car après le bagne vint le travail de police et à ce petit jeu, Vidocq fut une légende. Éminemment respecté, presque adulé par le milieu criminel après son évasion du bagne, Vidocq connaîtra une égale postérité une fois devenu chef de la redoutable « brigade de sureté ». L'histoire lui attribue plus de 17000 arrestations et une légende que les années passant ne parviennent pas à contredire.
    Nul hasard dès lors que cet homme pensât un jour à écrire ses mémoires. En quatre tomes et presque 400000 mots, Vidocq se dévoile et livre un texte essentiel à l'histoire littéraire française. Sue trouva, c'est certain, la matière folle à ses Mystères de Paris dans ce texte. Balzac fit de Vautrin un Vidocq de papier et Hugo, nous l'avons vu, y trouva son Jean Valjean mais également son Javert. Texte majeur, texte inimaginable, livre racontant tout un siècle avant de parler d'un homme seul, Les mémoires de Vidocq se dévorent littéralement.
    C'est ce texte, nouvellement nommé, que nous avons voulu faire reparaître dans son intégralité et toute sa brusquerie.

  • Voleur, bagnard, aventurier pour finir chef de la Sûreté à Paris, détective privé et inventeur de la police moderne, Eugène-François Vidocq est un personnage de roman à lui tout seul.
    Dans ce premier tome, il nous conte ses rencontres, ses méfaits et parfois les circonstances atténuantes qui font de lui un bandit atypique.

  • Plongez au coeur des souvenirs du maître des voleurs !
    Tour à tour boulanger, colporteur, marin, contrebandier, bagnard, puis chef de la police de Sûreté et pour finir industriel, inventeur et écrivain, Eugène-François Vidocq (1775-1857) est un personnage hors du commun. Ses exploits inspirèrent nombre d'écrivains tels Balzac, Eugène Sue, Alexandre Dumas... Victor Hugo, dans Les Misérables, immortalisera Vidocq dans le personnage de Jean Valjean.
    François Vidocq écrit ses Mémoires en 1827. Son éditeur apportera alors quelques modifications afin d'embellir la vie mouvementée de ce personnage hors du commun. Cet ouvrage est la réédition du texte d'origine, expurgé des améliorations ultérieures.
    Une autobiographie haute en couleurs pour un personnage au caractère bien trempé !
    EXTRAIT
    Je suis né à Arras, le 23 juillet 1775, dans une maison voisine de celle où Robespierre avait vu le jour, et je reçus les prénoms d'Eugène et François. François fut toujours mon prénom usuel. Dès mon enfance, j'annonçai les dispositions les plus turbulentes et les plus perverses. Doué par la nature, d'une force et d'une dextérité étonnantes, je profitais de ces avantages pour rosser, chaque jour, les enfants de mon âge et assommer les chiens et les chats du quartier. On n'entendait que plaintes et reproches de la part des parents de mes camarades et des habitants du voisinage. Les remontrances de mon père, honnête boulanger, ne produisaient aucun effet sur moi. Je m'en riais comme de celles d'une mère dont j'étais - malheureusement - l'idole. Les salles d'armes où j'allais recevoir des leçons d'escrime avec Poyant, Hidou, Delcroix, Boudou, Basserie, Franchison et autres mauvais sujets du pays, qui m'initiaient à leurs vices, étaient mes seules fréquentations. Mes parents s'aperçurent, un jour, d'un déficit dans le comptoir, que j'exploitais concurremment avec mon frère 1 et ils eurent soin de n'y plus laisser la clé.

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