• Argumentaire auteur :
    Professeur honoraire à l'université d'Orsay, où il a dirigé le Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires, Bernard d'Espagnat a également enseigné la philosophie des sciences en Sorbonne. Il est l'auteur d'une dizaine d'essais, et notamment de Penser la science (1990) et du Réel voilé (Fayard, "Temps des sciences", 1994).

    Argumentaire livre :
    Traité de philosophie des sciences par un éminent physicien des particules sur l'apport de la physique contemporaine à la philosophie.
    Il se compose d'un exposé systématique de l'état de la physique contemporaine suivi d'une réflexion sur ce qu'elle apporte de neuf à la pensée philosophique. Le premier volet recense et explique les découvertes récentes. Le second confronte les différentes théories de la connaissance aux problèmes conceptuels que pose la physique quantique. Une problématique passionnante parcourt cet ouvrage : les grands systèmes philosophiques sont-ils rendus obsolètes par la science? faut-il les congédier au nom de la vérité scientifique? sont-ils un frein ou un moteur de la recherche scientifique?

  • Qu'est-ce que la réalité? 
    Le physicien Bernard d'Espagnat aborde ici la question du "réel", défendant l'idée qu'il serait intellectuellement discutable de prétendre la traiter sans tenir compte des leçons de la physique moderne.  Il  apporte  l'éclairage de la philosophie classique, et celui de la science contemporaine. Ce livre est donc une brillante initiation aux problématiques de la physique, science qui entre toutes a connu récemment les  plus grands bouleversements."Alors que j'étais étudiant à l'École centrale, un ami m'offrit  À la recherche du réel, qui   venait de paraître. Je le dévorais aussitôt en annotant chacune de ses pages."  Etienne Klein, physicien, professeur à l'Ecole Centrale, directeur de recherches au  CEA et docteur en philosophie des sciences,  .

  • Pour une restauration du lien entre philosophie et sciences
    La science et la philosophie, autrefois indissociables, se sont progressivement éloignées au cours du XXe siècle. Pourtant, nombreuses sont les questions scientifiques issues de la réflexion philosophique. De plus, la signification profonde des résultats obtenus par l'intermédiaire des théories scientifiques demande souvent un éclairage philosophique pour être clarifiée. Le dialogue entre scientifiques et philosophes doit donc être restauré pour le bénéfice de la connaissance au sens le plus large du terme. C'est l'objectif de cet ouvrage qui présente les riches débats entre physiciens et philosophes qui se sont tenus à l'Institut sous l'égide de l'Académie des sciences morales et politiques et du Collège de physique et de philosophie. Quelles nuances faut-il apporter au réalisme pour lui permettre de survivre? ? Existe-t-il des interactions se propageant plus vite que la lumière? ? La nature est-elle essentiellement indéterministe? ? Tels sont quelques-uns des thèmes abordés, liés aux débats - renouvelés par l'analyse des fondements de la mécanique quantique - relatifs à la notion d'un réel existant « en soi ».
    Prenez connaissance d'une série de débats qui, mêlant questions scientifiques et philosophiques, s'interrogent sur la notion de réel et les théories de la mécanique quantique.
    EXTRAIT
    Donc, ce n'est pas une conjecture : il existe des trous noirs.'t Hooft avait le premier signalé que si on avait un trou noir, ce qu'on appelle l'unitarité, c'est-à-dire la conservation de l'information, est a priori violée. Un état pur va se transformer en ce qu'on appelle un mélange, une matrice densité, ce qui est une perte d'unitarité. Tout cela est un peu technique : il faudrait y revenir dans un exposé en soi. Mais, après que Stephen Hawking a montré que, quantiquement, un trou noir « s'évaporait », les physiciens se sont demandés si ce rayonnement produisait une restitution de l'information compatible avec la mécanique quantique. La théorie des supercordes l'affirme et je crois que c'est un de ses triomphes, même si, pour l'instant, elle n'a aucune vérification expérimentale.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Bernard d'Espagnat, après l'X et quelques années passées au CNRS avec séjours à l'étranger, contribua à la création du groupe de physique théorique du CERN (Genève) et y poursuivit des recherches sur les particules dites élémentaires. Professeur à l'Université de Paris-Orsay, il continua dans cette voie en même temps que croissait son intérêt pour les fondements conceptuels de la mécanique quantique. Hervé Zwirn, physicien et épistémologue, est directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent principalement sur les interprétations de la physique quantique et leurs conséquences philosophiques, sur la formalisation axiomatique des modes d'inférence et sur le comportement des systèmes complexes. Il a également proposé une modélisation des préférences en théorie de la décision faisant appel au cadre mathématique de la mécanique quantique. Sous leur direction, plusieurs auteurs ont contribué à la rédaction de cet ouvrage : Alain Aspect, Roger Balian, Michel Bitbol, Édouard Brézin, Olivier Darrigol, Alexis de Saint-Ours, Jean-Pierre Gazeau, Alexei Grinbaum, Franck Laloë, Michel Le Bellac, Catherine Pépin, Jean Petitot, Jean-Michel Raimond, Olivier Rey, Carlo Rovelli, Stéphanie Ruphy, Bertrand Saint-Sernin, Matteo Smerlak et Léna Soler.

  • In this largely nontechnical book, eminent physicists and philosophers address the philosophical impact of recent advances in quantum physics. These are shown to shed new light on profound questions about realism, determinism, causality or locality. The participants contribute in the spirit of an open and honest discussion, reminiscent of the time when science and philosophy were inseparable. After the editors' introduction, the next chapter reveals the strangeness of quantum mechanics and the subsequent discussions examine our notion of reality. The spotlight is then turned to the topic of decoherence. Bohm's theory is critically examined in two chapters, and the relational interpretation of quantum mechanics is likewise described and discussed. The penultimate chapter presents a proposal for resolving the measurement problem, and finally the topic of loop quantum gravity is presented by one of its founding fathers, Carlo Rovelli. The original presentations and discussions on which this volume is based took place under the auspices of the French "Académie des Sciences Morales et Politiques". The book will appeal to everybody interested in knowing how our description of the world is impacted by the results of the most powerful and successful theory that physicists have ever built.


  •      Les avancées considérables de la physique d'après guerre n'ont - on le sait - été possibles qu'au prix d'une vraie rupture entre elle et la physique dite «classique». A quels changements cette rupture nous contraint-elle en ce qui concerne des notions essentielles, telles celles d'espace, de temps, d'objet et d'objectivité ? Quelles en sont les incidences quant à la portée de la connaissance, au rôle de la conscience, aux relations entre science et ontologie ?
         Ce sont là des questions de fond, fort délicates, auxquelles les personnes de tendance quelque peu philosophique sont plus sensibles que ne le sont les physiciens. Malheureusement, les premières ne disposent normalement pas des connaissances de pointe qui seules permettent d'approfondir de tels problèmes sans trop risquer de s'égarer.
         Etant donné l'impact que, par ses applications, la science a sur nos vies, nombreux sont ceux qui souhaitent se former une idée plus juste de ce qu'elle implique vraiment. Le présent ouvrage prend la forme d'un dialogue articulé autour d'une cinquantaine de questions posées par Claude Saliceti à Bernard d'Espagnat sur ces thèmes essentiels. En des termes foncièrement nouveaux et dans un langage accessible au profane, cet échange permettra à chacun de découvrir les directions dans lesquelles des réponses peuvent être recherchées.
         Bernard d'Espagnat est membre de l'Institut et professeur émérite de l'université de Paris-Orsay, où il a dirigé le Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires. Il a également enseigné la philosophie des sciences en Sorbonne. Il est l'auteur d'une dizaine d'essais, notamment : Regards sur la matière, en coll. avec Etienne Klein (Fayard, 1991), Le Réel voilé (Fayard, 1994) et Traité de physique et de philosophie (Fayard, 2002).
         Claude Saliceti est médecin et philosophe. Il est notamment l'auteur de L'humanisme a-t-il un avenir ? (Dervy, 2004).

  • « Je vois se façonner, au cours des millénaires, la connaissance... » Pour Bernard d'Espagnat, le savoir désintéressé est, de toute évidence, le plus splendide des monuments, et rien n'est plus exaltant que de revivre, en pensée, les étapes de son infinie construction. Aussi nous invite-t-il à le faire, et d'une manière fort plaisante, par petite sirène interposée. Car Ondine brûle de comprendre. Née au sein de la Grèce antique, donc bien avant le schisme qui sépara la science de la philosophie, elle demeure très consciente de leur complémentarité. Aussi interroge-t-elle Parménide tout comme Démocrite, Aristote tout comme Plotin, et sillonne-t-elle, plus tard, mers et rivières afin de dialoguer tantôt avec Spinoza et Berkeley, tantôt avec Galilée, Newton ou Poincaré, toujours en quête de sens et de cohérence. Merveille des créatures de légende, qui se rient du temps et de l'espace, surtout si celui-ci est aquatique : elle assiste à la découverte de la rotondité du globe terrestre et s'initie aussi aux conceptions de « l'après Einstein ». Ondine vise le « fond des choses », et la limpidité de ses propos n'implique en rien qu'ils soient frivoles. A chaque époque, elle concentre son attention sur ce qui, dans une question alors nouvelle, s'avère aujourd'hui en être le coeur. Sa joyeuse recherche nous amène ainsi, par des méandres propres à son cheminement, jusqu'aux grandes interrogations contemporaines, dont on ne saurait dire si c'est la physique qui les pose à la philosophie - ou l'inverse.

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